Ces lectures de l'imaginaire sandien se veulent l'image d'une ?uvre plurielle qui a su conserver dans sa diversité une grande unité. C'est pourquoi nous avons choisi de les regrouper autour de quelques points synthétiques qui renvoient tous à cette double problématique : l'ouverture et la médiation. De nombreuses images, de nombreux thèmes, de nombreuses figures expriment fréquemment dans l'?uvre ces deux axes : la frontière, la voix et la musique, l'éducation, les rapports entre l'archaïque et la modernité, la pudeur et l'impudeur, le repli et l'ouverture. L'ouverture, nous la retrouvons aussi bien dans la représentation de l'espace que dans celle du temps, nous la retrouvons dans la psychologie des personnages en quête d'une transformation, nous la retrouvons enfin dans de multiples thèmes comme le voyage ou la musique. La médiation n'est pas moins sollicitée par l'imaginaire sandien, car l'ouverture elle-même s'inscrit souvent dans une situation d'échange, de communication. La générosité est la clé de la sensibilité et de la pensée sandienne, une sensibilité et une pensée mobiles, qui concilient les besoins du repli et de l'ouverture dans un souci naturel d'unité et d'équilibre. L'ouverture et la médiation nous paraissent structurer en profondeur un imaginaire qui semble céder naturellement aux sollicitations synthétiques en tissant avec souplesse des liens entre les éléments opposés. La vision du monde sandienne englobe, sans artifice, tous les contraires, car l'imaginaire sandien est d'abord le lieu du relationnel, du dialogue et de l'échange.
Nombre de pages
264
Date de parution
18/05/2005
Poids
334g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782707812773
Titre
Le musée imaginaire de George Sand
Auteur
Peylet Gérard
Editeur
NIZET
Largeur
135
Poids
334
Date de parution
20050518
Nombre de pages
264,00 €
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L'intime est une dimension importante de la vie humaine. Quelles seraient les conséquences de sa disparition ? En ces temps de crise sanitaire, la question devient encore plus aiguë. L'intime est une catégorie de pensée difficile à cerner. C'est ce qui est "plus intérieur à moi que ce que j'ai de plus intérieur" , selon la définition qu'en donne Augustin dans ses Confessions. L'intime peut être à la fois le plus essentiel et le plus secret, se dérobant aux autres, et aussi ce qui nous associe le plus profondément à l'autre et porte au partage avec lui. Aujourd'hui, l'intime se trouve au centre d'une contradiction. Incontestablement il est lié à la modernité et cependant le monde actuel est une menace pour l'intime alors que jamais il n'a été, à l'heure de la mondialisation, aussi nécessaire.
Ces chroniques, sur des sujets extrêmement divers, ont été écrites en dehors de toute prise de position politique ou idéologique. Leur seule visée est humaniste. L'auteur est convaincu qu'au-delà de toutes les évolutions historiques et politiques, les valeurs qui placent la personne humaine au-dessus de toutes les autres valeurs sont des points stables auxquels il faut se raccrocher. Quand le temps est mauvais, il faut garder ces points d'ancrage, il faut laisser dans notre réflexion une place à l'interrogation et au doute. Douter ne doit pas conduire à ne rien faire, à se résigner et s'interroger, c'est s'engager pour la liberté, la tolérance. Douter n'est pas quelque chose de négatif, c'est résister au délitement des valeurs en défendant l'indépendance lorsqu'elle se marie à la disponibilité et à l'ouverture. Devant le déferlement médiatique qui mêle si souvent les fausses nouvelles aux vraies, il ne faut pas hésiter à faire entendre toutes les voix positives qui n'ont pas cessé de s'exprimer. L'auteur espère proposer une réflexion, non seulement libre, mais ouverte. Son intention n'est pas d'imposer des conclusions mais d'offrir à ses lecteurs l'occasion de poursuivre un questionnement.
Edition critique de deux comédies peu connues, Le Docteur amoureux et Le Desniaisé, de Gillet de La Tessonnerie (1619 ?-1660 ?), la première étant souvent attribuée à Molière.
La caractérisation précise du "genre marine" comme art pictural plaçant l'élément marin au coeur de l'oeuvre, s'est faite très progressivement et avec difficulté. Ce n'est vraiment que dans la seconde moitié du XIXe, avec certains impressionnistes (Courbet, Boudin), que la "marine" retrouve son essence perdue depuis Turner, le précurseur isolé. L'ouvrage de Marie-Antoinette Tippetts, s'appuyant sur un immense corpus de sources, explique brillamment ce phénomène par les puissantes réticences qu'eurent les littérateurs critiques d'art (Diderot, Thiers, Baudelaire, Champfleury, les frères Goncourt, etc.) à se défaire de leur grille habituelle d'interprétation de la nature figurée. On mit ainsi beaucoup de temps à accepter qu'un tableau dépourvu à la fois du "sujet humain", de l'"anecdote" et de l"embellissement" nécessitée par l'idéalisation de la nature, reste un tableau digne de l'art pictural. "Les littérateurs, écrit M. -A. Tippetts, jugent la peinture selon leurs propres critères littéraires. Ils apportent à leur critique d'art tous leurs goûts et leurs préjugés et ne conçoivent que rarement qu'il puisse exister d'autre étalon". Cette étude originale et très renseignée s'ouvre sur la série des ports de France par Claude-Joseph Vernet (1753-1765), et s'achève, aux alentours de 1870, avec les marines de Gustave Courbet.
Une étude des différentes sources culturelles auxquelles Alfred Jarry a puisé pour bâtir l'ensemble de son oeuvre. La familiarisation avec ces cultures souvent très singulières et éloignées est ici présentée comme le préalable indispensable à la lecture de Jarry.
Pouvant se lire ou se consulter à plusieurs niveaux, cette vaste synthèse (qui ne néglige pas les prodigieuses étrangetés - méconnues ! - de l'Histoire du Théâtre) concerne tous les publics, du très jeune lecteur (qui se laissera imprégner par les illustrations) au "théâtrophile" curieux et cultivé (qui goûtera l'inédit absolu de certaines pages) en passant par les lycéens, étudiants et, bien sûr, enseignants/enseignés des Ecoles de Théâtre. Salué par Jérôme Garcin, à la parution de ce livre en 1992, comme le "Facteur Cheval" du théâtre, André Degaine a conçu et réalisé un livre entièrement écrit à la main (calligraphié !) et, en grande partie, illustré par lui-même. Livre hors norme, sans doute l'événement de l'édition théâtrale de ces dix dernières années, cet ouvrage a déjà remporté plusieurs prix et un énorme succès (35.000 ex. vendus).