Louis Pierre (1764-1846) et Victor Baltard (1805-1874). Victor Baltard, célèbre auteur des Halles de Paris, et son père Louis-Pierre Baltard, important théoricien du néoclassicisme et de l'architecture des prisons, finalement l'un et l'autre méconnus, n'avaient jamais fait l'objet de monographies. Bien que leurs personnalités et leurs ?uvres soient dissemblables, ils illustrent tous deux une certaine conception culturelle et intellectuelle de l'architecture, par leurs constructions comme par leurs publications et leurs activités d'enseignement. Qu'ils se réfèrent à l'Antiquité ou à la Renaissance - toujours à l'Italie -, ils appartiennent à ces générations qui ont fondé les types de l'architecture publique moderne. Cet ouvrage, richement illustré de photographies originales et largement fondé sur l'exploitation des archives familiales et de documents inédits, révèle un Louis-Pierre violemment polémiste, pédagogue doctrinaire, mais aussi artiste sensible, renommé comme graveur, qui s'est battu toute sa vie pour construire et vainement confronté à tous les concours, avant de réaliser le palais de justice de Lyon dont le chantier commence alors qu'il a soixante et onze ans. Victor, fils de son père, a facilement cumulé tous les honneurs (grand prix, membre de l'Institut, architecte en chef de la Ville de Paris). Ingénieux constructeur de Saint-Augustin et bien sûr des Halles centrales, il a encore été l'habile décorateur des fêtes du second Empire et le consciencieux restaurateur des églises médiévales parisiennes.
Nombre de pages
212
Date de parution
28/10/2005
Poids
1 300g
Largeur
234mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782858227068
Titre
Louis-Pierre et Victor Baltard
Auteur
Pinon Pierre
Editeur
PATRIMOINE
Largeur
234
Poids
1300
Date de parution
20051028
Nombre de pages
212,00 €
Disponibilité
Sur commande en 2-4 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Des Gaulois héroïques mais barbares, des Romains cultivés mais colonisateurs... la Gaule avait tout autant de raisons d'émerger dans la mémoire des Français que d'y rester enfouie. Dans leur quête passionnée des origines, les historiens "découvrent" nos ancêtres les Gaulois, sacrant Vercingétorix premier héros national. Archéologues et amateurs s'engagent alors avec enthousiasme et ténacité dans la recherche des antiquités. Histoires de l'archéologie, de l'idéologie et de la culture sont convoquées pour retrouver la Gaule.
C'est entre le XVIIe siècle et le XIXe siècle que s'est constitué, en France, un important réseau de canaux de navigation. Vaste entreprise, l'art de rassembler et de conduire les eaux a connu des phases successives d'expérimentations, de théorisations et de réalisations parfois contradictoires. Les ouvrages techniques qui en découlent n'en sont pas moins des ouvres d'art dont l'esthétique bien spécifique est celle des ingénieurs des XVIIIe et XIXe siècles. La qualité architecturale des écluses, des ponts-canaux, des barrages d'alimentation en eau, des maisons éclusières intégrées dans un paysage redessiné fait des canaux des lieux où se mêlent patrimoine bâti et patrimoine naturel.
Le Second Empire a façonné un paysage urbain qui nous est toujours familier. Voulue par Napoléon III et orchestrée par Haussmann, la " régénération de Paris " a consisté dans l'amélioration des circulations et la reconquête du centre par le percement de nombreuses rues et avenues. Cet avènement d'un nouveau Paris est non seulement remarquable par son ampleur mais aussi en raison de son caractère inédit : pour la première fois, en effet, la puissance publique s'investit dans la mise en forme de la ville, d'ordinaire abandonnée à des acteurs privés. Ceux-ci, propriétaires fonciers, commerçants et banquiers, ne sont cependant pas absents des grands travaux, dont ils sont souvent les inspirateurs et, toujours, les grands bénéficiaires. C'est pour cette bourgeoisie triomphante qu'une ville moderne, adaptée au commerce et aux affaires, prend forme ; on en reconnaît la conception libérale apparue sous la monarchie de Juillet mais servie par les moyens autoritaires de l'Empire. Ce n'est pas le moindre paradoxe de l'haussmannisme, dont la gloire éphémère ne saurait faire oublier l'emprise durable sur le destin de Paris.
La constitution des voies navigables artificielles a été une des grandes entreprises de l'histoire de l'aménagement du territoire du XVIIe au XIXe siècle. Des canaux instruments économiques, ouvrages techniques, projets territoriaux.
Gérard Fontaine nous convie à une découverte exhaustive de l'Opéra Garnier, bâtiment rêvé et réalisé par Charles Garnier en 1875. En 1878, trois ans après l'inauguration de son monument, Charles Garnier écrivait dans son Nouvel Opéra : " L'opéra est un art riche ? une synthèse des arts ? et le lieu dans lequel les hommes viennent le goûter doit préparer, accompagner, compléter leur plaisir. Le bâtiment doit être à l'unisson ; il doit constituer un équivalent, dans l'ordre de l'architecture, de ce qu'est l'art lyrique dans celui du spectacle. " Un siècle et demi plus tard, l'Opéra Garnier n'en finit pas d'étonner le visiteur car son architecte de génie en avait pensé chaque recoin, capable de fondre en une subtile alchimie l'ensemble des arts par une succession de chocs architecturaux : sur la façade où les ors brillent, masques, festons et fonds mosaïqués enchevêtrent leurs reflets dans la polyphonie des marbres aux origines multiples ; la statuaire, extraordinaire, orne frontons, loggias et avant-corps et se dresse fièrement vers le ciel. Une fois à l'intérieur, l'escalier, spectacle théâtral à lui seul, est déjà un avant-goût de ce qui se déroulera plus tard, sur la scène. On éprouve la sensation d'être accueilli dans un temple de l'esprit, un décor baroque et un foisonnement de couleurs. C'est à une découverte exhaustive de l'Opéra que nous convie Gérard Fontaine pour découvrir sous tous ses angles le bâtiment rêvé et réalisé par Charles Garnier. Ce texte initiatique nous entraîne dans les dédales secrets et magnifiques vers la salle, la scène et le foyer de la danse où peintures et sculptures, témoins silencieux de milliers de représentations et d'aventures humaines, décorent les moindres recoins. Dans ce récit vivant et tonique, publié à l'occasion des 350 ans de l'Académie nationale de musique, où l'on retrouve également la pensée de Charles Garnier à travers des citations choisies, toutes les ?uvres, peintures et sculptures, sont inventoriées. Enfin la " palette Garnier " décrit techniques et matériaux choisis par l'architecte. Cette somme est accompagnée des superbes photographies de Jean-Pierre Delagarde qui a su restituer l'ambiance de ce lieu mythique, cette ?uvre d'art totale. Ce livre a reçu le Prix Bernier 2018, décerné par l'Académie des beaux-arts.
Avis aux enquêteurs en herbe ! À Paris, les responsables de grands monuments sont visés par un mystérieux personnage tout de rouge vêtu. Nouria, Julia et Gabin, le jeune trio d'enquêteurs férus de patrimoine, perceront-ils le mystère qui l'entoure ? Peut-être, mais ils auront besoin de ton aide ! Après leur aventure en Bretagne, c'est à Paris que se retrouvent les trois jeunes recrues au service des monuments nationaux. Alors que Julia, Nouria et Gabin commencent un projet de podcast, les responsables de plusieurs grands monuments de la capitale tombent mystérieusement malade... Leur point commun ? Ils ont tous aperçu une silhouette vêtue de rouge avant de s'évanouir. Il n'en faut pas plus aux intrépides compagnons pour se lancer dans une nouvelle enquête ! Cette aventure est bien plus qu'une simple fiction : elle s'inscrit pleinement dans la mission pédagogique du Centre des monuments nationaux. À travers cette enquête, les jeunes lecteurs sont invités à explorer le patrimoine sous un angle ludique et immersif, à percer les mystères de ces lieux chargés d'histoire et à en comprendre les enjeux de préservation et de transmission. Une manière originale et captivante d'éveiller la curiosité et d'encourager la découverte du patrimoine national.
Publié à l'occasion des 150 ans de la disparition de George Sand, cet ouvrage prolonge l'hommage rendu à une grande figure du patrimoine littéraire français. Il s'inscrit dans la continuité du beau livre de poche consacré l'an dernier au "Fantôme de l'Opéra", publié pour célébrer les 150 ans de l'Opéra Garnier. Cette nouvelle parution poursuit ainsi une collection qui associe anniversaires historiques et chefs-d'oeuvre intemporels. Publié en 1846, La Mare au diable est l'un des textes les plus emblématiques de George Sand. À travers l'histoire simple et profondément humaine de Germain le laboureur et de la jeune bergère Marie, Sand signe un vibrant hommage au monde paysan du Berry. Inspiré par une gravure de Holbein représentant un laboureur traqué par la Mort, le roman répond en contrepoint à cette vision sombre : Sand y célèbre, au contraire, la douceur de la nature, la dignité des humbles et la force discrète des sentiments sincères. Dans une prose attentive aux gestes du quotidien comme aux paysages ruraux, l'autrice compose un récit à la fois réaliste et poétique. La Mare au diable, c'est la promesse que l'amour vrai peut naître au détour d'un chemin, dans un sous-bois embrumé, ou près d'une mare dont les superstitions effraient les voyageurs.