De la démocratie en Françafrique. Une histoire de l'impérialisme électoral
Pigeaud Fanny ; Sylla Ndongo Samba
LA DECOUVERTE
22,00 €
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EAN :9782348077258
Démocratie en deçà de la Méditerranée, dictature au-delà. Tel est le regard que le monde occidental pose ordinairement sur l'Afrique. Cette perception demande à être fortement nuancée. D'abord parce qu'elle suppose des trajectoires séparées là où il faut voir une histoire commune. Ensuite parce qu'elle reste tributaire d'une conception simpliste de la démocratie, réduite au régime représentatif et aux seules élections. En Occident, les élites n'ont cessé de se méfier de leurs peuples et se sont ingéniées à limiter la portée du suffrage universel qu'elles ont dû concéder au cours des XIXe et XXe siècles. Cette attitude s'est directement répercutée sur l'empire français, où le suffrage universel ne fut accordé qu'à la fin des années 1950. Les scrutins, largement truqués par les administrations coloniales, permirent l'accession à la tête des nouveaux Etats africains de dirigeants fidèles à l'ex-métropole et décidés à sauvegarder ses intérêts. Ces hommes à poigne s'empressèrent d'instaurer des partis uniques, de museler la contestation et de supprimer toute possibilité d'alternance pacifique. Soixante ans après les indépendances, ce schéma prévaut encore. L'expression populaire reste sévèrement encadrée, avec l'assentiment - et parfois l'assistance active - de Paris. Marquées par cette longue histoire de répression, les élections en Afrique francophone, qui ont longtemps servi l'ordre colonial puis néocolonial, perpétuent désormais un agenda néolibéral. Au moment où plusieurs coups d'Etat ont secoué cette zone, ce livre propose une analyse inédite et une réflexion indispensable pour comprendre la révolte actuelle des peuples africains, et notamment de la jeunesse, qui réclament une authentique démocratie.
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Nombre de pages
384
Date de parution
18/01/2024
Poids
378g
Largeur
143mm
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EAN
9782348077258
Titre
De la démocratie en Françafrique. Une histoire de l'impérialisme électoral
Auteur
Pigeaud Fanny ; Sylla Ndongo Samba
Editeur
LA DECOUVERTE
Largeur
143
Poids
378
Date de parution
20240118
Nombre de pages
384,00 €
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Résumé : Lorsque ses colonies d'Afrique ont accédé à l'indépendance, à l'orée des années 1960, la France a réussi un tour de passe-passe redoutable. Elle a officiellement reconnu la souveraineté politique des nouveaux Etats tout en gardant la mainmise sur leur économie grâce à une arme aussi puissante qu'invisible : leur système monétaire. Depuis la création en 1945 du franc des colonies françaises d'Afrique (CFA), le sigle a évolué et désigne désormais deux monnaies : celle de la "communauté financière africaine" en Afrique de l'Ouest et celle de la "coopération financière en Afrique centrale". Mais c'est toujours Paris qui décide de la valeur externe de ces monnaies. Et la zone franc, qui assurait le contrôle économique des colonies, garantit encore à l'économie française un avantage comparatif sur le continent africain. Les auteurs décortiquent ces mécanismes monétaires et racontent comment les dirigeants français ont combattu tous ceux, experts ou dirigeants africains, qui se sont élevés contre cette servitude monétaire. Depuis quelques années, le franc CFA est également devenu l'enjeu de luttes populaires. Conscients que les questions économiques sont éminemment politiques, les citoyens africains sont de plus en plus nombreux à réclamer leur pleine souveraineté monétaire.
Résumé : Lorsque ses colonies d'Afrique ont accédé à l'indépendance, à l'orée des années 1960, la France a réussi un tour de passe-passe redoutable. Elle a of ? ciellement reconnu la souveraineté politique des nouveaux Etats tout en gardant la mainmise sur leur économie grâce à une arme aussi puissante qu'invisible : leur système monétaire. Depuis la création en 1945 du franc des colonies françaises d'Afrique (CFA), le sigle a évolué et désigne désormais deux monnaies : celle de la " communauté ? nancière africaine " en Afrique de l'Ouest et celle de la " coopération ? nancière en Afrique centrale ". Mais c'est toujours Paris qui décide de la valeur externe de ces monnaies. Et la zone franc, qui assurait le contrôle économique des colonies, garantit encore à l'économie française un avantage comparatif sur le continent africain. Les auteurs décortiquent ces mécanismes monétaires et racontent comment les dirigeants français ont combattu tous ceux, experts ou dirigeants africains, qui se sont élevés contre cette servitude monétaire. Depuis quelques années, le franc CFA est également devenu l'enjeu de luttes populaires. Conscients que les questions économiques sont éminemment politiques, les citoyens africains sont de plus en plus nombreux à réclamer une pleine souve-raineté monétaire.
Des monstres se cachent partout, même dans ce livre ! Sans l'ombre d'un doute ils sont bien là... Mais comment les mettre en lumière ? Le dispositif narratif qu'a conçu Fanny Pageaud est habile. Des monstres invisibles, imprimés au verso caché de la page, sommeillent. Le lecteur, grâce à sa lampe de poche, en garde le complet contrôle puisqu'il peut à sa guise les faire apparaître, pour jouer à se faire peur, ou les faire disparaître.
Devi-nez " à qui appartiennent ses pifs, ses tarins, ses narines, ses naseaux. Avec toute la dextérité de son trait hyperréaliste, Fanny Pageaud nous propose une galerie de très gros plan d'appendices nasales ? drôles, atypiques, déroutants ou saugrenus ? accompagnés d'une devinette qui livre quelques indices en plus de précisions scientifiques. À qui appartiennent-ils ? Un portrait en pied de l'animal donne, en page suivante, à chaque fois, la solution bien souvent surprenante. Après Il y a des monstres dans ma chambre, Fanny Pageaud nous plonge dans un tout autre univers. Son dispositif ludique accompagne cette fois, une volonté de transmission scientifique rigoureuse et exigeante. Le Muséum national d'histoire naturelle ne s'y est pas trompé puisqu'il est partenaire de cet ouvrage.
De la fin des années 1990 jusqu'au milieu des années 2000, les mondes du cinéma, de la télévision, de l'art, de la mode et de l'édition s'enthousiasment pour le sexe explicite : c'est la période du " porno chic ". Durant cette poignée d'années, des cinéastes, hommes comme femmes, introduisent des scènes pornographiques dans leurs films. Des directrices de casting écument les clubs échangistes et les soirées BDSM. Les artistes inondent les galeries d'oeuvres pornographiques. Les marques font appel aux égéries de films pour adultes pour leurs campagnes de pub. Le public découvre, éberlué, l'arrivée de la téléréalité et le sexe en direct. Les textes explicites écrits par des femmes battent tous les records de vente. Il ne se passe pas une semaine sans qu'une star du X soit invitée sur un plateau TV. C'est ainsi que des mondes qui n'auraient jamais dû se côtoyer ont fini par fusionner. Ovidie a participé à cette parenthèse du porno chic, un moment charnière antérieur à internet qui a inspiré ce que les millenials nommeront plus tard la " culture porn ". Mais tout change en octobre 2017, lorsque #MeToo vient bouleverser nos regards en nous amenant à relire ces années à travers le prisme des discriminations sexistes et sexuelles. Et, pour une fois, l'industrie du X n'est pas la seule sur le banc des accusés. Car derrière la starification des actrices, il y a eu la stigmatisation, le jugement, le slut shaming. Dans cet ouvrage qui mêle récit intime et réflexions politiques, Ovidie décrypte ce mécanisme marquant au fer rouge les femmes qui, à un moment ou à un autre de leur vie, ont été sexualisées - et l'ont payé très cher.
Résumé : Dans la plupart des sociétés occidentales, la place des loisirs et des activités culturelles s'est sensiblement accrue depuis la fin des années 1960. Cette évolution générale masque toutefois de profondes disparités qui interrogent le bilan des politiques de démocratisation de la culture car celles-ci, notamment en France, inspirent l'essentiel des politiques publiques menées dans ce domaine. L'accès aux biens, aux services et aux équipements culturels continue d'alimenter les inégalités observées dans d'autres domaines de la vie sociale, en particulier dans le domaine scolaire. Marquée par la montée de l'audiovisuel, le recul de l'écrit et la globalisation de l'offre de biens et services culturels, la cartographie des styles de vie culturelle est aujourd'hui perturbée par un certain éclectisme des goûts et des pratiques ; si celui-ci brouille le découpage des frontières symboliques entre les groupes sociaux, il n'est pas nécessairement synonyme d'une disparition des hiérarchies culturelles.
La vie de Frantz Fanon se lit comme un thriller de la décolonisation et de la guerre froide. Elle est aussi un témoignage essentiel des bouleversements politiques et intellectuels du XXe siècle. Après avoir combattu dans les rangs de la France libre pendant la Seconde Guerre mondiale, Fanon, jeune psychiatre martiniquais charismatique et talentueux, publie à 27 ans Peau noire, masques blancs , ouvrage prophétique qui s'imposera avec le temps comme un classique. Il approfondit son expérience clinique au centre hospitalier de Saint-Alban (Lozère), berceau d'innovations thérapeutiques qui marqueront profondément sa recherche d'une psychiatrie désaliénée au service des humiliés. Cette quête de la désaliénation, il la met à l'épreuve de la situation coloniale lorsqu'il est muté en Algérie, à la veille de la guerre de libération. Il s'engage corps et âme dans le combat anticolonial, d'abord à Tunis où il met ses compétences médicales au service du Front de libération nationale (FLN), puis comme ambassadeur itinérant du mouvement en Afrique subsaharienne. Fauché par une leucémie foudroyante au moment même où paraît son livre le plus célèbre, Les Damnés de la terre , Fanon meurt le 6 décembre 1961, laissant derrière lui une oeuvre qui suscite depuis soixante ans une multitude d'interprétations et d'appropriations créatrices dans le monde entier. Servie par la plume élégante d'Adam Shatz, cette biographie politique et intellectuelle s'impose comme un ouvrage de référence.
Partout en Europe, à l'abri des regards, les centres de rétention destinés à organiser l'expulsion des sans-papiers se multiplient. Au nom du contrôle des frontières, des milliers de personnes y voient leurs droits fondamentaux bafoués. Surmontant les difficultés d'accès à ces lieux, Louise Tassin est parvenue à enquêter au coeur et autour de ces dispositifs. Grâce à une immersion inédite dans des centres d'Ile-de-France et sur les îles de Lesbos et Lampedusa, elle livre un tableau vivant et documenté de cet enfermement de masse. Avec elle, on découvre qu'une partie du personnel en charge de la rétention a connu des trajectoires migratoires similaires à celles des " retenu. es ". Autrement dit : pas d'enfermement des étranger. es... sans l'appui d'une main-d'oeuvre immigrée précaire. Le contrôle des frontières est par ailleurs largement délégué à des acteurs privés (entreprises, associations, collectifs locaux), qui travaillent en coopération avec les fonctionnaires de police, quand ils ne s'y substituent pas. Quid de la responsabilité des Etats, des conditions d'enfermement, de la transparence des dispositifs dans ce contexte ? Les expériences des étrangères et des étrangers retenus résonnent d'un centre à l'autre et d'un pays à l'autre. Partout s'exprime le sentiment d'être injustement traités en criminels. Que fait la rétention à celles et ceux qui y sont placés ? Et comment l'existence de ces lieux façonne-t-elle les représentations de l'étranger ?