
La lutte clandestine en France. Une histoire de la Résistance, 1940-1944
Trois historiens, spécialistes de la Résistance, ont décidé de conjuguer leurs expertises, de croiser leurs regards, de se soumettre à une critique réciproque et exigeante. S'appuyant sur une abondante littérature, les auteurs se sont attachés à dérouler un récit qui prend parfois à rebours, comme dans le cas de la mémoire de la Résistance, les thèses communément admises. Chacun des dix-sept chapitres du livre s'ouvre sur un document visuel - photo d'identité, reproduction d'une feuille clandestine, cliché d'une scène publique ou privée - qui illustre une facette de cette histoire, saturée de représentations mais si pauvre en illustrations. Ces documents variés font ainsi office de portes d'entrée vers un monde par nature difficile à saisir, celui de la lutte clandestine. Tout en suivant la trame chronologique de la période, depuis les premières manifestations du refus en 1940 jusqu'aux libérations du territoire à l'été et à l'automne 1944, c'est bien une approche anthropologique du phénomène qui a été privilégiée. Elle conduit à mettre l'accent sur la densité extrême du temps résistant, à scruter ses pratiques et ses sociabilités, à interroger aussi les liens qui se tissent peu à peu avec la société. Elle cherche à comprendre ce que vivre en Résistance pouvait concrètement signifier. Soumis à un danger permanent, sans modèle préalable auquel se référer, l'univers clandestin de la Résistance, enfoui et invisible, n'aura en réalité jamais cessé d'inventer sa propre action. Il a généré des expériences d'une extrême variété tout en exposant l'ensemble de ses protagonistes, où qu'ils aient oeuvré, à des risques identiques et mortels.
| EAN | 9782021401240 |
|---|---|
| Titre | La lutte clandestine en France. Une histoire de la Résistance, 1940-1944 |
| ISBN | 2021401243 |
| Auteur | Albertelli Sébastien ; Blanc Julien ; Douzou Laure |
| Editeur | SEUIL |
| Largeur | 143 |
| Poids | 496 |
| Date de parution | 20190404 |
| Nombre de pages | 429,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 2-4 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Elles ont suivi de Gaulle. Histoire du Corps des Volontaires françaises
Albertelli SébastienL'histoire de la première unité militaire féminine de l'armée française. Première unité militaire féminine dans l'histoire de l'armée française, le Corps féminin, créé à Londres en 1940 et rebaptisé l'année suivante Corps des Volontaires françaises (CVF), fut à maints égards exceptionnel. Pour la première fois, en effet, des femmes firent l'expérience de la vie en caserne et de la soumission à une hiérarchie militaire féminine. Au total, plus de six cents choisirent cette voie entre 1940 et 1944 pour rallier les Forces françaises libres et le général de Gaulle. Comment parvinrent-elles à gagner Londres où était basée cette unité ? Quelles sont les raisons qui les ont poussées à s'engager dans l'armée ? Quels rôles leur ont été confiés ? En quoi leur engagement se distinguait-il de celui des hommes ? Comment ont-elles vécu leur exil et la méfiance des Britanniques et/ou des gaullistes à leur arrivée ? Ont-elles eu, à Londres, des aventures sentimentales ? Comment certaines parvinrent-elles à être envoyées en mission clandestine en France ? Combien parmi toutes ces Volontaires ont payé de leur vie cet engagement ? Et qu'est devenu le CVF à la fin de la guerre ? Autant de questions, parmi beaucoup d'autres, auxquelles répond Sébastien Albertelli, qui a rencontré certaines de ces femmes. Fort de sa connaissance intime de ce conflit, il fait sortir leur histoire du cercle familial, s'appuyant sur des trajectoires individuelles, emblématiques et documentées pour retracer une histoire collective et injustement méconnue.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER27,00 € -

Les services secrets du général de Gaulle. Le BCRA, 1940-1944
Albertelli SébastienUne histoire complète des services secrets de la France Libre. Considéré par le colonel Passy, qui l'a fondé à Londres en 1940, comme " une des principales unités combattantes de la France libre ", le Bureau central de renseignements et d'action (BCRA) ne s'est pourtant jamais lancé dans un véritable combat armé, se concentrant sur son triple objectif : recueillir des renseignements sur ce qui se passe en France, soutenir les résistants de l'intérieur dans leur combat, puis imposer à ceux-ci une tutelle, souvent mal acceptée. Grâce à des fonds d'archives exceptionnels, Sébastien Albertelli retrace l'aventure des personnages hors du commun qui marquèrent l'histoire de cette institution : Passy, naturellement, mais aussi le colonel Rémy, Jean Moulin, Pierre Brossolette, Roger Wybot (futur patron de la DST) ou Honoré d'Estienne d'Orves. Il détaille les relations compliquées et fluctuantes entre le général de Gaulle et les services secrets, étudie avec minutie les rapports tumultueux du BCRA avec les Anglais ou les Américains et démonte la légende noire que les déçus du gaullisme ainsi que les communistes s'ingénièrent à colporter dès l'après-guerre. Un travail de recherche remarquable, puisant aux meilleures sources, souvent inédites, qui permet de comprendre comment et avec quel succès les services spéciaux ont mené la lutte contre les Allemands et Vichy. " Fondée sur une documentation considérable et nourrie d'entretiens avec d'anciens membres du BCRA, dont Daniel Cordier et Stéphane Hessel, cette dense étude comble ainsi un véritable "angle mort' historiographique. " Le Monde des livres .Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER12,50 € -

Histoire du sabotage. De la CGT à la Résistance
Albertelli SébastienRésistants dynamitant des ponts, agents britanniques détruisant des usines? le sabotage s'est imposé comme l'une des armes du combat contemporain, auquel la Résistance a conféré ses lettres de noblesse pendant la Seconde Guerre mondiale. Mais le phénomène n'est pas né avec l'armée des ombres. Les contours de cette arme nouvelle se dessinent à la fin du XIXe siècle, à la croisée de deux mondes que tout oppose : les syndicalistes de la jeune CGT, qui imposent l'idée et le mot ; les militaires, qui développent le concept, mais rechignent à adopter le terme, précisément parce qu'il vient des Rouges. Les adeptes du sabotage en sont convaincus : les sociétés industrielles sont fragiles ; machines et réseaux ? de transmissions ou de communication ?, à la base de leur puissance, peuvent être paralysés par des destructions ponctuelles aux effets considérables. Alors que s'estompe la différence entre le temps de paix et le temps de guerre, les espoirs et les craintes que suscite le sabotage se diffusent, qu'ils empruntent les traits de l'anarchiste, du communiste ou de l'Allemand. Au-delà des espoirs et des peurs, la pratique du sabotage se développe elle aussi. Modeste encore au cours de la Grande Guerre, elle s'affirme lors de la Seconde Guerre mondiale. Tous les acteurs l'incluent dans leur stratégie, des Allemands aux Soviétiques, des Britanniques aux Américains, des résistants aux services secrets. Pour la première fois, cet ouvrage lève le voile sur un enjeu majeur des temps contemporains.EpuiséVOIR PRODUIT24,99 € -

Les services secrets du général de Gaulle. Le BCRA, 1940-1944
Albertelli SébastienPour une poignée de Français, la guerre ne s'arrête pas avec l'armistice de 1940. Mais la continuer est un pari audacieux quand manquent les moyens humains, financiers et matériels. Tout ou presque est à inventer. C'est dans cet esprit qu'à Londres le colonel Passy organise le Bureau central de renseignement et d'action (BCRA). Son objectif est triple: recueillir des renseignements sur ce qui se passe en France, soutenir les résistants de l'intérieur dans leur combat, puis imposer à ceux-ci une tutelle souvent fort mal acceptée. Grâce à des fonds d'archives exceptionnelles - 600 cartons du BCRA, celles du SOE britannique et de l'OSS américaine -, Sébastien Albertelli retrace l'aventure de ces personnages hors du commun: le colonel Passy, le colonel Rémy, Jean Moulin, Pierre Brossolette, Roger Wybot (futur patron de la DST), André Manuel, Pierre Fourcaud ou Honoré d'Estienne d'Orves. Il détaille les relations compliquées et fluctuantes entre le général de Gaulle et les services secrets, étudie les rapports tumultueux du BCRA avec les Anglais ou les Américains et démonte la légende noire qui s'est tissée autour du BCRA. Son travail minutieux, qui fourmille d'informations inédites, permet de comprendre comment la toile d'araignée des services spéciaux français a mené la lutte contre les Allemands et Vichy.EpuiséVOIR PRODUIT28,50 €
Du même éditeur
-

Les Ratonnades d'Alger, 1956. Une histoire du racisme colonial
Thénault SylvieLe 29 décembre 1956, l'Algérie française portait en terre l'un de ses leaders, Amédée Froger, tué la veille, alors qu'il sortait de son domicile. La nouvelle de l'assassinat a fait grand bruit, en Algérie, mais aussi à Paris, en raison de la personnalité de la victime, haute figure locale de la défense de la cause française. Ses obsèques à Alger ont rassemblé une foule nombreuse. Elles ont surtout été l'occasion de ratonnades qui ont marqué les observateurs. S'appuyant sur de nombreuses sources, dont des archives policières et judiciaires inédites, Sylvie Thénault retrace ces événements et propose à travers eux une généalogie des violences exercées par les Français sur les Algériens dans le contexte de la colonisation. Trop souvent résumées à des actions ponctuelles et paroxystiques, ou associées aux seules exactions de l'OAS à la toute fin de la guerre, ces violences - non pas celles des autorités et de leurs représentants mais bien celles de la minorité française, née là-bas - s'inscrivent dans une histoire longue. Elles se nourrissent d'un rapport de domination brutal, empruntant à toutes les formes d'oppressions possibles (économiques, sociales, politiques, juridiques, culturelles) et s'ancrent dans un espace urbain où les différences et les inégalités se lisaient à la moindre échelle, celle du quartier, voire de la rue ou de l'immeuble. Faisant des événements ayant entouré la mort et l'enterrement d'Amédée Froger le chaînon manquant de cette longue histoire, Sylvie Thénault propose ici une histoire spatiale et sociale de la guerre à Alger, en plaçant au coeur de l'interrogation ce que les ratonnades doivent aux rapports entre les populations en présence.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER23,00 € -

Le conteur, la nuit et le panier
Chamoiseau PatrickXVIIe siècle. Aux Antilles. C'est la nuit sur une plantation où se déroule une veillée mortuaire. Un vieux-nègre esclave entre dans le cercle des flambeaux. Dès ses premiers mots, il se métamorphose en " maître-de-la-Parole ". Comment ce vieil homme a-t-il pu s'ériger en père fondateur de la littérature des Amériques ? Quels sont les secrets de cet improbable résistant à l'esclavage et à la colonisation ? D'où lui vient cette assignation à ne conter que la nuit, sous peine d'être transformé en panier ? Et pourquoi un panier ? Partant de l'extraordinaire émergence du conteur créole, Patrick Chamoiseau interroge son propre travail d'écrivain, sa mémoire intime et les mystères de la création. Quels sont les grands enjeux de la littérature contemporaine ? En quoi rejoignent-ils ceux de ce vieux maître-de-la-Parole ? ... " Chaque création est une avancée de la réflexion, de la connaissance, du rapport désirant avec cet horizon sans horizon qu'est la Beauté. " Patrick Chamoiseau, né en 1953, a élargi la portée de la littérature antillaise à un niveau mondial. Prix Goncourt pour Texaco (Gallimard, 1992), il est l'auteur d'une oeuvre narrative et théorique majeure où se mêlent imaginaire foisonnant et conscience politique. Sa voix est aujourd'hui l'une des plus influentes de la Caraïbe. Au Seuil ont récemment paru La Matière de l'absence (2016), Frères migrants (2017), Contes des sages créoles (2018) et, en Points Thriller, J'ai toujours aimé la nuit (2018).Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER19,90 € -

Le sexe des Modernes. Pensée du Neutre et théorie du genre
Marty EricDisjoindre le sexe et le genre est un geste éminemment moderne, théoriser cette dissociation l'est plus encore.Ce livre est d'une certaine manière l'histoire de ce geste. Il nous mène des grandes entreprises déconstructrices de la Modernité des années 1960-1980 jusqu'au triomphe contemporain de la théorie du genre : de Sartre, Lacan, Deleuze, Barthes, Derrida ou Foucault jusqu'à Judith Butler.Pourtant, parce qu'il s'agit d'un objet aussi fuyant que précieux, le sexe des Modernes est aussi un révélateur. Loin d'être tout à fait commun aux deux espaces intellectuels que sont l'Europe et les États-Unis, il est peut-être témoin de leurs divisions : disputes, équivoques, héritages détournés, et guerres silencieuses ou avouées...Il s'agit ici non seulement d'éclairer des doctrines récentes que la confusion des temps travaille à obscurcir, mais d'explorer ce qui s'est déplacé au tournant des XXe et XXIe siècles entre le continent européen et le continent américain. Transmission ou au contraire fracture ...Car le moment est venu d'interroger le partage du sexe et du genre sous l'angle de son histoire puisque cette histoire est la nôtre, et sans doute plus que jamais.E.M.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER24,99 € -

Fiers de punir. Le monde des justiciers hors-la-loi
Favarel-Garrigues Gilles ; Gayer LaurentExcédés par le présumé laxisme des tribunaux, les justiciers autoproclamés s'évertuent à punir par eux-mêmes les fauteurs de trouble. Violant la loi pour maintenir l'ordre, ils s'improvisent détectives, juges et bourreaux. Adeptes du lynchage et autres châtiments spectaculaires, ils trouvent un nouveau public sur les réseaux sociaux. Des groupes d'autodéfense du Far West aux chasseurs de pédophiles en Russie contemporaine, les justiciers hors-la-loi sont typiquement des hommes blancs, réactionnaires et xénophobes. Toutefois, mouvements révolutionnaires et défenseurs des dominés ne s'interdisent pas de manier, à leur tour, le fouet et le feu. L'auto-justice compte en outre de fervents zélateurs dans les services répressifs. Et quand policiers et paramilitaires s'affranchissent du cadre légal pour nettoyer la société, ils précipitent l'avènement de l'Etat justicier. Cet essai comparatif s'aventure dans les eaux troubles de la justice sommaire. Au terme d'un périple dans le monde perturbant des redresseurs de torts, une question s'impose : la France est-elle immunisée contre cette fièvre punitive ...Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER22,00 €
De la même catégorie
-

La leçon de Vichy. Une histoire personnelle
Birnbaum PierrePierre Birnbaum, le théoricien de l'Etat fort à la française dont il a dessiné l'idéal-type, universaliste et protecteur des minorités, est né en juillet 1940, à Lourdes, quelques jours après l'instauration du régime de Vichy, de parents juifs et étrangers, dans une famille persécutée puis traquée par " l'Etat français " et par l'Occupant. A l'âge de deux ans, il est confié à une famille de fermiers des Hautes-Pyrénées avec sa soeur à peine plus âgée. Enfant caché, il doit sa survie à des Justes alors que les hauts fonctionnaires du régime de Vichy collaborent à la chasse aux Juifs. Par un étrange déni, il ne s'était jusqu'ici jamais interrogé dans son travail sur cet " Etat français " qui a mobilisé tous les moyens pour les traquer, lui et sa famille. Il retrace, dans ce livre émouvant, les années de persécution de son enfance à partir d'archives saisissantes, tant locales que nationales, et se fait l'historien de sa propre histoire. Il pose surtout en des termes nouveaux, depuis le coeur de sa théorie, la question de la continuité entre la République et Vichy. L'Etat devenu " français " sous la houlette des droites extrêmes, est-ce encore l'Etat ? Cet ouvrage d'une force singulière ne manquera pas de susciter le débat sur un pan de notre histoire toujours disputé. Car, conclut Pierre Birnbaum, le fait que les hauts fonctionnaires passés au service de Vichy aient été si peu sanctionnés pour leurs responsabilités dans la persécution et la déportation des Juifs de France reste un héritage lourd à porter. Toutes les conséquences de la leçon de Vichy n'ont pas été tirées. Professeur émérite à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Pierre Birnbaum est l'auteur de nombreux ouvrages, parmi lesquels : Les Fous de la République. Histoire politique des Juifs d'Etat, de Gambetta à Vichy (Fayard, 1992 ; Points Histoire, 1994), Léon Blum. Un portrait (Seuil, 2016 ; Points Histoire 2017) et Où va l'Etat ? (Seuil, 2018).Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER20,00 € -

Résistance. Les opérateurs radios clandestins
Perquin Jean-LouisAttendu, tant par les passionnés de la Résistance que par les radioamateurs, cet ouvrage abondamment illustré (300 photos dont 70 en couleur) présente de manière exhaustive les véritables Croisés de la France Libre que furent les opérateurs radio clandestins alliés parachutés en France occupée. Objet dune lutte impitoyable de la part des Allemands, les opérateurs radio avaient une espérance de vie de six mois Pour la première fois, la formation reçue en Angleterre est présentée en détail et cinq histoires vécues décrivent le quotidien de ces héros. La plupart des matériels radio, dont certains très rares, sont présentés pour la première fois en photo couleur.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER24,95 € -

Les maquis de l'Ain. La Résistance victorieuse
Croyet Jérôme ; Lavit StéphaneDès 1940, l'Ain, département clef de la liaison Nord-Sud, refuse la défaite. Proche de Lyon et de la Suisse, il devient le coeur de l'organisation de la résistance, face à Vichy puis aux Allemands partir de 1943. Avec l'afflux de réfractaires du STO apparaissent les premiers camps de maquisards dans les montagnes. Malgré les nombreuses tentatives allemandes de les exterminer, les effectifs ne cessent d'augmenter. Devenus FFI en 1944, les maquisards s'organisent en compagnies et groupes francs. Les maquis de l'Ain ont ainsi rassemblé des hommes et des femmes d'horizons divers dans les montagnes du Bugey, autour d'un idéal commun : la libération et la victoire totale. L'Ain compte trois des villes médaillées de la Résistance et deux des quinze établissements médaillés. Faire connaître cette histoire glorieuse participe du devoir de Mémoire nécessaire !Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER22,00 € -

Le régime de Vichy. 4e édition
Rousso HenryLe régime de Vichy est né de la défaite brutale de juin 1940 devant l'Allemagne nazie. De juillet 1940 à août 1944, le nouvel "Etat français" a été tributaire de l'occupation partielle puis totale de la France. Cependant, cette dictature charismatique dont la légitimité reposait presque entièrement sur le maréchal Pétain, a tenté d'imposer, sans l'intervention des occupants, un nouvel ordre politique, social et moral en rupture avec la République, défendant le principe d'une "communauté nationale" dont devaient être exclus les éléments "inassimilables" (juifs, communistes, francs-maçons, étrangers). Il a par ailleurs fait le choix d'une collaboration stratégique avec le IIIe Reich, dans l'espoir de voir la France se ménager une place dans l'horizon d'une Europe allemande. L'ouvrage retrace l'évolution de cette dictature en s'appuyant sur une historiographie qui a entièrement renouvelé le sujet depuis une quinzaine d'années.EpuiséVOIR PRODUIT10,00 €
