Soi-même comme personnage et le langage comme pâte à modeler, avec humour et poésie. Ses petits montages de textes dans l'image séduisent par leur fausse légèreté, leur gravité décalée, leur sens de la dérision touchante et profondément humaine. Les photographies mises en scène et appariées à des mots sont d'une grande sobriété de moyens. Les images vont à l'essentiel, rendant facile la lecture de l'oeuvre, dont se dégage par ailleurs une certaine poésie. Pol Pierart s'y entoure d'objets proches (son ours, son lapin, son squelette...), appartenant à la vie quotidienne. Il précise, non sans malice, qu'il n'a, au travers de ses créations, d'autre revendication que celle de chacun : changer le monde ! "La prétention ridicule de ce dessein ne vous échappera pas, mais ce qui importe réellement, c'est d'aller constamment dans ce sens. "
Nombre de pages
64
Date de parution
19/08/2016
Poids
100g
Plus d'informations
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EAN
9782873403911
Titre
Mon plus beau posthume
Auteur
Pierart Pol
Editeur
YELLOW NOW
Largeur
0
Poids
100
Date de parution
20160819
Nombre de pages
64,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Entre 1956 et 1960, au crépuscule du cinéma classique hollywoodien, Budd Boetticher réalise en indépendant sept westerns incisifs, tous portés par le même acteur granitique, Randolph Scott, considéré par beaucoup comme son inamovible double de fiction. De ce cycle émerge une trilogie, tendue tel un arc, dont Comanche Station assure la quintessence. Dans ce film, pas de graisse, aucune fioriture, nul happy end et encore moins de sentimentalisme, sinon asséché, tout juste une succession de déplacements et de pauses, de trajectoires entêtées et de bivouacs faussement réparateurs, menant en droite ligne vers une apparente résolution finale qui, au personnage central, n'offrira ni repos, ni romance, le laissant seul avec ses tourments initiaux. Il fallait bien le visage impassible de Randolph Scott pour ainsi sortir le western du lyrisme ou des chevauchées fantastiques et oser tendre vers l'épure, voire l'abstraction, où la modernité l'attendait. S'il analyse le film avec rigueur ou, mieux, le psychanalyse avec gaieté, Pierre Gabaston s'adresse aussi directement au cinéaste, dans une forme de dialogue imaginaire et complice, convoquant leurs passions communes pour la tauromachie et les paysages indomptés, présence concrète, matière vivante, partenaire à part entière de l'intrigue. Autant dès lors avertir : bien plus qu'une exégèse, cet essai se veut d'abord livre d'amitié cinématographique et probablement un des ouvrages les plus intimes jamais écrits sur un western.