VOYAGES D'AGREMENT ET CROISIERES SAVANTES - LES PREMIERES CROISIERES EN MEDITERRANEE, DE LA FIN DU 1
PINGUET CATHERINE
SUP
35,00 €
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EAN :9791023107876
Une invitation aux premières croisières, inaugurées en France, à travers récits et clichés d’époque.À l'heure où le tourisme des croisières a le vent en poupe, le plus souvent pour le pire, à bord d'authentiques mastodontes des mers, et tandis que la plupart des ouvrages font la part belle aux paquebots de luxe de l'entre-deux-guerres, ce livre retrace l'histoire des premières croisières inaugurées en France. Celles-ci débutent en 1896, à l'occasion des premiers Jeux olympiques de l'ère moderne, sur l'initiative d'hellénistes et d'archéologues, avec pour destinations phares, la Grèce et l'Empire ottoman. Largement méconnues, ces croisières d'étude et d'agrément sont pourtant abondamment documentées : comptes rendus des revues organisatrices et récits de passagers qui nous renseignent sur la dimension culturelle et scientifique, mais aussi les enjeux patriotiques et économiques, le profil des participants, la vie à bord, les escales et les visites planifiées par un comité dont la tâche consiste aussi à nommer des conférenciers et à fournir des conseils de lecture. Viennent s'ajouter des mésaventures dont l'échouage d'un paquebot, le déraillement d'un train et surtout, un épisode de peste qui a valu à cette croisière de faire la une des journaux. Autant de voyages et de péripéties qui reprennent vie sous la plume de Catherine Pinguet et grâce aux clichés de participants, plaques de verre inédites rassemblés par le collectionneur Pierre de Gigord qui, passionné d'histoire du tourisme, a très tôt perçu la spécificité et l'intérêt de ces croisières. Catherine Pinguet est chercheuse associée au Centre d'études turques, ottomanes, balkaniques et centrasiatiques (CNRS-EHESS). Elle est notamment l'auteur de Felice Beato (1832-1909). Aux origines de la photographie de guerre (2014), d?Une histoire arménienne. Les photographes arméniens dans l'Empire ottoman (2018) et de Salonique, 1870-1920 (2023). Pierre de Gigord, grand voyageur passionné d'Orient et d'histoire du tourisme, a constitué la plus riche collection privée de photographies dédiées à l'Empire ottoman. Elle a fait l'objet d'expositions dont, sous la direction de Catherine Pinguet : Salonique, « Jérusalem des Balkans », 1870-1920. La donation Pierre de Gigord (musée d'art et d'histoire du Judaïsme, Paris, 2023-2024) ; Les Photographes arméniens dans l'Empire ottoman (Centre du Patrimoine Arménien, Valence, 2023) ; Un siècle de voyageurs à Istanbul, 1850-1950 (musée de Péra, Istanbul, 2015).
Nombre de pages
280
Date de parution
12/09/2024
Poids
826g
Largeur
223mm
Plus d'informations
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EAN
9791023107876
Titre
Voyages d'agrément et croisières savantes. Les premières croisières en Méditerranée, de la fin du XI
Auteur
PINGUET CATHERINE
Editeur
SUP
Largeur
223
Poids
826
Date de parution
20240912
Nombre de pages
280,00 €
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Quatre îles de l'archipel (Burgaz, Kinali, Heybeli, Büyükada) sont habitées tout au long de l'année et quotidiennement desservie par les ferries, tandis que les cinq autres îles, de taille beaucoup plus réduite, sont quasi désertes. Selon le temps, clair ou brumeux, selon que soufflent les vents du sud-ouest ou du nord-est, ces îles paraissent tantôt étonnamment proches, tantôt à peine discernables. En cas de tempête et d'épais brouillard, elles sont coupées du monde et provisoirement inaccessibles. De nos jours, les Turcs les appellent simplement adalar (les îles) et les Européens disent toujours îles des Princes. Peu connaissent leur histoire, passionnante, comme l'est souvent celle des mondes insulaires. Par le passé, elles étaient connues sous le nom des îles des prêtres, ou encore des îles rouges, en raison de leurs nombreux monastères grecs orthodoxes et de la couleur de leur rivage. Parler des îles, retracer leur histoire, conduit à aborder les circonstances des départs successifs de Rum, mais aussi de Juifs et d'Arméniens. Quant aux toutes petites îles qui fascinaient Sait Faik, nous verrons que deux d'entre elles, que les Grecs comme les Turcs appellent la Plate et la Pointue, furent le théâtre d'événements singuliers au point qu'elles ont toujours la réputation de porter malheur.
Durant la seconde moitié du XIXe siècle, Felice Beato fait figure de pionnier de la photographie de guerre en donnant à voir, pour la première fois, des soldats ennemis morts au combat. Aucun de ses contemporains n'a rivalisé avec lui pour le nombre de conflits photographiés comme pour les distances parcourues : Crimée, Indes, Chine, Japon, Corée, Soudan, Birmanie. Retracer sa carrière, intimement liée à l'expansion coloniale britannique, décrypter ses images et leurs légendes au regard du contexte historique, permet de constater comment l'armée instrumentalise un aventurier qui accepte volontiers de photographier ce que ses commanditaires souhaitent montrer. Minutieusement composés, voire mis en scène, ces clichés tirés de l'oubli témoignent de l'idéologie d'une époque et d'une manière de représenter la guerre. Ils préfigurent ce qui deviendra l'un des domaines majeurs de la photographie : le reportage de guerre.
La folle sagesse a l'Orient pour terre d'élection. Des fous divins, des ascètes marginaux s'y sont côtoyés. Les fous pour le Christ contrefaisaient la folie et gardaient secret leur singulier apostolat. Les stylites, eux, exposaient à ciel ouvert, perchés au sommet de hautes colonnes, leurs corps mortifiés. Autant de vocations et de cheminements spirituels étrangers à l'Occident chrétien qui ne vit dans ces manifestations qu'extravagances, signes ostentatoires d'orgueil ou symptômes de troubles mentaux. L'islam eut aussi ses " ravis de Dieu " qui agissaient à leur guise et en toute impunité. D'autres hommes, en marge du soufisme, s'appliquaient à préserver des regards indiscrets leur état d'adoration, quitte à s'attirer une mauvaise réputation. Les tenants du dogme et de la Loi accusèrent les derviches hétérodoxes de tous les maux, y compris du péché d'hérésie. Parmi les soufis, certains entreprirent de témoigner par écrit de leurs extases. Des derviches d'Anatolie s'y employèrent également. Une place de choix revient à l'un d'entre eux, Kaygusuz Abdal, un poète qui offre de la religiosité un visage riant, pratique l'humour et concilie l'immersion extatique en Dieu avec l'humble vie quotidienne. Donner la parole à ces mystiques, rapprocher leurs écrits avec ceux venus d'horizons lointains et différents, évoquer des expériences religieuses qui débordent la connaissance et excèdent les cadres de l'orthodoxie, tel est l'objet de cet essai.
A Constantinople, comme dans tout l'Empire ottoman, les Arméniens font figure de pionniers de la photographie, ouvrant les premiers ateliers locaux, et se passionnant très tôt pour le nouveau médium, qui exigeait surtout des compétences techniques et chimiques. Une histoire arménienne retrace les péripéties de leurs carrières, notamment le parcours des frères Abdullah, premiers photographes officiels de Sa Majesté Impériale le Sultan, qui s'installent dans le quartier cosmopolite de Péra. La Grande Rue se transforme alors rapidement en centre photographique du Levant. Les images rassemblées ici et sélectionnées dans l'exceptionnelle collection Pierre de Gigord, témoignent du talent de ces opérateurs, de l'évolution du marché et de l'engouement naissant pour les cartes postales. Mais avant tout, ces photographies exposent la vie quotidienne, les grands moments qui animent le passé, et redonnent vie à toute une communauté, le millet arménien, avant le "Grand Crime" et l'effondrement de l'Empire ottoman.
Nous sommes accros aux plastiques.Nous sommes accros aux plastiques. Leur production explose année après année, ils sont présents dans notre vie quotidienne sous de multiples formes. De quoi sont-ils faits ? Comment interagissent- ils avec leur environnement ? avec nous ? comment se transforment-ils, se dégradent-ils en déchets micro puis nano scopiques ? Peut-on les recycler, les « bio-dégrader » ? comment finissent-ilsdans les sols, les rivières et les océans, nos propresorganismes ? Peut-on maîtriser cette submersion plastique ? Quarante chercheurs de Sorbonne Université, du Muséum national d'Histoire naturelle, des diplomates, des élus répondent à ces questionsdans une langue simple et pédagogique. Une lecture éclairante à l'heure où les Nations Unies tentent d'élaborer un traité international pour endiguer la pollution plastique.
Conçu pour les étudiants qui passent les agrégations de lettres modernes et classiques 2015, ce volume valorise les recherches historiques et intertextuelles qui éclairent le sens du Spleen de Paris, écrit par Baudelaire, ainsi que de nouveaux outils méthodologiques et critiques qui permettent de reconsidérer l’approche du poème en prose.L'ouvrage est destiné aux étudiants qui préparent les agrégations de lettres modernes et de lettres classiques en 2015, ainsi qu'aux chercheurs qui s'intéressent à Baudelaire. Longtemps négligé au profit des Fleurs du mal, Le Spleen de Paris suscite aujourd'hui un regain d'intérêt. Les études recueillies dans ce volume valorisent les recherches historiques et intertextuelles qui éclairent le sens de l??uvre, ainsi que de nouveaux outils méthodologiques et critiques qui permettent de reconsidérer l'approche du poème en prose. La « fortune » du Spleen de Paris jusqu'à aujourd'hui n'est pas en reste et fait l'objet d'une attention particulière.