La géographie de Michelet. Territoire et modèles naturels dans les premières oeuvres de Michelet
Petitier Paule
L'HARMATTAN
29,50 €
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EAN :9782738451743
En 1833, un jeune historien publie le Tableau de la France. Comment comprendre cette réflexion originale sur les phénomènes humains dans leur distribution spatiale, cette géo-histoire, à une époque où la pensée géographique française connaît une relative éclipse ? La géographie de Michelet naît de sa méthode historique ; elle en constitue une sorte de manifeste, donnant à lire la carte des savoirs que l'historien mobilise et met en relation (statistique, géologie, biologie, médecine, anthropologie...), laissant appréhender la transposition des modèles de connaissance d'un domaine dans un autre. Elle nous oblige à reconsidérer une division du savoir, un cloisonnement des disciplines, que les esprits de la première moitié du XIXe siècle étaient loin d'admettre.
Nombre de pages
294
Date de parution
03/05/2000
Poids
480g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782738451743
Titre
La géographie de Michelet. Territoire et modèles naturels dans les premières oeuvres de Michelet
ISBN
2738451748
Auteur
Petitier Paule
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
480
Date de parution
20000503
Nombre de pages
294,00 €
Disponibilité
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Michelet, c'est une carrière. Profondément marqué par son enfance dans un milieu populaire, il suit d'éclatantes études qui le conduisent à devenir professeur à l'Ecole normale et au Collège de France, directeur aux Archives nationales, membre de l'Académie des Sciences morales et politiques. Michelet, c'est aussi un grand écrivain, comme en témoignent sa célèbre Histoire de France et l'Histoire de la Révolution française. Michelet, c'est encore une conscience. Indigné par l'immobilisme social sous la monarchie de Juillet, il proteste aussi, au nom de la République, contre le Second Empire. Enfin, Michelet c'est un lyrique enchanté par la nature et la féminité, comme le montrent ses derniers grands livres, La Femme et La Mer. Impeccablement documentée, remarquablement écrite, cette biographie donne une image nouvelle de l'historien. On y découvre un professeur charismatique, un père malheureux, un amoureux inattendu, un esprit obsédé par la mort. Outre le récit d'une vie, c'est aussi une enquête sur la formation d'une pensée et un voyage dans les réseaux d'influence du XIXe siècle.
Il n'est guère d'historien avant Fernand Braudel pour qui la perception des différentes allures du temps ait eu plus d'importance que Michelet. Siècles du Moyen Âge qui s'étirent interminablement, pas vif de la Régence, boitement du XIX° siècle... Michelet mesure à travers ces variations non seulement la marche du progrès mais le rapport des hommes de chaque époque à l'histoire qu'ils vivent, selon qu'elle leur pèse, les écrase ou les porte. Le rythme, réalité essentiellement organique chez Michelet, dit que l'histoire n'est jamais désincarnée. Ce volume explore à la fois le rythme comme objet historique (la façon dont Michelet commente et interprète certains phénomènes rythmiques) et comme instrument intellectuel de l'historien, dont le travail repose sur le repérage de scansions, de cycles, de surgissements perturbateurs créant de nouvelles régularités... Des oeuvres telles que La Mer figurent le rapport contradictoire que l'histoire de Michelet entretient avec les rythmes naturels. Mais est-il possible de parler d'une poétique de l'histoire liée au rythme sans aller voir dans l'atelier même de l'écrivain comment la prose concerte ses effets rythmiques? C'est pourquoi le volume a souhaité accorder une large place aux études où la stylistique s'ouvre vers la production du sens de l'histoire.
Tourmente fondatrice ou faille terrifiante, la Révolution française offre au siècle qui la suit une énigme sans cesse interrogée par les différents genres littéraires, les arts, la politique et l’historiographie. Écrite au milieu du XIXe siècle, l’Histoire de la Révolution française de Jules Michelet est, parmi l’abondante production contemporaine, l’un des ouvrages dont la puissance d’évocation, la complexité, la pensée politique, la force d’actualisation du discours révolutionnaire sont inégalées. On trouvera chez d’autres auteurs de la même époque (Lamartine, Louis Blanc, Tocqueville) l’une ou l’autre de ces qualités portées à leur comble, mais non la réunion de toutes, qui donne un caractère particulièrement marquant à l’oeuvre de Michelet.
Michelet, précurseur de la figure moderne de la sorcière comme femme puissante.Un Michelet méconnu sur une thématique très actuelle.Au moment où la figure des sorcières revient en force par le biais de la culture féministe, l'historien Jules Michelet, avec La Sorcière paru en 1862, s'affirme comme l'un des inventeurs de ce mythe moderne mais aussi comme le précurseur de contestations tout à fait actuelles.S'identifiant à sa Sorcière, Michelet, penseur bien souvent jugé hérétique, rompt avec une histoire classique et part en exploration dans le continent perdu de la sorcellerie, qui à son époque n'a pas encore donné lieu à de véritables recherches. Il s'appuie sur sa connaissance générale de l'histoire médiévale mais aussi sur la fiction, la poésie, le conte et le mythe pour reconstituer la figure de la sorcière. À travers elle, il évoque la femme créatrice, son rapport alternatif avec le monde naturel et dénonce le grand enfermement des femmes aux Temps modernes.Paule Petitier, attentive à la richesse du texte de Michelet, en déploie le subtil feuilletage et les enjeux relatifs à la place des femmes dans le monde et l'histoire.