
Marcel Weinum et la main noire
Extrait En hommage à Marcel Weinum et à la Résistance alsacienne «Il n'est pas de commune mesure, écrit Saint-Exupéry dans sa Lettre à un otage, entre le combat libre et l'écrasement dans la nuit. Il n'est pas de commune mesure entre le métier de soldat et le métier d'otage...» Il a fallu de longues années avant que soit prise la vraie mesure du courage qu'exigeait ce combat-là, sans front, sans uniforme, dans la France occupée. Mais cette nuit, cet écrasement n'ont nulle part été aussi profonds que dans l'Alsace annexée par le Reich hitlérien. La terre qui avait donné à la France les Kléber, les Rapp, les Kellermann, cette terre pour laquelle tant de sang avait été versé de part et d'autre à travers trois guerres - 1870, 1914, 1939 -, le régime de Vichy l'avait abandonnée aux exactions nazies presque sans protestation. L'Europe des Lumières s'était suicidée, Strasbourg vivait sous le joug de la barbarie. Or c'est dans cette ville-symbole qu'à l'appel d'un adolescent de 16 ans une trentaine de jeunes garçons s'organisent, dès septembre 1940, pour lutter contre l'oppression. La Résistance a été, on le sait, un extraordinaire creuset humain : elle a révélé les hommes à eux-mêmes, au-delà de ce qu'ils auraient cru possible. Quel plus bel exemple en trouver que ces enfants, qui, du jour au lendemain, comme tout naturellement, font le sacrifice de leur vie pour être fidèles à leur idéal ... Plus qu'aucune région de France en ce siècle, l'Alsace a souffert des luttes fratricides de l'Europe. Et alors même que semblait pour elle perdu tout espoir de liberté et de paix, elle a trouvé dans les plus faibles de ses enfants l'énergie de résister encore. Il est temps que la Résistance de l'Intérieur rende hommage à ceux-là qui, en dépit de tout, ont su maintenir intact l'honneur de leur terre. La Résistance alsacienne a elle aussi ses héros, et la France a envers eux une dette de gratitude. Ceslav Sieradzki, Marcel Weinum et tous vos compagnons sacrifiés sur le front russe, vous n'êtes pas morts en vain ! La flèche de Strasbourg s'élève aujourd'hui au centre d'une Europe libre et réconciliée. A nous, à nos enfants, de préserver désormais avec vigilance un bien si chèrement payé. Pierre Sudreau Président de la Fondation de la Résistance
| EAN | 9782845901094 |
|---|---|
| Titre | Marcel Weinum et la main noire |
| Auteur | Pfister Gérard |
| Editeur | ARFUYEN |
| Largeur | 125 |
| Poids | 210 |
| Date de parution | 20071004 |
| Nombre de pages | 208,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 2-4 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Le livre des sources
Pfister GérardLe 15 septembre 1942, Serge Bermont, un jeune professeur de philosophie, est assassiné par la Gestapo de Strasbourg, après avoir subi interrogatoires et tortures chaque jour d'une longue détention. Son sort paraît d'autant plus choquant que l'intellectuel n'avait pas hésité à prêter allégeance dès la première heure au nazisme, la nouvelle "religion" d'Etat. La réponse à cette énigme ne se dévoilera que cinquante ans plus tard, lorsque son épouse Jeanne découvrira par hasard le fruit des recherches qu'il avait soigneusement dissimulées dans leur maison de montagne à Hohrod. Aux sources de la philosophie allemande auxquelles il a consacré ses travaux, resplendit la mystique la plus pure incarnée par Maître Eckhart. Mystique confisquée, niée dans sa vérité, par le nouveau maître d'Allemagne des années trente, le Führer... Une négation qui a commencé bien avant. Comme le démontre l'histoire de cette mystérieuse "Communauté du Haut-Pays", connue depuis le Moyen Age et dont la piste s'est ensuite effacée. Le fondateur de cette utopie, le fameux "Ami de Dieu", a-t-il existé ou faut-il croire les savants qui, à la fin du XIXe siècle, ont prétendu à une mystification ? Et qui est cet étrange banquier, Roland Merswin, qui aurait tout inventé : mystique visionnaire ou dangereux manipulateur? Héritier d'Eckhart ou ancêtre de Rosenberg, haut théoricien du parti nazi ? Ce roman de l'intégrité intellectuelle, aux accents apocalyptiques, ouvre sur une quête d'absolu qui interroge sans cesse le sens caché de l'Histoire au fil des siècles.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER24,90 € -

Les Dits de Maître Eckhart
PFISTER GERARDLes Dits de Maître Eckhart sont publiés ici pour la première fois en volume dans une traduction qui se veut rigoureusement littérale et agréable à lire. Ils donnent un résumé simple et accessible, par Maître Eckhart lui-même, des aspects les plus importants de sa doctrine. Les Dits de Maître Eckhart ont été publiés pour la première fois en 1857, sous le titre Sprüche, par le grand spécialiste allemand qui a le plus contribué à la redécouverte de l'oeuvre d'Eckhart, Franz Pfeiffer. La présente traduction en donne l'intégralité, à l'exception des derniers textes (numérotés 66 à 70) qui, d'une nature différente de tous les fragments précédents, figurent déjà dans les Légendes de Maître Eckhart. « Voici Maître Eckhart à qui Dieu ne cacha jamais rien » : c'est sur cette solennelle inscription liminaire que s'ouvrent les Dits. Les courts textes qui suivent (de 2-3 paragraphes à 7-8 pages) nous livrent ces secrets révélés à Eckhart et exposés par le Maître en différentes occasions : « Maître Eckhart, nous rapporte le premier texte, dit un jour dans un sermon : "L'oeuvre qu'opère Dieu dans une âme divinement aimante, qu'Il trouve pure, nue et détachée, pour pouvoir s'engendrer spirituellement en elle, cette oeuvre-là lui est plus agréable que toutes les oeuvres qu'il a jamais produites dans toutes les créatures. Et elle est de loin plus noble que lorsqu'Il créa toutes choses du néant." » Citons également la conclusion du dernier de ces Dits : « Lorsque l'âme est dans son fond, elle échappe à tous les noms et à ses propres puissances. Car les puissances elles aussi sont une chute au dehors. Comme on ne peut donner aucun nom à Dieu, on ne peut donner aucun nom à l'âme dans sa propre nature. Et lorsque ces deux deviennent un, c'est alors la sainteté. L'être est si noble qu'il donne l'être à toutes choses. Et s'il n'y avait pas d'être, un ange serait comme une pierre. »Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER17,50 € -

Marie de la Trinité Paule dite Marie. Une femme cachée
Pfister GérardMère Saint-Jean- Mes yeux vous cherchent, ma fille, et ne vous trouvent pas. La porte s'ouvre et ce n'est pas vous qui entrez. Mais je vous retrouve la nuit dans la petite étoile qui luit sur le mur, et le jour dans la représentation si paisible de la Sainte Famille. En la voyant dans le coin de ma fenêtre, comme vous l'avez disposée, il me vient pour vous et pour moi des désirs fous d'humilité. "Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER13,50 €
Du même éditeur
-

Commentaire du Notre Père
ECKHART JCe huitième ouvrage de Maître Eckhart aux Éditions Arfuyen aborde l'oeuvre latine avec un court traité, le Commentaire du Notre Père, traduit ici pour la première fois. Son intérêt est double : d'une part, c'est une réflexion sur un texte fondamental et connu de tous, le Notre Père, et qui s'adresse donc à un public plus large ; d'autre part, le Commentaire mobilise l'ensemble de la culture d'Eckhart et permet de mieux comprendre ses sources, de Cassien et Augustin à Jean Chrysostome et Maxime le Confesseur. Quant à la magnifique Prière de Maître Eckhart, elle est ici publiée pour la première fois en édition bilingue (trad. Gérard Pfister) et en traduction intégrale. Le Commentaire du Notre Père apparaît dans deux manuscrits, dont le célèbre manuscrit de Cues de 1444. L'attribution du Commentaire à Eckhart est néanmoins certaine, du fait de nombreuses similitudes avec d'autres oeuvres eckhartiennes. Eckhart y fait lui-même expressément allusion dans son Commentaire sur l'évangile de Jean. Le Commentaire du Notre Père propose une méditation sur la prière chrétienne. Prier, c'est s'adresser à Dieu et lui parler. Eckhart insiste également ici sur le caractère communautaire et ecclésial de la prière. Enfin, la prière du Notre Père n'est pas seulement un modèle pour les hommes, elle est aussi et surtout la prière du Christ lui-même. Prier, c'est donc entrer dans la prière du Christ, se conformer à lui, et devenir Fils du Père. Le rapprochement entre l'oeuvre latine et l'oeuvre allemande permet ainsi de montrer que les expressions les plus audacieuses d'Eckhart trouvent en réalité leur fondement dans la tradition la plus classique. Éric Mangin, prêtre diocésain, est chargé de cours à la faculté de philosophie de l'université catholique de Lyon et membre de l'équipe de recherche sur les mystiques rhénans. Marie-Anne Vannier, professeur à la faculté de théologie de l'université de Metz, a déjà préfacé trois ouvrages d'Eckhart parus dans la même collection.EpuiséVOIR PRODUIT13,50 € -

Ainsi parlait Sénèque. Dits et maximes de vie, Edition bilingue français-latin
SENEQUEAprès Maître Eckhart et Thérèse d'Avila, ce livre est le 3e de la collection "Ainsi parlait". Pourquoi Sénèque ? "Sénèque fascine ; Sénèque irrite, écrit Louis Gehres. Déjà Néron supportait mal ce trop sage précepteur ; et la postérité n'a pas fini de s'en agacer. La gloire, la richesse, le pouvoir, tout lui a été donné. Mais il se pique de ne se soucier que de sagesse." Le destin de Sénèque ne fut pourtant pas dépourvu d'épreuves : le bannissement en Corse, la mort de son fils, mais surtout le suicide en 65, sur ordre de Néron. Tacite a donné des derniers instants de Sénèque un récit dont la grandeur évoque, bien sûr, la mort de Socrate. Son oeuvre acquiert là une signature de vérité qui en change la lecture.EpuiséVOIR PRODUIT13,00 €
De la même catégorie
-

La lutte clandestine en France. Une histoire de la Résistance, 1940-1944
Albertelli Sébastien ; Blanc Julien ; Douzou LaureTrois historiens, spécialistes de la Résistance, ont décidé de conjuguer leurs expertises, de croiser leurs regards, de se soumettre à une critique réciproque et exigeante. S'appuyant sur une abondante littérature, les auteurs se sont attachés à dérouler un récit qui prend parfois à rebours, comme dans le cas de la mémoire de la Résistance, les thèses communément admises. Chacun des dix-sept chapitres du livre s'ouvre sur un document visuel - photo d'identité, reproduction d'une feuille clandestine, cliché d'une scène publique ou privée - qui illustre une facette de cette histoire, saturée de représentations mais si pauvre en illustrations. Ces documents variés font ainsi office de portes d'entrée vers un monde par nature difficile à saisir, celui de la lutte clandestine. Tout en suivant la trame chronologique de la période, depuis les premières manifestations du refus en 1940 jusqu'aux libérations du territoire à l'été et à l'automne 1944, c'est bien une approche anthropologique du phénomène qui a été privilégiée. Elle conduit à mettre l'accent sur la densité extrême du temps résistant, à scruter ses pratiques et ses sociabilités, à interroger aussi les liens qui se tissent peu à peu avec la société. Elle cherche à comprendre ce que vivre en Résistance pouvait concrètement signifier. Soumis à un danger permanent, sans modèle préalable auquel se référer, l'univers clandestin de la Résistance, enfoui et invisible, n'aura en réalité jamais cessé d'inventer sa propre action. Il a généré des expériences d'une extrême variété tout en exposant l'ensemble de ses protagonistes, où qu'ils aient oeuvré, à des risques identiques et mortels.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER26,00 € -

La leçon de Vichy. Une histoire personnelle
Birnbaum PierrePierre Birnbaum, le théoricien de l'Etat fort à la française dont il a dessiné l'idéal-type, universaliste et protecteur des minorités, est né en juillet 1940, à Lourdes, quelques jours après l'instauration du régime de Vichy, de parents juifs et étrangers, dans une famille persécutée puis traquée par " l'Etat français " et par l'Occupant. A l'âge de deux ans, il est confié à une famille de fermiers des Hautes-Pyrénées avec sa soeur à peine plus âgée. Enfant caché, il doit sa survie à des Justes alors que les hauts fonctionnaires du régime de Vichy collaborent à la chasse aux Juifs. Par un étrange déni, il ne s'était jusqu'ici jamais interrogé dans son travail sur cet " Etat français " qui a mobilisé tous les moyens pour les traquer, lui et sa famille. Il retrace, dans ce livre émouvant, les années de persécution de son enfance à partir d'archives saisissantes, tant locales que nationales, et se fait l'historien de sa propre histoire. Il pose surtout en des termes nouveaux, depuis le coeur de sa théorie, la question de la continuité entre la République et Vichy. L'Etat devenu " français " sous la houlette des droites extrêmes, est-ce encore l'Etat ? Cet ouvrage d'une force singulière ne manquera pas de susciter le débat sur un pan de notre histoire toujours disputé. Car, conclut Pierre Birnbaum, le fait que les hauts fonctionnaires passés au service de Vichy aient été si peu sanctionnés pour leurs responsabilités dans la persécution et la déportation des Juifs de France reste un héritage lourd à porter. Toutes les conséquences de la leçon de Vichy n'ont pas été tirées. Professeur émérite à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Pierre Birnbaum est l'auteur de nombreux ouvrages, parmi lesquels : Les Fous de la République. Histoire politique des Juifs d'Etat, de Gambetta à Vichy (Fayard, 1992 ; Points Histoire, 1994), Léon Blum. Un portrait (Seuil, 2016 ; Points Histoire 2017) et Où va l'Etat ? (Seuil, 2018).Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER20,00 € -

Résistance. Les opérateurs radios clandestins
Perquin Jean-LouisAttendu, tant par les passionnés de la Résistance que par les radioamateurs, cet ouvrage abondamment illustré (300 photos dont 70 en couleur) présente de manière exhaustive les véritables Croisés de la France Libre que furent les opérateurs radio clandestins alliés parachutés en France occupée. Objet dune lutte impitoyable de la part des Allemands, les opérateurs radio avaient une espérance de vie de six mois Pour la première fois, la formation reçue en Angleterre est présentée en détail et cinq histoires vécues décrivent le quotidien de ces héros. La plupart des matériels radio, dont certains très rares, sont présentés pour la première fois en photo couleur.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER24,95 € -

Les maquis de l'Ain. La Résistance victorieuse
Croyet Jérôme ; Lavit StéphaneDès 1940, l'Ain, département clef de la liaison Nord-Sud, refuse la défaite. Proche de Lyon et de la Suisse, il devient le coeur de l'organisation de la résistance, face à Vichy puis aux Allemands partir de 1943. Avec l'afflux de réfractaires du STO apparaissent les premiers camps de maquisards dans les montagnes. Malgré les nombreuses tentatives allemandes de les exterminer, les effectifs ne cessent d'augmenter. Devenus FFI en 1944, les maquisards s'organisent en compagnies et groupes francs. Les maquis de l'Ain ont ainsi rassemblé des hommes et des femmes d'horizons divers dans les montagnes du Bugey, autour d'un idéal commun : la libération et la victoire totale. L'Ain compte trois des villes médaillées de la Résistance et deux des quinze établissements médaillés. Faire connaître cette histoire glorieuse participe du devoir de Mémoire nécessaire !Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER22,00 €


