Ethnographie de l'action. L’observation des détails, Edition revue et augmentée
Piette Albert
EHESS
14,00 €
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EAN :9782713228148
L'importance accordée à l'observation de l'action est une tendance marquante des sciences sociales contemporaines. Mais comment observe-t-on ? Que capte l'oeil du sociologue ou de l'anthropologue quand il observe ? En réalité, le regard fait le partage entre ce qui est pertinent et ce qui ne l'est pas ou l'est moins, entre le nécessaire et l'accessoire. Toute observation comporte ainsi un reste, qui mérite cependant que l'on s'y arrête. Dans ce livre publié pour la première fois en 1996 et devenu un classique, Albert Piette interroge les différentes traditions sociologiques ou ethnologiques afin de dégager le principe de pertinence que chacune d'elles met en oeuvre pour séparer l'essentiel du détail. Développant une approche originale, il défend l'idée selon laquelle la réalité sociale se construit dans la tension, variable selon chaque situation et chaque acteur, entre le primordial et le superflu. Ce sont ces écarts, ces restes, qui contribuent à définir les individus dans ce qu'ils ont de proprement humain. Édition augmentée d'une préface de l'auteur.
Nombre de pages
262
Date de parution
30/06/2020
Poids
302g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782713228148
Titre
Ethnographie de l'action. L’observation des détails, Edition revue et augmentée
Auteur
Piette Albert
Editeur
EHESS
Largeur
120
Poids
302
Date de parution
20200630
Nombre de pages
262,00 €
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Qu'est-ce que l'anthropologie ? Elle est rarement pensée comme une discipline distincte des sciences sociales. Dite ou sous-entendue "sociale et culturelle", elle en a assimilé les principaux schèmes d'intelligibilité. Après avoir cerné les traits essentiels de l'opération sociologique, après une critique des enquêtes ethnographiques, ce livre entend attribuer à l'anthropologie le statut d'une discipline à part entière avec un objet et des méthodes spécifiques. C'est l'homme, l'individu existant, qui est l'objet de l'anthropologie enfin posée et théorisée comme une science des hommes avec leurs caractéristiques sociales et culturelles mais aussi au-delà ou en deçà de celles-ci. Les méthodes consistent alors à se rapprocher des individus pris séparément et non plus collectivement, pour les suivre dans la continuité des situations et des instants de l'existence. C'est dans cette continuité que les hommes rencontrent en situation des institutions, des dieux ou des animaux : ils sont aussi présents en situation. Albert Piette trouve dans l'ontologie un fondement théorique à la constitution de l'anthropologie comme discipline autonome, une science des individus humains et non humains.
Une lettre adressée aux anthropologues ! Albert Piette y fait le constat de leurs références omniprésentes, très rarement discutées, à la relation. Thème de recherche, concept explicateur, méthode de travail, tout semble passer par la relation. Mais n'est-ce pas trop ? Et l'existence de chaque singularité humaine, de chaque individu : où est-elle ? Ne risque-t-elle pas d'être absorbée par le "tout-relation" ? Dans cette lettre, c'est à une prise de conscience critique du relationnisme et à l'observation de l'existence humaine qu'Albert Piette invite les anthropologues. A son tour, l'existence y est présentée comme thème, concept, méthode et aussi, associée au savoir anthropologique, comme fondement d'une éthique.
Depuis près de quinze ans, Fabien Truong mène des enquêtes au long cours dans les quartiers populaires de la région parisienne. Il a suivi ses élèves de lycée en Seine-Saint-Denis, des études jusqu'à leur entrée dans la vie active ; mené une ethnographie post mortem sur l'un des terroristes des attentats de 2015 ; arpenté à deux la ville de Grigny durant dix ans. Terrain vague raconte les coulisses de cet engagement.Le récit, vivant et affûté, nous plonge dans l'envers du métier de sociologue, des expériences fondatrices jusqu'à l'écriture et la parole publique. Véritable plaidoyer pour les sciences sociales, il donne la part belle aux déambulations, pose la question des alliances, des affects, des manières d'être et des façons de faire, explorant le sens d'un geste critique et sensible : enquêter.Fabien Truong est sociologue et enseignant à l'université Paris 8. Il réalise également des films et écrit des romans.
En 1939-1940, l'historien Marc Bloch publie les deux volumes de La société féodale dans la collection « L'évolution de l'humanité », chez Albin Michel. Ce livre propose d'entrer dans les coulisses de la conception et de l'écriture de ce grand classique de l'histoire du Moyen Âge, lu et discuté par des générations de médiévistes et dont les thèses sont à nouveau au centre du débat historiographique aujourd'hui. Il donne à lire la correspondance entre Marc Bloch et son éditeur, Henri Berr (1863-1954), qui fut aussi l'une des grandes figures intellectuelles de la France du début du xxe siècle et le directeur de la Revue de synthèse. Les lettres de Bloch, qui s'étalent sur plus de vingt ans, donnent un accès unique à une ?uvre en train de se faire. Elles permettent de com-prendre les étapes du travail intellectuel de Bloch, mais aussi la fabrique matérielle d'une collection et d'un livre dans l'entre-deux-guerres. Accompagnée d'un appareil critique qui permet d'en comprendre toutes les implications, cette correspondance nous permet de lire Marc Bloch comme s'il pensait à voix haute et construisait sa réflexion sur la société féodale sous nos yeux.Préface de Valérie Theis et Étienne AnheimTexte présenté par Jacqueline Pluet-Despatin
Comment aborder la crise que traverse la sociologie, tiraillée entre exigence scientifique et engagement politique ? La trajectoire de Norbert Elias, penseur majeur du XXe siècle, permet de revisiter ce débat. L'abandon du militantisme sioniste de ses jeunes années pour la sociologie le conduit à en élaborer une version intrinsèquement politique. Ses écrits de jeunesse, dont on trouve dans ce volume une sélection traduite, attestent que sa vocation savante, qu'il voulait exclusive, s'est édifiée sur un renoncement à la politique, tout en la transportant dans ce geste de substitution. La politique de la sociologie de Norbert Elias se présente alors aujourd'hui comme un puissant antidote aux dérives d'une sociologie qui peine à articuler pratique des sciences sociales et engagement politique.
Fukushima, mars 2011. Face à la catastrophe, le sociologue Yoshimi Shun?ya s'interroge : comment le Japon, marqué par Hiroshima, Nagasaki et les essais nucléaires américains dans le Pacifique, est-il devenu l'un des pays les plus nucléarisés au monde ...Après la Seconde Guerre mondiale, le territoire est dévasté. Sous l'influence des États-Unis et de leur programme nucléaire « pour la paix », le Japon poursuit dès les années 1950 un rêve de prospérité en construisant des centrales sur le littoral, au mépris des risques. Dans une société durablement traumatisée, la peur persiste pourtant et nourrit dans les arts une puissante esthétique de la dévastation (Godzilla, Akira...).Cet ouvrage dépeint toute l'ampleur et l'ambiguïté du soft power nucléaire américain d'après-guerre, qui imprègne les représentations de l'atome au Japon, entre promesse d?« avenir radieux » et menace de « pluie radioactive ».`Yoshimi Shun?ya, professeur à l'université Kokugakuin de Tokyo, est un socio-logue majeur, spécialiste d'études urbaines, culturelles et médiatiques. Atoms for Dream est son premier livre traduit en français.Traduit du japonais par Rémi Buquet, César Castellvi et Kazuhiko Yatabe