La cour de France et ses animaux (XVIe-XVIIe siècles)
Pieragnoli Joan ; Bély Lucien
PUF
29,00 €
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EAN :9782130749509
Longtemps abandonnés à la petite histoire, les animaux font pour la première fois l'objet d'une étude systématique qui révèle leur rôle dans le développement de la vie de cour. Les animaux, ce sont d'abord les petits chiens et les espèces exotiques présents dans l'entourage direct du monarque et qui assurent la fortune du petit personnel qui en la charge. Ce sont aussi, comme les principaux gibiers, ceux qui décident de l'implantation des châteaux du souverain, tandis que dogues et oiseaux le suivent dans son itinérance lors de chasses et de séjours de villégiature. Ces auxiliaires de chasse eux-mêmes sont à l'origine de services spécifiques de la maison du roi qui connaissent un développement proportionnel à celui de la cour, assurant l'ascension de certains grands lignages et de bien des favoris. Eléphants, autruches et bien d'autres encore complètent le bestiaire de la cour, qui côtoie ces animaux dans les palais, lors des ambassades, ou qui les admire dans les ménageries royales. A travers un parcours documenté et s'appuyant sur des sources souvent inédites revit un monde oublié. A travers celle de ses animaux, c'est bien une autre histoire de la cour qui se dessine.
Nombre de pages
365
Date de parution
21/09/2016
Poids
505g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782130749509
Titre
La cour de France et ses animaux (XVIe-XVIIe siècles)
Auteur
Pieragnoli Joan ; Bély Lucien
Editeur
PUF
Largeur
150
Poids
505
Date de parution
20160921
Nombre de pages
365,00 €
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Si, selon l'abbé de Choisy, le chevalier de Lorraine avait l'aspect d'un ange, il fut loin d'en être un. Faut-il pour autant voir en lui l'assassin cupide et amoral si souvent décrit ? Amant en titre de Monsieur, frère de Louis XIV, Philippe de Lorraine doit à son aura sulfureuse d'être aujourd'hui une figure familière du grand public, alors même que, jusqu'ici, le personnage historique demeurait parfaitement insaisissable. Un personnage qui suscite, aujourd'hui encore, le mystère et cette question lancinante : au temps des bûchers de Sodome et alors que la Cour devient de plus en plus dévote, comment a-t-il pu s'ériger en membre rapporté de la famille royale et demeurer favori pendant plus de trente ans ? Fruit de plusieurs années de recherches dans des archives françaises et étrangères, cette première biographie du chevalier de Lorraine ne se veut pas une réhabilitation mais vise plutôt à expliquer cette exceptionnelle longévité. S'appuyant sur de nombreuses sources inédites, Joan Pieragnoli livre un récit vivant et dense. Il dresse aussi le portrait d'un personnage complexe qu'il nous invite à suivre un peu partout en Europe, depuis la Rome baroque jusqu'au Versailles du Roi-Soleil.
Durant le règne de Louis XIV, les animaux contribuent à ériger Versailles en véritable monument à la gloire du prince, car ils sont des symboles de pouvoir et deviennent le prétexte de bâtiments grandioses. Cependant, au XVIIIe siècle, les derniers Bourbons délaissent ostensiblement leur principale demeure. L'histoire zoologique proposée ici, en considérant les pratiques de chasse et la gestion des populations animales qu'elles impliquent, prétend d'abord expliquer cette désaffection. Elle invite également à évoquer un Versailles méconnu, où l'architecture zoologique de fantaisie consacre l'apparition d'une demeure intime au sein de la résidence officielle. Moins qu'a la magnificence, les animaux se trouvent désormais associés à la quête de l'existence privée confortable privilégiée par le roi et son entourage. A travers l'artisanat, l'industrie du luxe et la gastronomie les bêtes participent d'une consommation somptuaire qui définit l'art de vivre des Lumières. Mais l'opinion, indisposée par le coût des ménageries et celui des équipages, juge sévèrement des dépenses qui permettent aux princes de se comporter comme de simples particuliers. Le faste équestre et cynégétique, notamment, joue un rôle prépondérant dans l'effondrement de la monarchie, car les réformes destinées à limiter le nombre de chiens et de chevaux nécessaires au service de la cour interviennent trop tard. Déjà, la révolution éclate et conduit à des choix autrement plus radicaux.
Première création de Louis XIV à Versailles, la Ménagerie devient vite un lieu de promenade et de divertissement; le roi aime à s'y rendre par le Grand Canal, en compagnie choisie... Plus tard, il en fera cadeau à sa chère petite-fille, la duchesse de Bourgogne. Aujourd'hui disparue, la Ménagerie fut édifiée par l'architecte Louis Le Vau et réaménagée par Jules Hardouin-Mansart. Autour d'un pavillon faisant office d'observatoire, sept enclos accueillent oiseaux et animaux exotiques: autruches et pélicans, gibier en tout genre, et même un rhinocéros sous Louis XV... Tous firent le bonheur des visiteurs, dont les savoureux récits traduisent l'émerveillement. Les animaux de Versailles furent enfin de remarquables objets d'étude pour la jeune Académie des sciences. Grâce à une reconstitution 3D de la Ménagerie et de ses curieux occupants, l'ouvrage permet de partager l'enthousiasme des contemporains pour ce bâtiment à la fonction inédite.
Approche transversale des règles d'encadrementPREMIÈRE PARTIE : L'appréhension des aides 1 ? Logiques variables et enjeux communs 2 ? L'approche extensive de l'aide d'État 3 ? Approches plus partielles de la notion d'aide aux entreprises DEUXIÈME PARTIE : La mise en ?uvre des aides 1 ? Dérogations à la prohibition des aides d'État 2 ? La mise en ?uvre des aides européennes 3 ? La mise en ?uvre des aides en droit interne TROISIÈME PARTIE : Le contrôle des aides 1 ? Le contrôle de la compatibilité des aides d'État 2 ? Le contrôle des financements européens 3 ? Les contrôles découlant du droit interne 4 ? La régulation internationale des subventions QUATRIÈME PARTIE : La remise en cause des aides 1 ? La suppression des aides 2 ? Le contentieux des aides aux entreprise
Le marché du logement n'est pas un marché comme un autre. L'accès au logement, malgré son statut de droit opposable, est rendu de plus en plus difficile, notamment pour les jeunes générations, du fait de la progression importante des dépenses en logement des ménages. Pour des raisons similaires, l'accession à la propriété des ménages modestes est rendue de plus en plus en complexe. Le logement, premier actif du patrimoine des ménages, est devenu l'un des principaux vecteurs de transmissions intergénérationnelles. Le mal-logement et les situations d'exclusion continuent de progresser en France et la question se pose de la capacité de notre société à enrayer ces phénomènes aux facettes multiples. Les divergences observées entre les différents marchés du logement ont eu pour conséquence la rupture du parcours résidentiel d'un grand nombre de ménages. Apprendre à identifier et à vaincre les crises du logement qui traversent la France devrait constituer l'une des problématiques centrales du débat public pour les prochaines années.
Bachelard Gaston ; Bontems Vincent ; Canguilhem Ge
Pour une révolution permanente de la raisonRecueil d'articles dont la première édition a été publiée en 1972 dans la collection Bibliothèque française contemporaine. L'Engagement rationaliste suit l'intégralité de la trajectoire de Gaston Bachelard. Composé, titré et préfacé par Georges Canguilhem, ce recueil s'ouvre avec un manifeste épistémologique révolutionnaire (« Le surrationalisme ») rédigé en soutien au Front populaire, et s'achève avec l'éloge de Jean Cavaillès, l'ami chef de la Résistance assassiné par les nazis, manifestant ainsi le caractère engagé de l'épistémologie. Cet engagement consiste en premier lieu à suivre la science dans ses progrès : « il faut que le rationaliste soit de son temps, et j'appelle de son temps, du temps scientifique, de la science du temps que nous vivons actuellement ». Un tel rationalisme révise ses connaissances, ses méthodes et jusqu'à ses principes. Il ne lutte pas seulement contre le sens commun, mais aussi contre des normes de scientificité héritées du passé. Cette posture résolument progressiste résonne avec d'autres positions avant-gardistes. La présente édition, présentée et commentée par Vincent Bontems, précise l'origine des textes, restitue leur contexte, et identifie la source des citations et des concepts, afin d'éclairer le sens des engagements de la pensée et de l'existence de Bachelard.
Marx, Engels et nombre de marxistes ont été confrontés à la question nationale. Faut-il défendre la nation ? Sous quelles conditions et dans quel contexte ? Les plus célèbres figures du marxisme (Lénine, Rosa Luxemburg) ont proposé des solutions divergentes voire profondément contradictoires, et suggéré de soutenir certaines causes nationales (notamment celles des peuples opprimés) ou bien au contraire parfois de répudier toute appartenance à un territoire ou une culture. Récemment, la crise de l'Union européenne et l'implosion de plusieurs Etats-nations au Moyen-Orient ont remis sur le devant de la scène les problématiques nationales, que d'aucuns estimaient dépassé à l'heure de la mondialisation et de l'effacement (présumé) des frontières et des espaces nationaux. Ce numéro propose ainsi à la fois de revenir sur les définitions de la nation et du nationalisme proposées par les marxistes mais également sur des enjeux plus contemporains, à travers des études de cas concernant plusieurs continents.