L'éducation au voyage. Pratiques touristiques et circulations des savoirs
Peyvel Emmanuelle ; Löfgren Orvar
PU RENNES
24,99 €
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EAN :9782753575974
Les auteurs réunis ici se proposent de comprendre sous l'angle de l'éducation au voyage la mondialisation du tourisme, en posant l'hypothèse selon laquelle cette dernière est étroitement liée à la question de la construction et de la circulation des savoirs. Apprendre constitue une motivation touristique fondamentale, et symétriquement la mondialisation multiplie de manière inédite les situations d'apprentissage à de vastes échelles. Prenant le contre-pied de clichés résumant le tourisme au fait de bronzer idiot, cet ouvrage démontre plutôt la richesse des apprentissages liés au tourisme. D'une part, il ressort que faire du tourisme s'apprend, car sa pratique implique des compétences organisationnelles, relationnelles, langagières et techniques. D'autre part, les savoir-faire acquis en situation touristique peuvent être profondément utiles dans le cadre d'économies néo-libérales mondialisées, s'ils sont construits au retour comme autant de profits économiques, culturels et sociaux internationalisés. Cette formation par et à la mobilité touristique est appréhendée par plusieurs disciplines : géographie, histoire, sociologie, anthropologie, sciences de l'éducation et STAPS. Leurs résultats sont présentés en trois temps : formation de la jeunesse, circulation des savoirs et éducation à l'environnement. Enseigner, échanger et protéger, telles sont les trois dynamiques pour penser dialectiquement tourisme et éducation, entre contrainte et émancipation.
Nombre de pages
265
Date de parution
17/01/2019
Poids
452g
Largeur
165mm
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EAN
9782753575974
Titre
L'éducation au voyage. Pratiques touristiques et circulations des savoirs
Auteur
Peyvel Emmanuelle ; Löfgren Orvar
Editeur
PU RENNES
Largeur
165
Poids
452
Date de parution
20190117
Nombre de pages
265,00 €
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Sacareau Isabelle ; Taunay Benjamin ; Peyvel Emman
Le dernier quart du 20e siècle a vu une croissance économique rapide d'un certain nombre de pays d'Amérique Latine, d'Asie, d'Afrique et du Moyen-Orient qui s'est accompagnée de la formation d'une classe moyenne aux contours très variables selon les états. Les mobilités qu'elles déploient dans le cadre du tourisme et des loisirs à l'échelle de leurs territoires nationaux (tourisme domestique) comme à l'échelle régionale (avec la constitution de nouveaux " bassins touristiques "), constituent une réalité notable, surtout s'agissant de pays très peuplés comme la Chine, l'Inde, l'Indonésie, le Mexique ou le Brésil. Le tourisme domestique en particulier s'avère souvent largement supérieur en nombre au tourisme international à destination de ces pays. Or, la contribution de ces sociétés à la mondialisation touristique est encore très mal connue, tant dans leurs flux que dans leurs pratiques ou dans les lieux qu'elles fréquentent et qu'elles façonnent. Le tourisme ne peut plus être considéré comme une pratique exclusivement occidentale. L'ouvrage invite à explorer cette nouvelle frontière de la recherche en dépassant l'approche monographique, pour penser la mondialisation touristique à l'oeuvre en termes de circulations, de filiations et d'hybridations.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.