L'action se déroule dans une "colonie" grecque, vraisemblablement du sud de l'Italie. Les trois héros se trouvent invités, grâce au rhéteur Agamemnon, dans le palais d'un richissime affranchi. Pour étonner ses hôtes, anciens esclaves comme lui, Trimalchion s'évertue à étaler sa fortune : il propose, dans un décor où tout manifeste la vulgarité du parvenu, les mets les plus précieux accommodés de façon incongrue, et fatigue son auditoire de "bons mots" et de discours décousus où éclatent son inculture et sa vanité. Cette "repue" débridée, sorte de grande bouffe version Rome antique, finit dans l'ordure du vomitorium et le chaos d'une parodie de funérailles interrompue par les voisins excédés. Témoignage irremplaçable sur les moeurs du Haut Empire, le texte fournit une description réaliste où l'élégance de la narration contraste violemment avec la trivialité des dialogues. Trimalchion, bourgeois gentilhomme avant la lettre, nouveau riche méprisé des nobles et haï des plébéiens, préfigure selon Paul Veyne le thème de l'humiliation sociale cher à Nietzsche et Dostoievski.
Date de parution
08/03/2006
Poids
68g
Largeur
105mm
Plus d'informations
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EAN
9782842059491
Titre
DINER CHEZ TRIMALCHION
Auteur
PETRONE
Editeur
1001 NUITS
Largeur
105
Poids
68
Date de parution
20060308
Disponibilité
Epuisé
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Le Satyricon a une réputation sulfureuse. Mettant en scène les pérégrinations de deux amis à travers l'Italie méridionale, ce récit, qui ne nous est parvenu que par fragments, donne à voir la débauche sous toutes ses formes: festins orgiaques, amours homosexuelles, voyeurisme, exhibitionnisme... Mais ce n'est pas là le principal intérêt de ce texte dont Pétrone, grand seigneur épicurien du temps de Néron, passe pour être l'auteur. Selon Henry de Montherlant, le Satyricon est avant tout "le père du roman latin" et "le père du roman tout court". Mêlant prose et vers, abondant en pastiches et en parodies, cette oeuvre haute en couleur, qui a notamment inspiré le célèbre film de Fellini (1969), est un chef-d'oeuvre de la littérature latine.
Le Satiricon, on le sait, décrit les vagabondages de trois jeunes viveurs au temps de Néron. Encolpe a été frappé d'impuissance par le dieu Priape qui n'a pas ménagé ses largesses à son ami Ascylte, étymologiquement " l'Infatigable ". En compagnie du jeune Giton dont la grâce adolescente éveille plus d'une convoitise, ils nous font découvrir les extravagances d'une humanité menée par le plaisir, vivant chaque jour comme s'il devait être le dernier. Mais l'élégant épicurisme de Pétrone, probable familier du Prince, arbitre de ses plaisirs avouables, préserve cette fête sensuelle de la démesure et fait de cette ?uvre énigmatique en dépit de sa notoriété le premier vrai roman de la tradition occidentale.
Si la vie de Pétrone nous est mal connue - son suicide en 66, au cours d'un dernier festin, reste une hypothèse - son Satyricon constitue l'un des monuments de notre littérature. Aux côtés de l'oeuvre majeure sont ici rassemblés les nombreux fragments qui lui sont attribués, ainsi que plusieurs études consacrées à leur auteur.
Dans la Rome de Néron, ce roman, l'un des tous premiers si ce n'est le premier de l'histoire de la littérature, met en scène les aventures de deux jeunes hommes, Encolpe et Ascylte, ainsi que du jeune amant du premier, l'adolescent Giton. Encolpe est frappé d'impuissance par le dieu Priape. Son ami et rival Ascylte décide de profiter de la situation pour conquérir Giton. Au cours de leurs pérégrinations, ils sont invités à un splendide festin organisé par un riche affranchi. Rejoints par le poète Eumolpe, ils s'enfuient de la soirée, embarquent sur un frêle esquif et font naufrage à la suite d'une tempête au large de Crotone. Encolpe rencontre alors Circé qui vit à Crotone, mais, frappé de nouveau d'impuissance, il décide d'aller trouver remède auprès d'OEnothéa, prêtresse de Priape. Menées tambour battant, ces aventures sont traitées par Pétrone sur un mode parodique et satirique que la traduction de Louis de Langle restitue à la perfection.
A la fin du xviiie siècle, à la suite d'un duel, Xavier de Maistre est condamné à six semaines d'enfermement dans un lieu qui lui est désespérément familier : sa chambre. Il invente une expérience littéraire savoureuse, où chaque pas devient une aventure, chaque objet, du canapé au lit, fait figure de territoire inexploré. "Daignez m'accompagner dans mon voyage ; nous marcherons à petites journées, en riant, le long du chemin, aucun obstacle ne pourra nous arrêter".
Si tu veux que la gloire et les succès t'accompagnent, ne perds jamais de vue la doctrine, le commandement, la discipline, la prévoyance. Car celui qui excelle à résoudre les difficultés le fait avant qu'elles ne surviennent ; celui qui maîtrise autant l'approche directe et indirecte que la ruse triomphera. Voilà l'art de l'affrontement. Connais-toi toi-même et connais ton ennemi, ta victoire ne sera jamais mise en danger. Connais le terrain, connais le temps, ta victoire sera alors totale. Traduit du chinois par le père Amiot
Francis Bacon: On ne sait pourquoi certaines choses vous touchent. C'est vrai, j'adore les rouges, les bleus, les jaunes, les gras. Nous sommes de la viande, n'est-ce pas? Quand je vais chez le boucher, je trouve toujours surprenant de ne pas être là, à la place des morceaux de viande. Et puis il y a un vers d'Eschyle qui hante mon esprit: "L'odeur du sang humain ne me quitte pas des yeux."
Schopenhauer Arthur ; Burdeau Auguste ; Salaün Chr
Quand l?artiste accompli «prête ses yeux pour regarder le monde», il nous offre l?opportunité de le voir enfin tel qu?il est, débarrassé des oripeaux du besoin et de l?utilité.Dans ces deux suppléments au Monde comme volonté et comme représentation, Arthur Schopenhauer (1788-1860) montre comment le génie opère par dévoilement soudain: «Le talent, c?est le tireur qui atteint un but que les autres ne peuvent toucher; le génie, c?est celui qui atteint un but que les autres ne peuvent même pas voir.»