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Une histoire touristique des côtes atlantiques Saint-Trojan-les-Bains, modèle de station oléronaise,
Pickel Chevalier Sylvine
INDES SAVANTES
17,50 €
Épuisé
EAN :9782361995171
L'histoire touristique est un récit qui commence la plupart du temps au XIXe siècle et traite de tous les aspects de l'évolution du tourisme. Cela concerne les touristes eux-mêmes, leur sociologie, les pratiques auxquelles ils s'adonnent, sans oublier les effets mode qui varient vite avec le temps. C'est aussi l'analyse des changements qu'opère la venue des touristes, en particulier dans l'urbanisme, le commerce et les organismes de loisir. Il existe des constantes en matière touristique. Ce qui induit des modèles de développement. L'histoire des grandes stations, comme Royan, La Baule ou Biarritz, est celle de leaders qui s'observent entre eux, mais aussi influencent les petites stations, très nombreuses, qui existent sur la côte atlantique. Saint-Trojan-les-Bains, en Oléron, est typique de l'évolution d'un village maritime, en l'occurrence ostréicole, plutôt à l'écart et même menacé de disparition à cause de l'avancée des dunes. Leur fixation par une forêt de pins renverse la situation et devient le déclic de la création d'une station balnéaire, reconnue aujourd'hui comme un modèle de réussite. Entre forêt, plages et marais, toutes les phases d'un siècle et demi de balnéaire s'enchaînent, avec cette caractéristique, voulue et organisée par la municipalité, que la station ne dévore pas le village mais au contraire s'appuie sur lui pour son expansion.
Nombre de pages
192
Date de parution
31/12/1999
Poids
514g
Largeur
190mm
Plus d'informations
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EAN
9782361995171
Titre
Une histoire touristique des côtes atlantiques Saint-Trojan-les-Bains, modèle de station oléronaise,
Auteur
Pickel Chevalier Sylvine
Editeur
INDES SAVANTES
Largeur
190
Poids
514
Date de parution
19991231
Nombre de pages
192,00 €
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Menacée, exploitée, mais aussi capable de réactions dévastatrices, la nature est au centre des sociétés occidentales modernes et notre perception est largement conditionnée par les idées reçues : on magnifie un "âge d'or" où l'homme aurait vécu en harmonie avec la nature, on accuse la Révolution industrielle et le tourisme de masse de la détruire à petit feu et l'on se réfugie dans une "révolution durable" qui serait garante d'une bonne relation à la nature. On le constate, la nature est loin d'être une simple réalité physique immuable. Elle est au contraire une construction sociale évolutive, héritage de notre histoire et de ses transformations culturelles, économiques et sociales.
Un jeune missionnaire arrive en Cochinchine en 1767. Chargé d'un séminaire tenu par des prêtres français, il est emprisonné, attaqué par des pirates, forcé de fuir avec ses élèves en Inde. Devenu évêque d'Adran et vicaire apostolique, il retourne au Viêt Nam, déchiré par une guerre civile qui va durer trente ans et remodeler profondément ce pays. Devenu l'ami du prétendant Nguyên Anh, Pierre Pigneaux va de fait aider considérablement celui-ci en faisant venir des marins et des ingénieurs français qui vont former aux techniques militaires et navales les Vietnamiens. L'évêque se rendra en France avec le prince héritier de Cochinchine pour obtenir de Louis XVI une aide militaire qui ne viendra finalement pas. Pierre Pigneaux meurt en 1799 pendant une campagne militaire, sans avoir vu la victoire finale de son ami (1802) devenu l'empereur Gia Long, fondateur d'une nouvelle dynastie. Pierre Pigneaux est aussi un "passeur" de culture, auteur d'un monumental dictionnaire Vietnamien-Latin, qui servira de base à tous les dictionnaires du XIXe siècle. Il prit une part active à la défense des pratiques culturelles vietnamiennes, souvent en opposition avec Rome.
Cet ouvrage est le troisième de quatre volumes, dont les deux premiers sont parus en 2019 et 2020. Le premier, intitulé "l'Inde entrevue" , est consacré aux deux Compagnies, celle de Colbert et celle de Law, aux comptoirs et à leur commerce, à la politique de Dupleix et à la rivalité franco-britannique, qui se termine par la mainmise de l'East India Company et à l'éviction complète des intérêts français dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Au XIXe siècle, des officiers napoléoniens qui administrent le royaume sikh du Punjab et des missionnaires catholiques entretiennent une présence française dans un pays où la France ne joue plus aucun rôle. Elle végète dans ses misérables comptoirs jusqu'au Second Empire quand, grâce aux progrès du libre-échange au Royaume-Uni, grâce à l'essor de l'émigration indienne aux colonies à sucre, grâce à son industrie textile, Pondichéry connaît un spectaculaire renouveau. Le second volume traite de la politique d'assimilation de la Troisième République dans ses comptoirs, dont tous les habitants sont dès 1871 proclamés citoyens et électeurs sans distinction de couleur, de religion ni de caste. Imposée sans concertation préalable par le pouvoir central, cette politique qui se veut décentralisatrice produit des effets désastreux, conférant le pouvoir à un parti indien réactionnaire et anti-français, puis, à partir de 1906, à de véritables maffias politiques. Les effets de l'assimilation se font sentir jusqu'au dernier moment : héritière de sa devancière, la IVe République ne peut céder ses établissements à l'Inde de Nehru sans consulter leurs habitants qui sont des citoyens français. Or, le parti du Congrès ne veut pas d'un référendum. Le troisième et le quatrième volumes sont consacrés aux regards et aux influences croisés. Les représentations de l'Inde en France, l'image et l'influence de la France en Inde, les perceptions du nationalisme indien en France et les relations bilatérales après l'indépendance de l'Union indienne jusqu'à nos jours. Le quatrième volume " Les relations bilatérales " est la suite du troisième et reprend la bibliographie et un index général. Jacques Weber, professeur émérite d'Histoire contemporaine à l'université de Nantes, membre de l'Académie des Sciences d'outre-mer, grand spécialiste de l'Inde à laquelle il a consacré de nombreux ouvrages, et de l'histoire coloniale. Il a publié aux Indes savantes : Les Relations entre la France et l'Inde de 1673 à nos jours ; Littérature et Histoire coloniale (ouvrage collectif) ; Le Siècle d'Albion. L'empire britannique au XIXe siècle (1815-1914) ; Les Elections législatives et sénatoriales outre-mer (1848-1981) avec L. Jalabert et B. Joly".
L'auteur raconte l'histoire culturelle du travail selon les variations du regard que l'homme porte sur sa propre nature du milieu du XVIIe siècle au milieu du XIXe siècle. Il indique les voies par lesquelles cette vision de l'homme et de son labeur sont devenus des normes juridiques. Le foisonnement des doctrines pour définir le travail mais encore pour instaurer un ordre social qui face sa place à celui-ci est tel qu'il est difficile de trouver des césures chronologiques claires, étant posé une fois pour toute que la Grande Révolution ne fut pas un bloc. En deux siècles, le travail change de base aussi sûrement que l'homme change ses propres assises.