Sur les littoraux des pays industrialisés, les activités maritimes (pêche, construction navale, cabotage...) sont en crise ou en reconversion. En revanche, l'engouement récent pour tout ce qui touche à la mer est devenu un véritable phénomène de société, et par un processus de globalisation et de changement dans les sensibilités, la mer et la côte sont désormais l'affaire de tous. Cette réflexion sur la maritimité de la fin du XXe siècle invite à méditer non pas sur les activités humaines directement induites par le milieu maritime (productions, transports, loisirs) mais sur la diversité, l'évolution et les mutations récentes des façons de percevoir la mer, l'estran et la côte. Parler de maritimité, c'est afficher délibérément la volonté d'ancrer la recherche maritime et littorale sur le social, le culturel et l'identitaire. C'est insister sur la nécessité de situer l'homme au coeur de toute approche des milieux géographiques. A travers le large éventail des lieux et des thèmes abordés, cet ouvrage se présente comme un propos libre concernant la réappropriation actuelle des représentations du maritime en fonction des besoins des sociétés contemporaines. Les images du maritime, la perception que les divers groupes sociaux en ont, le plaisir ou la crainte qu'ils en éprouvent constituent des clefs essentielles pour la compréhension des formes nouvelles de fréquentation des zones côtières et des aménagements qui y sont réalisés.
Nombre de pages
335
Date de parution
03/05/2000
Poids
540g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782738439673
Titre
La maritimité aujourd'hui
ISBN
2738439675
Auteur
Péron Françoise ; Rieucau Jean
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
540
Date de parution
20000503
Nombre de pages
335,00 €
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Silhouette surgie en pleine mer, Ouessant (Enez Eussa en breton) apparaît comme une figure de proue, postée à la pointe de la Bretagne. Ici, rien n'était comme ailleurs. Les hommes partaient naviguer au loin, confiant l'île aux femmes, donnant naissance à une société agricole austère, sanglée dans un corselet, enveloppée dans de longues jupes brunes, marchant vite, les rubans du bonnet flottant au vent. Dans cette île rude, les naufrages faisaient partie de la vie. Et quand la mer ne rendait pas un corps, on veillait le disparu autour d'une petite croix de cire. Ce sont tous les aspects de la vie quotidienne des insulaires d'avant la grande mutation des années cinquante qu'explore Françoise Péron, jusque dans ses anecdotes, avec un respect et un bonheur d'écriture rare s'agissant d'un texte documentaire.
Pierre Péron (1905-1988) ne fut pas seulement un grand peintre de la Bretagne, mais aussi affichiste, illustrateur de romans, d'albums, designer de bijoux et de carrés Hermès toujours réédités? Ce touche-à-tout de génie, conservateur du musée de la marine de Brest, est nommé Peintre officiel de la Marine en 1960. Un choix d??uvres emblématiques ou inédites résument ici son talent prolifique et inclassable. Françoise Péron est spécialiste de l??uvre de Pierre Péron et autrice de nombreux ouvrages sur des sujets maritimes. Belle-fille de l'artiste, elle en livre ici l'essentiel par un texte biographique et une sélection d??uvres puisées aux meilleures sources.
Un petit livre précieux, très simplement écrit et en même temps profond. Il est conçu à deux voix, où se suivent deux itinéraires, deux expériences d'Ouessant, à la fois différentes et proches, s'enrichissant l'une l'autre de leur récit. Chacun raconte pourquoi il a choisi Ouessant, pourquoi il y est revenu régulièrement depuis quarante ans, au point de s'y établir la moitié de l'année. En quoi l'île les a-t-elle aidés et portés, ailleurs, dans leur vie ? Et d'abord, qu'est-ce que l'idée d'île ? Au-delà peut-être de ces expériences personnelles, pourquoi le lieu de l'île est-il important dans l'imaginaire ? Françoise Péron y répond en géographe, mais aussi en femme de la terre et en poète des lieux. Emmanuel Fournier, en philosophe, en homme des rivages et en semeur de vents. Chacun met ses pas dans l'île de l'autre. Dans cette confrontation de la géographie et de la philosophie, c'est aussi un peu d'Ouessant qui se révèle ou s'évade.
Ile haute, île redoutable, île de lumière, Ouessant apparaît comme une figure de proue à la pointe la plus occidentale de la Bretagne. A son bord s'est développée lentement une civilisation originale... L'île d'Ouessant (ou Enez Eussa en breton), à cause des vingt kilomètres de mer hérissés d'îlots et de récifs qui la séparent de la "Grande Terre", parcourus par de dangereux courants marins, a longtemps constitué un isolat presque parfait. A son bord s'élabora une culture singulière. Ici, rien n'était comme ailleurs. Les hommes partaient naviguer au loin, confiant l'île et son austère société agricole aux femmes, sanglées dans leur corselet, enveloppées dans de longues jupes brunes, marchant vite, les rubans du bonnet flottant au vent. Dans ces rudes parages, les naufrages faisaient partie de la vie. Et quand la mer ne rendait pas un corps, on veillait le disparu autour d'une petite croix de cire... Ce sont tous les aspects du quotidien des insulaires d'avant la grande mutation des années 1950 qu'explore ici la géographe Françoise Péron, jusque dans ses anecdotes, avec un réel bonheur d'écriture. Première étude complète de cette société originale ancrée en plein océan, Ouesssant, l'île sentinelle est un ouvrage ethnographique de référence, avec une iconographie des plus riches, un classique indispensable enfin réédité.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...