Génération Podemos. Sociologie politique d'un parti indigné
Petithomme Mathieu
PU RENNES
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EAN :9782753579705
Podemos, un parti de gauche radicale né en 2014 dans le sillage du mouvement des indignés, a réussi à accéder au pouvoir en 2020 en formant le premier gouvernement de coalition depuis la fin de la Seconde République. Comment expliquer le succès d'une organisation qui joue désormais un rôle central dans la vie politique espagnole ? En s'appuyant sur des entretiens avec des militants et des observations participantes lors d'assemblées et de meetings à Valence, Cadix et Madrid de 2014 à 2017, ce livre montre que sa trajectoire est liée à l'essor d'une nouvelle génération militante issues des classes moyennes et populaires urbaines. Podemos a donné un débouché politique et offert de nouvelles formes d'engagement à des militants impliqués dans les mouvements sociaux depuis 2008 : Izquierda Anticapitalista ; le 15-M en 2011 ; les "marées" verte et blanche dans l'éducation et la santé ; les luttes pour le droit au logement à Barcelone, autant de mobilisations multisectorielles qui ont créé une structure d'opportunité favorable à l'émergence d'un nouveau discours d'injustice, lui-même théorisé puis mis en pratique par des intellectuels de gauche issus de l'université Complutense. Le livre propose une monographie exhaustive de l'ensemble des facettes de l'organisation partisane, en insistant sur des éléments méconnus : influences intellectuelles et trajectoires militantes des fondateurs ; rôle de La Tuerka, une émission de télévision fondée par Pablo Iglesias en 2010, dans la professionnalisation de la communication politique ; profils des cadres et des militants ; sociologie de ses électeurs ; analyse de son programme ou encore des politiques publiques locales menées par le parti.
Nombre de pages
312
Date de parution
14/10/2021
Poids
524g
Largeur
165mm
Plus d'informations
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EAN
9782753579705
Titre
Génération Podemos. Sociologie politique d'un parti indigné
Auteur
Petithomme Mathieu
Editeur
PU RENNES
Largeur
165
Poids
524
Date de parution
20211014
Nombre de pages
312,00 €
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La socialdémocratie incarne une gauche réformiste modérée voulant concilier l'État-providence et des politiques sociales avec le libéralisme politique et le respect des libertés individuelles. Elle a gouverné dans tous les pays européens depuis 1945, incarnant une alternative progressiste aux libéraux, aux conservateurs et aux nationalistes. Mais au cours des dernières décennies, de nombreux facteurs ont accéléré sa crise idéologique. La mondialisation, le déclin du « monde communiste » et des solidarités, la progression de l'individualisme et la hausse des inégalités ont affecté l'environnement dans lequel les partis de gauche opèrent. En renonçant à toute perspective révolutionnaire, les sociaux-démocrates sont devenus plus gestionnaires. Proposant un tour d'horizon des trajectoires des partis sociaux-démocrates dans 12 démocraties européennes, de la France à l'Italie, en passant par la Grèce, la Pologne et la Roumanie, ce livre insiste sur les facteurs internes de leur crise : il montre l'importance des organisations (plus ou moins ancrées dans les sociétés et les institutions) ; le rôle des tournants idéologiques (notamment l'adoption du logiciel « social-libéral ») ; ou encore l'impact des choix stratégiques (dans la représentation des classes moyennes plutôt que populaires). Il traite d'un sujet d'actualité brûlante : le devenir de la gauche, et plus précisément, d'un courant politique autrefois majeur mais aujourd'hui en crise.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
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