Résistances à l'évangélisation. Interprétations historiques et enjeux théologiques
Pirotte Jean
KARTHALA
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EAN :9782845865518
La rencontre de l'Évangile avec la diversité des cultures et des religions ne s'est pas toujours opérée sur un mode pacifique, mais a parfois été vécue comme une rupture. La mission est une annonce (dérangeante), mais aussi un combat (qui implique des opposants) pour le Royaume. Cette opposition doit-elle être décriée, comme elle le fut longtemps dans la littérature apologétique ? Doit-elle être au contraire considérée comme une réaction de santé des cultures concernées, vu le côté dérangeant de l'intrusion d'une religion nouvelle dans une culture ? Analyser les résistances exige une capacité de " décentrement ". Une rencontre dans le dialogue suppose de renoncer à la position de dispensateur exclusif du sens de la vie humaine. A la base de la réflexion devrait se situer une interrogation sur le statut de toute résistance : la possibilité de dire " non " serait-elle une valeur, un signe de la liberté de l'être humain créé à l'image de Dieu ? Interpréter les causes de l'accueil ou du refus du christianisme est certes l'affaire du théologien, mais aussi de l'historien, du sociologue ou du psychologue. Un examen, ouvert à diverses disciplines, des causes de l'accueil ou du refus du christianisme devrait permettre d'affiner des modèles explicatifs. La réflexion proposée dans cet ouvrage s'articule en deux volets d'une part, jalons méthodologiques et, d'autre part, études de cas sur divers terrains de la mission, de la Chine ancienne aux Indiens d'Amérique en passant par l'Afrique et le monde islamique. Ce recueil d'études trouve son origine dans la journée de réflexion organisée à Louvain-la-Neuve, le 7 mai 2003, par la Faculté de théologie de l'Université catholique de Louvain, à l'occasion de l'accession à l'émérite de deux de ses professeurs : Maurice Cheza et Claude Sortes, l'un théologien, l'autre historien, unis par un intérêt profond pour le passé et le présent du peuple chrétien dans le monde. Ce livre leur est dédié.
Nombre de pages
295
Date de parution
01/10/2004
Poids
510g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782845865518
Auteur
Pirotte Jean
Editeur
KARTHALA
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160
Date de parution
20041001
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295,00 €
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Fous de Dieu prétendant agir sous l'emprise divine, prophètes et hiérarques de tout poil affirmant leurs vérités en son nom, ces personnes, de quel Dieu parlent-elles ? Leur Dieu ne reflète-t-il pas surtout leurs propres fantasmes ou ambitions ? "Si Dieu nous a faits à son image, nous le lui avons bien rendu", écrivait Voltaire. Que savons-nous finalement de Dieu ? Sans doute, pas grand-chose et ceux qui croient en lui sont contraints de reconnaître que le "Tout Autre" échappe à notre entendement. Pour être "honnête avec Dieu", il faut commencer par la voie purgative. Dieu, s'il est, est nécessairement toujours au-delà de ce que l'on peut en dire. Nos conceptions de Dieu apparaissent souvent comme les reflets, tantôt de fantasmes individuels, tantôt de besoins humains fondamentaux, tantôt de problèmes ou de contraintes d'une époque : Dieu manipulé par des pratiques magiques du donnant-donnant ; Dieu guerrier appelant aux armes ses fidèles pour défendre son honneur ; Dieu mis en cause pour son absence lors des grands cataclysmes humains. Le chercheur se doit de traiter avec respect toute croyance ou toute production des humains dans leur quête de sens, au sein des religions du monde comme dans l'incroyance et l'athéisme. Par une lecture critique des écrits fondateurs du christianisme et par un regard sur des siècles d'histoire, cet ouvrage cherche à éclairer la question de Dieu pour les humains du XXIe siècle. Le propos de l'auteur n'est pas apologétique. Il se veut libre de toute contrainte dogmatique.
Le poète que l'on croyait disparu revient à nous, et une obsessionnelle et troublante mélancolie l'accompagne, désespoir teinté d'ironie que ses lecteurs connaissent bien. Jean-Claude Pirotte, parti sur les traces de ce territoire qu'il n'avait jamais vraiment quitté ? l'enfance ?, se retrouve face à un présent sombre, déroutant. Ce sont des cailloux blancs, des ruisseaux, des forêts et des songes qui se réveillent et se révèlent cauchemars de l'histoire. Sous sa plume, la mort s'efface, les nuits se peuplent. Une écriture intense, inoubliable.
À mon insu le mont Afrique dessinait déjà sa géographie forestière entre les nuées sombres de mes songes."4e de couverture : Ce livre n'a ni commencement ni fin, c'est un voyage en boucle, une errance imaginaire faite de souvenirs, de rêves, de références de lectures, d'évocations d'instants précieux, le jaillissement d'une source, la fraîcheur du vrai, l'intensité d'un regard, l'image d'un fugitif qui, pour échapper aux gendarmes, cherchera refuge, en quête d'un improbable bonheur, sur les flancs du Mont Afrique, à quelques pas de Dijon, non loin des vignes réputées.Les plus belles pages de Pirotte mêlent l'histoire et l'aventure, et nous ouvrent l'espace du rêve.
Paul Blanquart (1934-2024) est né dans le Nord dans une famille marquée par le christianisme social dont il a hérité sa vocation militante. Il entre en 1955 chez les dominicains, parce que certains d'entre eux avaient soutenu les prêtres-ouvriers condamnés par Rome en 1954. Il y voyait une alternative à l'Église institutionnelle et cherchait surtout une réponse existentielle à ce qu'il ne trouvait pas de manière satisfaisante dans le marxisme dont il s'est toujours revendiqué mais dans une perspective chrétienne et prophétique : la fraternité. Après ses études au Saulchoir et son service militaire en pleine guerre d'Algérie, Paul Blanquart enseigne quelque temps à la Faculté de philosophie de l'Institut catholique de Paris et participe à la « prise de parole » de mai 1968 tout en s'intéressant de près aux événements révolutionnaires de l'Amérique latine, notamment au Brésil et à Cuba. Il entendait promouvoir le rôle spécifique des chrétiens dans les luttes révolutionnaires. En 1973, Paul Blanquard est poussé à interrompre ses cours à l'Institut catholique de Paris, en raison d'oppositions. Il travaille alors comme rédacteur en chef adjoint à Politique Hebdo et participe à la création de La Gueule ouverte. Puis, après avoir dirigé le Centre de création industrielle de Beaubourg (1982-1984), il enseigne la sociologie à l'Université Paris-XII. Esprit brillant, homme de grande culture, militant résolu, passionné de rencontres, il s'engage dans l'éducation populaire et l'écologie en mettant en garde contre un monde dominé par la connivence entre technologies et hiérarchies au détriment de la fraternité. D'où son engagement dans la Fondation Un monde par tous pour promouvoir une culture qui ne soit pas coupée de la nature, une politique qui ne soit pas simple gestion technocratique et une économie qui ne se réduise pas à la valeur marchandise. Les textes présentés ici visent à faire connaître son engagement et cette pensée originale qui n'a pas toujours été bien comprise, notamment dans sa défense du « Dieu » d'Abraham et des prophètes qui marche à nos côtés en rupture avec le « Dieu » des institutions ecclésiastiques et des appareils technocratiques... Marginalisé par plusieurs institutions, il s'est toujours revendiqué « chrétien et dominicain », éveilleur de consciences, à la fois provocateur et homme de fraternité.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.