Le prince et les animaux. Une histoire zoologique de la cour de Versailles au siècle des Lumières (1
Pieragnoli Joan
UNIV BRUXELLES
27,00 €
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EAN :9782800417615
Durant le règne de Louis XIV, les animaux contribuent à ériger Versailles en véritable monument à la gloire du prince, car ils sont des symboles de pouvoir et deviennent le prétexte de bâtiments grandioses. Cependant, au XVIIIe siècle, les derniers Bourbons délaissent ostensiblement leur principale demeure. L'histoire zoologique proposée ici, en considérant les pratiques de chasse et la gestion des populations animales qu'elles impliquent, prétend d'abord expliquer cette désaffection. Elle invite également à évoquer un Versailles méconnu, où l'architecture zoologique de fantaisie consacre l'apparition d'une demeure intime au sein de la résidence officielle. Moins qu'a la magnificence, les animaux se trouvent désormais associés à la quête de l'existence privée confortable privilégiée par le roi et son entourage. A travers l'artisanat, l'industrie du luxe et la gastronomie les bêtes participent d'une consommation somptuaire qui définit l'art de vivre des Lumières. Mais l'opinion, indisposée par le coût des ménageries et celui des équipages, juge sévèrement des dépenses qui permettent aux princes de se comporter comme de simples particuliers. Le faste équestre et cynégétique, notamment, joue un rôle prépondérant dans l'effondrement de la monarchie, car les réformes destinées à limiter le nombre de chiens et de chevaux nécessaires au service de la cour interviennent trop tard. Déjà, la révolution éclate et conduit à des choix autrement plus radicaux.
Nombre de pages
295
Date de parution
30/09/2021
Poids
562g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782800417615
Titre
Le prince et les animaux. Une histoire zoologique de la cour de Versailles au siècle des Lumières (1
Auteur
Pieragnoli Joan
Editeur
UNIV BRUXELLES
Largeur
160
Poids
562
Date de parution
20210930
Nombre de pages
295,00 €
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Si, selon l'abbé de Choisy, le chevalier de Lorraine avait l'aspect d'un ange, il fut loin d'en être un. Faut-il pour autant voir en lui l'assassin cupide et amoral si souvent décrit ? Amant en titre de Monsieur, frère de Louis XIV, Philippe de Lorraine doit à son aura sulfureuse d'être aujourd'hui une figure familière du grand public, alors même que, jusqu'ici, le personnage historique demeurait parfaitement insaisissable. Un personnage qui suscite, aujourd'hui encore, le mystère et cette question lancinante : au temps des bûchers de Sodome et alors que la Cour devient de plus en plus dévote, comment a-t-il pu s'ériger en membre rapporté de la famille royale et demeurer favori pendant plus de trente ans ? Fruit de plusieurs années de recherches dans des archives françaises et étrangères, cette première biographie du chevalier de Lorraine ne se veut pas une réhabilitation mais vise plutôt à expliquer cette exceptionnelle longévité. S'appuyant sur de nombreuses sources inédites, Joan Pieragnoli livre un récit vivant et dense. Il dresse aussi le portrait d'un personnage complexe qu'il nous invite à suivre un peu partout en Europe, depuis la Rome baroque jusqu'au Versailles du Roi-Soleil.
Longtemps abandonnés à la petite histoire, les animaux font pour la première fois l'objet d'une étude systématique qui révèle leur rôle dans le développement de la vie de cour. Les animaux, ce sont d'abord les petits chiens et les espèces exotiques présents dans l'entourage direct du monarque et qui assurent la fortune du petit personnel qui en la charge. Ce sont aussi, comme les principaux gibiers, ceux qui décident de l'implantation des châteaux du souverain, tandis que dogues et oiseaux le suivent dans son itinérance lors de chasses et de séjours de villégiature. Ces auxiliaires de chasse eux-mêmes sont à l'origine de services spécifiques de la maison du roi qui connaissent un développement proportionnel à celui de la cour, assurant l'ascension de certains grands lignages et de bien des favoris. Eléphants, autruches et bien d'autres encore complètent le bestiaire de la cour, qui côtoie ces animaux dans les palais, lors des ambassades, ou qui les admire dans les ménageries royales. A travers un parcours documenté et s'appuyant sur des sources souvent inédites revit un monde oublié. A travers celle de ses animaux, c'est bien une autre histoire de la cour qui se dessine.
Première création de Louis XIV à Versailles, la Ménagerie devient vite un lieu de promenade et de divertissement; le roi aime à s'y rendre par le Grand Canal, en compagnie choisie... Plus tard, il en fera cadeau à sa chère petite-fille, la duchesse de Bourgogne. Aujourd'hui disparue, la Ménagerie fut édifiée par l'architecte Louis Le Vau et réaménagée par Jules Hardouin-Mansart. Autour d'un pavillon faisant office d'observatoire, sept enclos accueillent oiseaux et animaux exotiques: autruches et pélicans, gibier en tout genre, et même un rhinocéros sous Louis XV... Tous firent le bonheur des visiteurs, dont les savoureux récits traduisent l'émerveillement. Les animaux de Versailles furent enfin de remarquables objets d'étude pour la jeune Académie des sciences. Grâce à une reconstitution 3D de la Ménagerie et de ses curieux occupants, l'ouvrage permet de partager l'enthousiasme des contemporains pour ce bâtiment à la fonction inédite.
Biographie de l'auteur Pascal Delwit est professeur de science politique à l'Université libre de Bruxelles (ULB) où il mène ses recherches au Centre d'étude de la vie politique Cevipol. Il est l'auteur de nombreuses publications consacrées à la vie politique en Belgique et en Europe. Il a récemment édité Le Front national. Mutations de l'extrême droite française, aux Editions de l'Université de Bruxelles (2012).
Ces dernières années, les percées électorales et politiques de partis comme Syriza en Grèce, Podemos en Espagne ou encore Die Linke en Allemagne ont braqué les projecteurs sur le paysage de la gauche radicale en Europe. Ou plutôt des gauches radicales : des projets et des formations aux ambitions et aux profils très divers coexistent en effet dans ce spectre politique désormais très diversifié. Il n'en a pourtant pas toujours été ainsi. Dans le dernier quart du XIXe siècle, la gauche radicale s'incarne pour l'essentiel dans la famille socialiste naissante ou dans le syndicalisme révolutionnaire. Après la première guerre mondiale et, surtout, après la révolution soviétique d'octobre 1917, la rupture dans le mouvement socialiste donne naissance au mouvement communiste, dont l'homogénéité politique est forte jusqu'au vingtième congrès du parti communiste soviétique et aux révélations du célèbre "rapport Khrouchtchev" (1956). Peu à peu, une certaine diversité s'installe dans les rangs communistes. Avant que cette famille politique en pleine mutation n'entame une descente aux enfers dans les années soixante-dix et quatre-vingt tandis que les sociétés européennes se transforment en profondeur. Mais alors qu'en novembre 1989, la chute du mur de Berlin avait semblé marquer la fin des espoirs révolutionnaires, des mouvements inattendus se produisent à la gauche de la gauche au cours des premières décennies du XXIe siècle, en parallèle avec la montée en puissance de la droite radicale et populiste. Pour saisir l'ensemble de ces dynamiques, Pascal Delwit brosse une fresque impressionnante de l'histoire et des comportements des partis de la gauche radicale des débuts de l'industrialisation à nos jours. Il propose un schéma interprétatif des bouleversements de cette famille politique qui se répartit aujourd'hui en trois courants principaux.
Le Luxembourg actuel est une terre de culture très ancienne. Les premières traces d'occupation y remontent loin dans le Paléolithique. Depuis le temps des Trévires et des Romains, en passant par le Moyen Age et les Temps modernes, une tradition littéraire impressionnante montre comment les hommes apprirent à aimer cette région centrale de l'Europe, la cultivèrent et, depuis le XIXe siècle, firent enfin de leur patrie un Etat moderne et souverain. Pourtant, ce développement n'a pas traversé les siècles en ligne droite ni sans ruptures. N'épargnant ni la terre ni les hommes, la convoitise de puissants voisins, les phases tumultueuses de l'histoire européenne, les remous internes et la barbarie du national-socialisme, ont marqué l'histoire du Luxembourg. Cet instructif petit livre de Michel Pauly illustre avec maestria l'évolution du Luxembourg des origines à nos jours et prend donc aussi en compte les pays limitrophes et les régions voisines.
Il faut remonter au premier millénaire de notre ère, jusqu'à ce qu'on appelle l'Antiquité tardive, pour comprendre notre monde, ses traditions, ses déchirements : c'est ce que fait Peter Brown dans cet ouvrage passionnant où il nous montre comment, entre 150 et c. 750 de notre ère, l'univers antique, centré autour du Bassin méditerranéen et jouissant jusque-là d'une remarquable homogénéité, se divise en trois sociétés fermées les unes aux autres : l'Europe catholique, Byzance et l'Islam. En 476, l'Empire romain n'est plus ; en 655, l'Empire perse a vécu. Mais il s'agit moins de décadence que de dissolution. Pendant des siècles cohabitent des esprits classiques fidèles à la Rome éternelle et des nouveaux venus qui forgent le Moyen Age avec des outils hellénistiques. Les statues qu'on sculpte à l'image des nouveaux aristocrates portent encore la toge alors que ceux-ci ont déjà adopté la chemise de laine et la cape venues du Nord ; l'instruction garde son pouvoir mais les compagnons des muses de naguère ont pris les traits d'évêques méditant sur la Bible. Ainsi changea le monde : loin des champs de bataille, moins sous la pression des "barbares" que dans les esprits et les actes de ceux qui le vivaient au jour le jour. Tout un quotidien que fait revivre Le monde de l'Antiquité tardive.