Le positivisme, initié par l'œuvre d'Auguste Comte, est vite devenu une référence dominante, et très vite aussi une étiquette largement distribuée, tant par ceux qui s'en sont déclarés militants que par ceux qui veulent inspirer la suspicion, voire jeter l'anathème. Pourtant, bien qu'ils soient souvent évoqués, et peut-être même à cause de ces emplois fréquents et multiples, les positivismes, celui de Comte et ceux qu'on désigne comme tels, restent assez mal connus, et leur sont données des acceptions les plus diverses. Cet ouvrage, qui réunit des contributions de philosophes, d'historiens, de penseurs du scientifique, du politique et du social, éclaire le rôle historique d'une œuvre complexe et féconde, les mouvements prolixes qui s'y sont rattachés ou s'en sont détachés, et les interprétations actualisées que l'on en peut faire. Sont donc suivies ici les " trajectoires positivistes " dans leurs parcours variés et compliqués, pluriels en tout cas, et leurs effets exportés parfois bien loin. Cet ouvrage s'adresse aussi bien au curieux qu'au spécialiste. Muni de références aux archives disponibles et d'un index, il est appelé à devenir un instrument de travail pour tous ceux qui s'intéressent à l'histoire des idées des sciences et des sociétés.
Nombre de pages
438
Date de parution
01/11/2003
Poids
770g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782747546362
Titre
Auguste Comte. Trajectoires positives 1798-1998
ISBN
2747546365
Auteur
Petit Annie
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
160
Poids
770
Date de parution
20031101
Nombre de pages
438,00 €
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Auguste Comte a fondé le positivisme comme philosophie des sciences et comme socio-politique. Celle-ci est étudiée ici comme politique des savoirs (t. I) et des pouvoirs (t. II, politique intérieure et extérieure). En un siècle, le positivisme se pluralise. Les positions du maître et des disciples sont confrontées. Ce tome examine les rapports entre sciences et politique, qui débordent sur les rapports entre sciences et religion. Comte a développé sa politique scientifique en religion de l'Humanité ; la place et le rôle donnés à la science et aux savants dans la société ont questionné les disciples. L'importance donnée à l'enseignement-éducation et à la diffusion des savoirs retrouve les problèmes d'articulation sciences, politique et religieux. Comte voulait partout supplanter la réclamation égoïste des droits par les obligations du devoir et de l'altruisme. La politique de la science des positivistes mêle enthousiasmes, défiances et espérances utopiques.
Auguste Comte a fondé le positivisme comme philosophie des sciences et comme socio-politique. Après son étude comme politique des savoirs (t. I), ce tome précise celle des pouvoirs, en politique intérieure et en politique extérieure. En un siècle, le positivisme se pluralise. Les positions du maître et des disciples sont confrontées.En socio-politique intérieure les points majeurs sont la distribution des pouvoirs, l’organisation du travail et celle de la famille. La socio-politique extérieure vise la fraternisation des peuples. Comte voulait un Occident puis un monde de républiques sociocratiques. Les disciples sont confrontés aux patriotismes, nationalismes, colonialismes et au retour des guerres. Le positivisme se diffuse avec adaptations et réappropriations mêlées à d’autres inspirations. S’il disparaît comme mouvement ou école, il s’immisce un peu partout, morcelé ou complété, traduit ou trahi, apprécié ou fustigé, revu et corrigé, mais persévérant.
Auguste Comte est l'inventeur d'un nouveau système, le "positivisme" et d'une nouvelle science, la "sociologie". Mais le c'ur de sa philosophie consiste à subordonner les constructions de la raison aux mouvements du c'ur, afin d'éliminer la conception de la divinité au profit de celle de l'humanité. Bref, bien avant Nietzsche, Comte a pris acte de la mort de Dieu et il a tenté d'éviter l'anarchie de son temps par l'établissement d'un nouveau culte: la religion de l'humanité.