Désarrois ouvriers. Familles de métallurgistes dans les mutations industrielles et sociales
Pinçon Michel
L'HARMATTAN
19,00 €
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EAN :9782858028078
Que devient l'existence quotidienne de familles ouvrières confrontées à la désindustrialisation et aux mutations technologiques ? Quel peut être le rapport au passé et à l'avenir de travailleurs dont les conditions de vie sont ainsi bouleversées ? L'exemple de Nouzonville, dans la partie ardennaise de la vallée de la Meuse, est riche d'enseignements. On y travaille le fer depuis des siècles. On retrouve la trace de familles actuelles, ouvrières ou patronales, jusque sous le règne d'Henri IV. L'enracinement dans les traditions professionnelles et les traditions locales peut-il survivre à la déqualification et à la fermeture des entreprises ? N'assiste-t-on pas, au-delà de la disparition des métiers et de la raréfaction des emplois, à la dilution de l'identité même d'une région et de ceux qui y vivent ...
Nombre de pages
183
Date de parution
18/09/1990
Poids
272g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782858028078
Titre
Désarrois ouvriers. Familles de métallurgistes dans les mutations industrielles et sociales
ISBN
2858028079
Auteur
Pinçon Michel
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
272
Date de parution
19900918
Nombre de pages
183,00 €
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Les riches défendent leur pré carré grâce à un réseau dense d'associations, de comités, de conseils, de cercles. Des rivages bretons aux châteaux de l'Oise, des beaux quartiers parisiens aux parcs et jardins de Normandie, les élites fortunées se mobilisent pour leurs espaces.. Les auteurs ont mené l'enquête auprès de militants peu ordinaires. Ils ont assisté aux dîners et aux cocktails où, à Neuilly et dans le 16e arrondissement, la haute société se retrouve et se concerte pour préserver la qualité de ses lieux de vie et veiller sur un entre-soi qui lui est vital. La grande bourgeoisie se protège des autres, quitte à former des ghettos. Les ghettos du Gotha. . . Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, anciens directeurs de recherche au CNRS, ont publié Dans les beaux quartiers (1989), ouvrage sociologique qui est devenu une véritable référence.
Depuis dix ans, la bourgeoisie a connu des bouleversements liés notamment au pouvoir grandissant de la finance sur l'industrie, la politique et les médias. Quelles en sont les conséquences sur les différentes formes de richesse, l'argent, la culture, les relations sociales et le prestige qui caractérisent cette classe sociale ? Les modes de vie des grands bourgeois ont-ils changé ? Dans quelles conditions leurs positions dominantes se reproduisent-elles de génération en génération ? Quel est le rôle des dynasties familiales dans cette transmission ? La bourgeoisie, face à la montée des inégalités économiques et sociales, est-elle consciente de leurs conséquences sur les peuples ? Est-elle la dernière classe sociale ? La mobilisation pour la défense de ses intérêts exige des liens de plus en plus étroits avec les politiques. Peut-on parler d'une oligarchie ? C'est à ces questions sur cet univers encore trop méconnu et qui préférerait le rester que répond ce livre rigoureux et accessible.
On peut être à la fois militant et bourgeois! De Neuilly-sur-Seine aux châteaux de l'Oise, deux sociologues de renom se sont aventurés au coeur de la grande bourgeoisie pour étudier les associations, comités et cercles formés par les riches pour défendre leur pré carré. Appartenir à la bourgeoisie, c'est avant tout cultiver l'entre-soi pour convertir la richesse économique en richesse sociale.
Comment vivent les familles fortunées ou moins fortunées de ce que l'on appelle la grande bourgeoisie et l'aristocratie française ? Quels sont leurs réseaux de relations, leurs codes de reconnaissance et d'appartenance à ce milieu social ? L'originalité de l'ouvrage tient aux dix années d'enquêtes et d'entretiens dans cet " espace social " . C'est aussi une analyse du regard que ces familles portent sur elles-mêmes à travers les divers articles qu'elles suscitent dans les médias. Les auteurs expliquent la pratique des entretiens, l'observation, et l'écriture de cette enquête exemplaire.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...