L'araignée et l'abeille. Confinement et métaphysique
Pickstock Catherine ; Thomazo Mathilde
HERMANN
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EAN :9791037031846
Dans la tradition occidentale ancienne, l’affliction connue sous le nom de « mélancolie » était décrite comme un excès d’humeur corporelle ou de fluide appelé « bile noire ». En 1697, Jonathan Swift associe l’accumulation de fiel et l’excrétion de substances nauséabondes à la figure allégorique de l’araignée, animal qui, « se nourrissant et s’engendrant elle-même, transforme tout en excrément et venin ». L’abeille, en revanche, buttine « des fleurs et des bourgeons des champs et du jardin » et s’écrie : « Quoi que je collecte ainsi [...], cela m’enrichit sans porter la moindre atteinte à leur beauté, à leur parfum ou à leur goût. »À partir de ce bestiaire, et à partir de l’expérience du confinement que chacun(e) d’entre nous a pu vivre pendant la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19, l’autrice du présent essai propose une réflexion originale, métaphysique, sur notre condition actuelle : la Modernité nous condamne-t-elle au narcissisme et à la mélancolie ...
Nombre de pages
60
Date de parution
27/09/2023
Poids
60g
Largeur
108mm
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EAN
9791037031846
Titre
L'araignée et l'abeille. Confinement et métaphysique
Auteur
Pickstock Catherine ; Thomazo Mathilde
Editeur
HERMANN
Largeur
108
Poids
60
Date de parution
20230927
Nombre de pages
60,00 €
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Nous parlons, nous écrivons.Nous utilisons le langage pour désigner les réalités qui nous entourent, mais sans toujours avoir conscience de ce que la réalité désignée contient tout un univers, auquel le mot nous renvoie sans jamais l'épuiser. C'est le cas, éminemment, des paroles de l'institution de l'Eucharistie, " Ceci est mon Corps ", que ce livre étudie d'un point de vue d'abord linguistique, avec Pascal et les Grammairiens de Port-Royal, puis métaphysique, en s'appuyant sur les Questions 75 à 83 de la Somme de théologie, où saint Thomas d'Aquin traite du sacrement et du rite de l'Eucharistie, et enfin littéraire, à travers la lecture d'un épisode de la Quête du Graal." Mais auparavant, écrit Catherine Pickstock, puisque l'Eucharistie implique signes et langage, il faudra prendre en compte, quelque peu, la critique que les philosophes postmodernes, notamment Jacques Derrida, nourrissent contre la possibilité d'un discours théologique véritable. Mais ce ne sera que pour mieux souligner combien cette nouvelle sophistique est lettre morte face à la simplicité des paroles de l'institution de l'Eucharistie."
Nous serions-nous trompés (nous, héritiers de la Grèce, artisans ou praticiens de la métaphysique) en accordant une centralité au phénomène de la voix et en traitant l'écrit comme substitut de celle-ci ? L'erreur qui aurait été commise reçoit chez Jacques Derrida le nom de «phonocentrisme». Derrida ne voulait pas passer pour un archéologue, et la question était celle d'une priorité phénoménologique : du dit ou de la trace écrite, quel est le phénomène le plus originaire ? Mieux vaudrait ne pas raidir la différence. Catherine Pickstock prend pour exemple la prière liturgique, dont la voix fait éclater les limites du texte. Cette voix nous est donnée «après l'écrit», parce que sa présence n'est pas pour l'interprétation. La prise de parole liturgique veut nous offrir les mots dans leur gloire; et en même temps, il n'y a pas de liturgie sans textes liturgiques. Celui qui célèbre est un lecteur, dont la personne est intégrée à la personne d'un autre : in persona Christi. La liturgie offre une alternative théologique au primat naïf de la voix. Elle donne aussi les moyens de critiquer le primat naïf de l'inscrit. Vive et inscrite à la fois, la prière liturgique constitue aussi bien un acte de parole qu'un acte de présence. Celui qui aura lu le livre de Catherine Pickstock s'en convaincra aisément.Catherine Pickstock enseigne la philosophie et la théologie à l'université de Cambridge (Emmanuel College). Elle a déjà publié Thomas d'Aquin et la quête eucharistique (Ad Solen, 2001), Truth in Aquinas (en collaboration avec John Milbank, Routledge, zool.) et Repetition and Identity (Oxford University Press, 2013).
Pabst Adrian ; Venard Olivier-Thomas ; Pickstock C
Trois cents pages, une parution simultanée en Angleterre et aux Etats-Unis : " Radical Orthodoxy " ce fut d'abord un livre publié en 1999, dans lequel une dizaine d'auteurs, anglicans et catholiques, tous professeurs de théologie dans les plus grandes universités anglo-saxonnes, annonçaient calmement que le moment était venu de rejeter le joug de la modernité. Non pas pour des raisons philosophiques, ni politiques, mais théologiques. La modernité était fille du nominalisme et des Lumières. Elle avait engendré un monde à son image : rationnel, technique, déshumanisant, sans mémoire, sans poésie - un monde sur lequel le discours théologique n'avait plus de prise faute de pouvoir légitimer son statut face à la critique des penseurs du nihilisme. De livre-programme, " Radical Orthodoxy " est devenu un Mouvement dont l'influence ne cesse de grandir. Deux théologiens francophones, Adrian Pabst (Institut Catholique de Paris) et Olivier-Thomas Venard (École Biblique de Jérusalem), présentent ici les idées maîtresses d'un des plus vigoureux courants de pensée chrétiens depuis la Nouvelle Théologie.
Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l’histoire et la population haïtiennes, on a rarement l’occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu’une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants.Tout le monde s’en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l’attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines.Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d’une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l’auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l’humanité entière.Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.