Les images de Pierre-Elie de Pibrac parlent d'obsolescence et donnent à voir la fragile beauté de notre condition humaine. Poursuivant son travail photographique sur la résilience, Pierre-Elie de Pibrac se rend au Japon en 2020 ; pays qui a connu le terrible tsunami de Fukushima et où les habitants se livrent peu sur leurs émotions, leurs inquiétudes psychiques et intimes. Poursuivant la démarche initiée dès 2016 lors d'un voyage d'un an sur l'île de Cuba durant lequel il photographia le quotidien des populations délaissées des ouvriers du sucre et la fin de l'utopie castriste, Pierre-Elie de Pibrac entreprend de sillonner la région de Fukushima pour aller à la rencontre de personnes dont le destin a été bouleversé suite au séisme. Lors de ce long périple, le photographe saisit des instants de vie : les Japonais sont au coeur des dérives de l'anthropocène, sujet brûlant de nos sociétés modernes. Réalisés à la chambre - mode de prise de vue hérité des origines de l'invention du médium -, ses portraits résultent de rencontres durant lesquelles, à rebours du geste furtif du reporter, hommes et femmes, adolescents et adultes se sont livrés sur leur histoire personnelle, leur fragilité, leurs inquiétudes existentielles. Ces visages semblent au premier abord tous emprunts d'une même impénétrabilité. Mais pour qui prend le temps de les scruter, ils apparaissent alors d'une grande singularité et constituent au final une galerie de portraits universels. Doucement, on entre dans la vie de chacun d'eux, chacun est devenu un personnage qui exprime la fuite du temps, la difficulté d'être au monde, une certaine mélancolie. Pays où la pression sociale et l'exigence du paraître influent fortement sur l'identité de la personne, mais aussi pays où les forces aléatoires de la nature, avec ses séismes terrestres et marins récurrents, le Japon a développé depuis des siècles le concept de mono no aware, une sensibilité pour l'éphémère, une perception aigue de la vanité et de l'impermanence des choses. Ponctués de portfolios d'images aux profonds noir et blanc, ces portraits tous pris dans des décors et lumières naturels, nous immergent dans la culture japonaise. Une atmosphère mystérieuse plane.
Commandé avant 16h, livré demain
Date de parution
05/10/2023
Poids
1 460g
Largeur
252mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782365113823
Titre
Hakanai Sonzai
Auteur
Pibrac Pierre-Elie de
Editeur
ATELIER EXB
Largeur
252
Poids
1460
Date de parution
20231005
Nombre de pages
0,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Présentation des photographies de New York de Pierre-Elie de Pibrac. La ville est vue à travers ses vitrines, avec les reflets, les miroirs et la transparence. L'ouvrage reprend les plans de la scénographie de l'exposition et des captures d'écrans de vidéos réalisées à New York et diffusées dans la galerie.
Présentation de l'éditeur Ce somptueux Beaux-Livre présente une vision originale du ballet de l Opéra de Paris, à travers l objectif de Pierre-Elie de Pibrac. Une première partie de photographies noir et blanc raconte le quotidien du corps de ballet, des salles de répétitions à la scène, durant une saison complète. Accompagnant sa démarche photographique, les grands noms de la danse prennent à leur tour la parole, offrant un témoignage inédit et intemporel de la vie au palais Garnier : Aurélie Dupont, Nicolas Le Riche, Eleonora Abbagnato, Benjamin Millepied... Enfin, ce sont deux séries couleurs purement artistiques que le photographe a travaillé pour retranscrire l émotion ressentie « in situ ». La qualité de l impression, le revêtement de la couverture, la main du papier et le ruban marque-page raviront les passionnés de photographie comme de danse ou tout simplement les amoureux de Paris, soucieux de découvrir les secrets du Palais Garnier. Textes : Benjamin Millepied, Brigitte Lefèvre, Nicolas Le Riche, Aurélie Dupont, Eleonora Abbagnato, Isabella Ciaravola, Amandine Albisson, les danseurs du corps de ballet, Arnaud Dreyfus, Gilles Djéraouane, Olivier Ponsoye.
Pibrac Pierre-Elie de ; Valdés Zoé ; Rollet Aymeri
Desmemoria constitue un témoignage à la fois photographique, anthropologique et social sur la communauté des azucareros de Cuba ? les travailleurs de l'industrie du sucre et révolutionnaires de la première heure.Entre 2016 et 2017, Pierre-Élie de Pibrac a sillonné l'île et a vécu chez diverses familles de cette communauté. À travers cette expérience, le photographe interroge la fin des utopies chez un peuple qui a cru et oeuvré pour que s'incarne le rêve castriste. Durant des décennies, l'industrie du sucre devait être le faire-valoir de l'économie cubaine et était à cette fin célébrée par Castro et ses troupes : " Le sucre est notre histoire, sans lui, il est impossible de comprendre l'essence et l'âme de Cuba ", souligne l'historien cubain Eusebio Leal Spengler. Plus d'un demi-siècle plus tard, cette économie sucrière n'a pas tenu ses promesses d'émancipation, à l'image de l'idéologie castriste. En immersion dans les zones rurales, Pierre-Élie de Pibrac est parti à la rencontre des habitants des bateyes (villages) des centrales sucrières. Toujours en activité ou désaffectées ces cités du sucre et ses travailleurs témoignent de vies sacrifiées à l'aune d'une doxa utopiste. Les bateyes sont les théâtres du désenchantement de la société cubaine. Il y règne une ambiance pesante qui souligne la solitude, la pauvreté, l'isolement et la précarité. Si la canne à sucre a construit Cuba et a représenté la fierté nationale, aujourd'hui, elle est le symbole de son naufrage entraînant avec elle une nouvelle génération sans repère. Dans cette période de transition de l'histoire cubaine, les images de Pierre-Élie de Pibrac donnent à voir un monde qui se délite. Elles racontent comment le peuple cubain appréhende désormais son quotidien, quel regard il portesur son histoire récente. La démarche à la fois documentaire et artistique du photographe permet une lecture autre de l'après-castrisme qui se met aujourd'hui en place. À travers le prisme de divers registres d'images ? photographies réalisées lors de ce long séjour et images extraites de l'iconographie vernaculaire, Pierre-Élie de Pibrac donne à voir une société désenchantée mais aussi profondément attachée à la singularité de son histoire.Ce travail photographique a été récompensé par le prix Levallois en 2018.Texte inédit de Zoé Valdès
Résumé : Cette exposition majeure qui se tiendra à la MEP en 2021, présentera un nouveau regard sur l'acte photographique en l'amour, l'intimité et les relations humaines. Réunissant une quinzaine de séries parmi les plus importantes de l'histoire de la photographie des XXe et XXIe siècles, créées par des artistes travaillant sur leurs propres relations amoureuses, Love Songs est un livre qui examine ce qui se passe lorsque l'objectif est braqué sur soi, lorsque les photographes font le point sur leurs histoires d'amour. Cet ouvrage interroge également le rôle de la photographie dans la compréhension et la représentation de l'intimité, la sexualité, l'identité, le rapport à la mort et l'intelligence émotionnelle. Parmi les séries photographiques majeures du livre, les séries de Nobuyoshi Araki Sentimental Journey (1969) et Winter Journey (1989-90) jouent un rôle unique, se concentrant respectivement sur le début et la fin de sa relation avec sa femme Yoko, de leur lune de miel à sa mort. Est présenté également le chef-d'oeuvre de Nan Goldin, intitulé The Ballad of Sexual Dependency (depuis 1983). Dans un cas comme dans l'autre, ces séries photographiques, à la fois poétiques et dures, placent le spectateur au coeur de l'action, témoin, au plus près de la vie et des émotions de leur auteur. Love Songs a pour ambition de revisiter l'histoire de séries photographiques clés, créées depuis les années 1950.
Au printemps 2020, alors que le pays est confiné pendant plusieurs semaines, les oiseaux redécouvrent des villes silencieuses, vidées de l'activité humaine et de ses nuisances. Enfermé dans son appartement parisien, en haut d'un immeuble de la rue Voltaire, Christophe Maout décide de photographier les oiseaux qu'il voit furtivement passer au loin lorsqu'il sort sur son balcon. Pour mieux les identifier, il utilise une technique simple et bien connue des amateurs : la jumelle. Il plaque alors l'objectif de son appareil photo sur l'oeilleton de celle-ci et s'approche au plus près des volatiles pour les photographier. Variant les moments de la journée, les orientations du soleil et les espèces d'oiseaux, le photographe renoue avec la tradition ornithologique de l'observation, tout en ajoutant un geste artistique dans le cadrage et la couleur. Nous plongeons alors dans le noir de l'appareil et notre oeil est focalisé, grâce au cercle de la jumelle, sur cette petite tache noire, sur ce petit accent circonflexe inversé, qui nous indique la présence de l'animal. Maout nous transporte dans un univers de légèreté, alternant les points de vue, allant du ciel au immeubles, avec comme seuls repères visuels les nuages et l'horizon. Ce 12e titre de la collection Des oiseaux célèbre cette liberté magnifique qui n'appartient qu'aux oiseaux et qui nous fait lever les yeux au ciel pour les regarder. Christophe Maout réussi à faire de la ville un théâtre dans lequel nous connaissons tous les acteurs : ces oiseaux qui vivent avec nous au quotidien. Il nous aura fallu attendre d'être enfermé pour apprendre à les regarder de nouveau.
De l'émergence de l'agriculture, il y a plus de 10 000 ans, aux questions que soulèvent les semences hybrides actuelles, en passant par la découverte des usages des graines à travers les cultures et les époques, l'ouvrage explore les enjeux de la diversité. La graine est une merveille d'apparence, une perfection de forme et de couleur. Elle possède une morphologie à la fois nécessaire et bizarre, propre à susciter l'étonnement, l'interrogation ou la contemplation. Choisies, éclairées et cadrées avec le plus grand soin, les graines photographiées par Thierry Ardouin, perturbent notre subjectivité de spectateur : elles deviennent des symboles qui, loin d'une image générique, interrogent notre rapport à l'origine. De l'émergence de l'agriculture, il y a plus de 10 000 ans, aux questions que soulèvent les semences hybrides actuelles, en passant par la découverte des usages des graines à travers les cultures et les époques, l'ouvrage explore les enjeux de la diversité. De la domestication à la commercialisation, les graines parlent de l'évolution de nos pratiques tant sociales que culturelles. Elles racontent la grande histoire des hommes : leur diffusion, acclimatation, réglementation font écho à la mondialisation, croissance des productions et acculturations de nos sociétés. Issues, pour la plupart des collections du Muséum national d'histoire naturelle, ces graines sauvages ou cultivées venues du monde entier fascinent par leur beauté formelle : couleurs, textures, contours, apparences, elles captent le regard, interrogent nos perceptions. Accompagnées d'un corpus de textes signés de botanistes, ethnologues et ingénieurs agronomes, les images de Thierry Ardouin ouvrent des champs de réflexion sur l'avenir de nos sociétés et leur aptitude à imaginer demain. Comment consommer sans dégrader, produire sans appauvrir, vivre sans détruire ?