Picard Max ; Marcel Gabriel ; Ossola Carlo ; Egger
LA BACONNIERE
20,00 €
Sur commande, 4 à 6 jours
EAN :9782889600021
La Baconnière choisit aujourd'hui de republier une série d'oeuvres du philosophe tessinois Max Picard (1888-1963), injustement ignoré en France mais dont l'importance fut suffisante à rallier les hommages d'Emmanuel Lévinas (qui salue son travail dans Noms propres), de Gabriel Marcel (qui lui consacra une préface, dans la première traduction française du Monde du silence parue aux P. U. F. en 1953), ou, plus récemment, de John M. Oesterreicher (essai paru chez Ad Solem en 2005). Le propos de ce livre d'abord paru en Allemagne en 1948 et peut-être le plus traduit de son oeuvre (en japonais, anglais, italien) consiste à tracer les contours d'une phénoménologie du silence ou du "se taire" (schweigen en allemand), entendu comme lieu de naissance à une parole vraie ("Parole et silence font un : la parole est instruite du silence comme le silence de la parole".). Il se double d'une très fine et très visionnaire tentative d'épuisement de la modernité comme négation du silence. Tout en se tournant le dos à toute tentation systématique, sa pensée se love dans une forme légère et poétique, rejoignant par là la grande tradition rhénane des grands spirituels allemands (par ailleurs perceptible dans ses références : Goethe, Hölderlin, Jean-Paul). Forme qui méritait une "mise à jour" (et au jour) en français, à la hauteur de l'époque, en même temps qu'un accompagnement critique. Le livre est passionnant parce qu'il offre plusieurs niveaux de lecture et plusieurs entrées, en même temps qu'il propose un manuel de résistance métaphysique pour des temps de peu de silence. Comme l'écrit Emmanuel Lévinas : "Comme si dans son histoire personnelle - à condition de ne laisser vide aucun instant - l'homme trouvait refuge contre la contemporanéité même. Comme si dans sa paix intérieure - à condition qu'elle ait un sens - il pouvait paralyser le bras des violents et faire tomber les armes de leur main".
Nombre de pages
288
Date de parution
20/09/2019
Poids
1 076g
Largeur
162mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782889600021
Titre
Le monde du silence
Auteur
Picard Max ; Marcel Gabriel ; Ossola Carlo ; Egger
Editeur
LA BACONNIERE
Largeur
162
Poids
1076
Date de parution
20190920
Nombre de pages
288,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Picard Max ; Stuparich Giani ; Zucal Silvano ; Pic
Les pérégrinations lentes de l'auteur, à la rencontre d'une Italie en pleine métamorphose au sortir de la Deuxième Guerre mondiale, dessinent en creux une sorte de geographia perennis où la ténacité d'une culture, l'insistance de la nature et l'écoute patiente d'un regard empreint de métaphysique jalonnent des chemins buissonniers de résistance, comme autant de voies dérobées au spectre de la destruction dans le siècle. "Livre d'images sur des images" , selon les mots du fils de l'auteur, son itinéraire s'offre comme une propédeutique en forme d'élévation spirituelle, "une école pour apprendre à poser un regard imagé sur les choses et sur les êtres" .
Marcel Gabriel ; Picard Max ; Tilliette Xavier ; M
Cette correspondance appartient à la dernière partie de la vie des deux penseurs, mais très vite elle s'établit sur un plan d'intimité. Bien qu'ils se soient connus tard, ils ont eu le sentiment d'une prédestination. Toutefois l'échange est dans une certaine mesure inégal. Gabriel Marcel écrit ou dicte à la hâte, il est l'homme pressé, le philosophe itinérant, l'éternel voyageur, allant d'une conférence à l'autre, courant les représentations de ses pièces. Max Picard, petit vieillard tôt chenu, est sédentaire, casanier, presque un troglodyte. De sorte que les deux amis jouent la fable des deux pigeons, et le pigeon resté au logis ne se prive pas de remontrances... Empreinte de vive affection et de franc-parler, cette correspondance est moins l'écume des jours qu'un trésor de réflexions et un gisement de sentiments, chacun des interlocuteurs se peignant à vif sans soigner son image. X. Tilliette
Depuis des siècles, voire des millénaires, une maladie n'a de cesse de se propager dans ce monde. Notre héros en a subi les conséquences durant toute sa vie, avec la mort de ses parents et son arrivée en enfer où il fut enfermé, maltraité, torturé, tant bien physiquement que psychologiquement par des hommes avides de pouvoir. Dans quelques instants, il devra tuer son ami d'enfance dans une arène, comme une bête de foire, pour leur seule complaisance perfide...
Lorsqu'il émigre à New York en 1978, Sergueï Dovlatov cofonde un journal russophone, Le Nouvel Américain, dans l'idée de représenter "la troisième vague d'émigration soviétique", une génération plus lucide sur l'URSS et nourrie de culture américaine. La marche des solitaires recueille une grande partie de ses éditoriaux. Ces textes, sur fond de climat politique tendu entre l'URSS de Brejnev et les Etats-Unis de Reagan, nous plongent dans les débats qui agitent les cercles de l'immigration soviétique new-yorkaise, constituée de dissidents, d'intellectuels et d'artistes. Dovlatov et ses amis naviguent à vue dans ce nouveau pays, tentant de réaliser leurs rêves de succès sans (trop) compromettre leurs idéaux. Le recueil, inédit en français, rend compte de l'étonnant talent de Dovlatov pour explorer les complexités de l'existence humaine par le prisme du rire. "J'ai déjà écrit que nous avons de la peine à travailler. Le marché est exigu, le public inerte. Le saucisson se vend mieux que Nabokov."
Un groupe d'artistes, d'intellectuels et d'anarchistes se rassemble en 1900 en Suisse italienne, à la recherche d'un mode de vie "plus sain et plus naturel" . Au cours des premières décennies du XXe siècle, la colline où ils s'installent, rebaptisée Monte Verità, devient emblématique des nouvelles utopies ; en cherchant des alternatives aux conventions sociales, la colonie se tourne vers le végétarisme, la frugalité, le féminisme, et un nouveau rapport à la nature, au corps et à la nudité. De nombreux artistes y séjournent et elle devient, à partir de 1913, le berceau de la danse moderne en accueillant, entre autres, Isadora Duncan, Emile Jaques-Dalcroze et Rudolf Laban. Ida Hofmann, cofondatrice de cette colonie avec son compagnon Henri Oedenkoven, témoigne dans ce récit des conditions de sa création et de la tension permanente entre idéalisme et réalité qui a caractérisé cette expérience. Elle passe en revue les principaux acteurs et actrices qui l'ont animée sans cacher les conflits internes et les désillusions, offrant ainsi une vision complexe de leur recherche de vérité et de beauté. Dans une prose incisive, non dénuée d'ironie, Ida Hofmann invite le lecteur à considérer le Monte Verità comme une illustration des défis auxquels nous sommes confrontés dans notre quête d'authenticité et de sens. Ce témoignage précieux est inédit en français.
Adolf, qui préfère qu'on l'appelle Adi, grandit dans les années 1940 au nord de la France. Son père, employé agricole, traîne derrière lui de ferme en ferme une famille nombreuse et avare en affection. Sombre tableau. Alors, quand Adi est envoyé en Suisse alémanique pour travailler dans un hôtel, la séparation sonne comme une promesse pour le jeune homme avide de revanche sociale et tourmenté par une ambition douloureuse. Adi rêve d'autre chose, mais il a du mal à concilier les échappées que la vie lui offre avec ce qu'on lui a inculqué pour "être un homme" . Ce roman de la colère sonde les chemins tracés en quête du dépassement de ce qui nous construit. Par sa forme littéraire "caméra à l'épaule" , écrit à la deuxième personne et empruntant à l'argot et aux parlers régionaux, il nous encourage à une vision empathique du personnage.