La naissance d'Indra. Approche comparative des mythes de l'Inde ancienne
Pirart Eric
L'HARMATTAN
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EAN :9782296113527
Comment de grandes figures mythiques telles qu'Indra, le grand dieu védique, ou Athéna, la grande déesse grecque, sont-elles nées ? Comment se sont-elles formées ? Eric Pirart, professeur de philologie indo-iranienne à l'Université de Liège, propose ici quelques éléments de réponse tout en montrant qu'aucun prototype proto-indo-européen univoque ne peut être reconstruit et que, pour retracer leur préhistoire, nous devons préférer la recherche de termes de comparaison pour chacune de leurs facettes prises séparément à la confrontation comparative de figures mythiques déjà constituées aussi complexes ou syncrétiques. Eric Pirart examine aussi les récits mythiques que les diverses traditions anciennes de la Grèce ou de l'Inde védique nous livrent des naissances respectives d'Indra et d'Athéna. Ces récits ne sont jamais explicites ou parfaitement compréhensibles. Leurs zones d'ombre ou leurs ambiguïtés sont parfois dues à la volonté inachevée de concilier de plus anciennes variantes qui, souvent, sont plutôt à considérer comme des mythèmes originellement distincts.
Nombre de pages
309
Date de parution
29/03/2010
Poids
370g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296113527
Titre
La naissance d'Indra. Approche comparative des mythes de l'Inde ancienne
Auteur
Pirart Eric
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
370
Date de parution
20100329
Nombre de pages
309,00 €
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Le panthéon de l'Iran ancien, sans doute aussi riche que celui des Grecs, reste d'une approche nettement plus ardue: les divinités y sont souvent abstraites ou difficiles à définir, et les textes qui nous en parlent sont généralement chaotiques et fort peu didactiques. L'auteur nous fait découvrir la complexité de trois figures de dieux guerriers de l'Iran ancien avec la traduction nouvelle de trois textes de l'Avesta, le "livre" des mazdéens zoroastriens: Tistriya, Miora, Vroragna, qui combattent notamment sur les terrains agricole, politique et magique.
La mythologie des livres zoroastriens fourmille d'entités abstraites. Que fait une Aphrodite Uranie dans le système religieux de l'Iran ancien ? Affrontant les difficultés d'interprétation des vieux textes, Eric Pirart, professeur de langues et littératures indo-iraniennes anciennes à l'Université de Liège, parvient à répondre à la question. La déesse est une part immatérielle de l'individu soucieux de son destin universel, celle qui, au delà de la mort, rend fructueuse l'union de l'âme-moi du pieux zoroastrien et de sa conscience religieuse : l'heure venue, un combattant eschatologique naîtra.
Georges Dumézil poussa fort loin l'idée que le système religieux de l'Iran ancien serait le résultat d'une réforme radicale pour que pussent s'y rencontrer des démons portant les mêmes noms que des dieux indiens, mais ses réflexions ignorent complètement ce que les textes avestiques ou pehlevis disent de pareils démons. Par l'analyse qu'il propose de toutes les sources anciennes et médiévales qui les nomment, l'auteur aboutit à des conclusions nouvelles et met sérieusement en doute que les Iraniens, au début de leur histoire, eussent condamné leurs dieux.
Il ne nous est pas toujours possible de connaître un personnage mythique. Certains pans des mythologies anciennes nous échappent. Eric Pirart, professeur d'indo-iranologie ancienne à l'Université de Liège, nous fait entrevoir une double difficulté : les informations que le Rgveda et le Samaveda nous apportent concernant Kutsa, une figure importante, mais énigmatique de la mythologie védique, en plus d'être fragmentaires ou indigentes, ne coïncident que rarement. L'examen systématique et exhaustif des données nous permet de mieux comprendre les interrogations du spécialiste.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...