Michelet, rythme de la prose, rythme de l'histoire
Petitier Paule
PU SEPTENTRION
19,00 €
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EAN :9782757401408
Il n'est guère d'historien avant Fernand Braudel pour qui la perception des différentes allures du temps ait eu plus d'importance que Michelet. Siècles du Moyen Âge qui s'étirent interminablement, pas vif de la Régence, boitement du XIX° siècle... Michelet mesure à travers ces variations non seulement la marche du progrès mais le rapport des hommes de chaque époque à l'histoire qu'ils vivent, selon qu'elle leur pèse, les écrase ou les porte. Le rythme, réalité essentiellement organique chez Michelet, dit que l'histoire n'est jamais désincarnée. Ce volume explore à la fois le rythme comme objet historique (la façon dont Michelet commente et interprète certains phénomènes rythmiques) et comme instrument intellectuel de l'historien, dont le travail repose sur le repérage de scansions, de cycles, de surgissements perturbateurs créant de nouvelles régularités... Des oeuvres telles que La Mer figurent le rapport contradictoire que l'histoire de Michelet entretient avec les rythmes naturels. Mais est-il possible de parler d'une poétique de l'histoire liée au rythme sans aller voir dans l'atelier même de l'écrivain comment la prose concerte ses effets rythmiques? C'est pourquoi le volume a souhaité accorder une large place aux études où la stylistique s'ouvre vers la production du sens de l'histoire.
Nombre de pages
26
Date de parution
04/03/2010
Poids
362g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782757401408
Titre
Michelet, rythme de la prose, rythme de l'histoire
Auteur
Petitier Paule
Editeur
PU SEPTENTRION
Largeur
160
Poids
362
Date de parution
20100304
Nombre de pages
26,00 €
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Résumé : Michelet, c'est une carrière. Profondément marqué par son enfance dans un milieu populaire, il suit d'éclatantes études qui le conduisent à devenir professeur à l'Ecole normale et au Collège de France, directeur aux Archives nationales, membre de l'Académie des Sciences morales et politiques. Michelet, c'est aussi un grand écrivain, comme en témoignent sa célèbre Histoire de France et l'Histoire de la Révolution française. Michelet, c'est encore une conscience. Indigné par l'immobilisme social sous la monarchie de Juillet, il proteste aussi, au nom de la République, contre le Second Empire. Enfin, Michelet c'est un lyrique enchanté par la nature et la féminité, comme le montrent ses derniers grands livres, La Femme et La Mer. Impeccablement documentée, remarquablement écrite, cette biographie donne une image nouvelle de l'historien. On y découvre un professeur charismatique, un père malheureux, un amoureux inattendu, un esprit obsédé par la mort. Outre le récit d'une vie, c'est aussi une enquête sur la formation d'une pensée et un voyage dans les réseaux d'influence du XIXe siècle.
En 1833, un jeune historien publie le Tableau de la France. Comment comprendre cette réflexion originale sur les phénomènes humains dans leur distribution spatiale, cette géo-histoire, à une époque où la pensée géographique française connaît une relative éclipse ? La géographie de Michelet naît de sa méthode historique ; elle en constitue une sorte de manifeste, donnant à lire la carte des savoirs que l'historien mobilise et met en relation (statistique, géologie, biologie, médecine, anthropologie...), laissant appréhender la transposition des modèles de connaissance d'un domaine dans un autre. Elle nous oblige à reconsidérer une division du savoir, un cloisonnement des disciplines, que les esprits de la première moitié du XIXe siècle étaient loin d'admettre.
Tourmente fondatrice ou faille terrifiante, la Révolution française offre au siècle qui la suit une énigme sans cesse interrogée par les différents genres littéraires, les arts, la politique et l'historiographie. Ecrite au milieu du XIXe siècle, l'Histoire de la Révolution française de Jules Michelet est, parmi l'abondante production contemporaine, l'un des ouvrages dont la puissance d'évocation, la complexité, la pensée politique, la force d'actualisation du discours révolutionnaire sont inégalées. On trouvera chez d'autres auteurs de la même époque (Lamartine, Louis Blanc, Tocqueville) l'une ou l'autre de ces qualités portées à leur comble, mais non la réunion de toutes, qui donne un caractère particulièrement marquant à l'oeuvre de Michelet.
Sous l'Ancien Régime, les finances du roi de France étaient nimbées de secret jusqu'au jour où le célèbre Necker décida de publier le montant estimé des recettes et surtout des dépenses de la monarchie. Le public découvrit alors le montant faramineux des pensions que Louis XVI payait à une grande partie de la noblesse. À la Révolution, l'Assemblée nationale décida d'enquêter puis révéla la manière dont les fonds publics tirés de la contrainte fiscale avaient pu servir à subventionner des courtisans. C'est à la fois l'histoire de cette enquête mais aussi celle de l'objet enquêté que ce livre propose de faire découvrir au lecteur. En décrivant pour la première fois, grâce à des archives inédites, les usages de cette pratique sociale qui liait le roi à la noblesse, l'auteur jette un regard nouveau sur les ressorts de la crise finale de l'Ancien Régime et retrace la genèse du premier système de retraite de la fonction publique d?État.4e de couverture : Sous l'Ancien Régime, les finances du roi de France étaient nimbées de secret jusqu'au jour où le célèbre Necker décida de publier le montant estimé des recettes et surtout des dépenses de la monarchie. Le public découvrit alors le montant faramineux des pensions que Louis XVI payait à une grande partie de la noblesse. À la Révolution, l'Assemblée nationale décida d'enquêter puis révéla la manière dont les fonds publics tirés de la contrainte fiscale avaient pu servir à subventionner des courtisans. C'est à la fois l'histoire de cette enquête mais aussi celle de l'objet enquêté que ce livre propose de faire découvrir au lecteur. En décrivant pour la première fois, grâce à des archives inédites, les usages de cette pratique sociale qui liait le roi à la noblesse, l'auteur jette un regard nouveau sur les ressorts de la crise finale de l'Ancien Régime et retrace la genèse du premier système de retraite de la fonction publique d?État.Notes Biographiques : Benoît Carré est chercheur en histoire moderne, spécialiste de l'Ancien Régime et de la Révolution. Il est docteur de l'Université de Lille depuis 2018. Distribuer l'argent du roi au XVIIIe siècle est son premier livre.