Un nouvel art de voir la ville et de faire du cinéma. Du cinéma et des restes urbains
Perraton Charles ; Jost François
L'HARMATTAN
28,01 €
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EAN :9782747551069
En quoi le cinéma nous aide-t-il à repenser la ville à l'heure des " restes urbains ", fragments d'objets et de pratiques disparates qui forment tant bien que mal notre décor ? Pour répondre à une telle question, il fallait multiplier les points de vue. Cet ouvrage fait donc le choix de la diversité disciplinaire pour comprendre la difficile articulation de la ville au cinéma A l'image de ce qu'a réussi Fritz Lang dans Metropolis (1927), en transportant cinématographiquement son regard d'architecte, ou Wim Wenders dans Lisbon Story (1994), en expérimentant la ville avec sa sensibilité de réalisateur, cet ouvrage se propose de rapprocher des domaines qu'on a l'habitude d'isoler, les études urbaines et les études cinématographiques, pour ouvrir de nouvelles hypothèses sur notre manière de voir et d'habiter le monde.
Nombre de pages
272
Date de parution
01/11/2003
Poids
368g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747551069
Titre
Un nouvel art de voir la ville et de faire du cinéma. Du cinéma et des restes urbains
ISBN
2747551067
Auteur
Perraton Charles ; Jost François
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
368
Date de parution
20031101
Nombre de pages
272,00 €
Disponibilité
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La ruse fait-elle preuve d'astuce, de finesse, d'habileté et d'ingéniosité ou constitue-t-elle un aveu de faiblesse ? Pourrait-on y voir la critique, sinon la maximisation de la règle, une manière de la travailler ou de travailler sur elle ? Mais un travail sur la règle n'est pas sans limites : la triche en marque la transgression. En effet, alors que la ruse consiste à faire avec la règle, en cherchant à en maximiser les possibilités, la triche consiste à faire malgré la règle, en la transgressant pour mieux satisfaire ses intérêts. C'est que les pressés et les ambitieux trouvent toutes les raisons pour transgresser les règles du jeu. Pour celui qui agit dans son intérêt, toutes les raisons sont bonnes de transgresser les règles du jeu. Des raisons politiques, religieuses ou personnelles peuvent le convaincre d'agir en toute légalité. Pourquoi respecterait-il la règle s'il se croit dans son droit ou s'il n'en comprend pas l'utilité ? Pour plusieurs, en effet, jouer avec la règle fait partie du jeu.
La médiation et la mobilisation de l'objet technique favorisent l'apparition de nouvelles valeurs, de nouveaux modèles de références et d'actions, transformant par là le rapport à soi, aux autres et au monde. On reconnaît généralement que l'objet technique est en mesure d'accroître ou de diminuer notre efficacité et notre productivité au travail, de mime que notre puissance d'agir dans les activités libres et créatrices liées au désir d'expression et de production de soi. Mais même avec l'aide de l'objet technique, le sujet n'a pas la pleine maîtrise de son destin. La présence d'autrui lui est essentielle pour exister pleinement et librement. Sans douter que l'objet technique puisse être considéré comme un moyen mis à la disposition des individus ou mis en oeuvre par eux pour exister, on ne saurait toutefois réduire son apport à sa seule dimension instrumentale, car l'élaboration de soi suppose la connaissance des forces de détermination en présence, en commençant par celles de la technique, et des limites de ce que peut l'individu dans le contexte d'une société capitaliste basée sur le profit, la concurrence, l'efficacité et le rendement.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...