Le moment est venu de réfléchir au rôle qu'a joué l'histoire de la rhétorique dans la recherche littéraire en France au cours des deux décennies écoulées. A travers la rhétorique, c'est tout un pan de l'histoire intellectuelle de la France qui se trouve évoqué ici. De même que la rhétorique a été, tout au long de son histoire, une nervure essentielle de l'art et de la pensée, de même la recherche sur la rhétorique a été au c'ur de problématiques essentielles. Elle a favorisé des remembrements du savoir. Elle a jeté des ponts entre les disciplines traditionnellement baptisées " littéraires " et d'autres domaines importants pour le monde d'aujourd'hui : les arts, la philosophie, l'éthique, la politique, la linguistique, l'enseignement, la communication. Accompagné de riches relevés bibliographiques, ce livre entend remplir son double propos, à la fois essai suggestif sur un aspect capital de la pensée contemporaine et instrument de travail et de recherche.
Nombre de pages
181
Date de parution
10/05/2002
Poids
282g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782252033258
Titre
Actualité de la rhétorique. Colloque de Paris
Auteur
Pernot Laurent
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
160
Poids
282
Date de parution
20020510
Nombre de pages
181,00 €
Disponibilité
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Fines allusions, esquives polies, ambiguïtés volontaires ou non : dans notre vie quotidienne, les sous-entendus sont partout. Nous sommes entraînés à les employer et à les décrypter. Mais avons-nous songé aux implications de ce phénomène ? Il ne se limite pas à des ruses ponctuelles et représente à lui seul une dimension du langage et des rapports sociaux. Le sous-entendu plonge ses racines dans une lecture allégorique du monde. Il est utilisé en littérature et en politique, notamment comme arme contre les totalitarismes. Il pose de délicats problèmes d'interprétation, car qui dit sous-entendu dit risque de malentendu. Deux moments clés sont mis en relation : l'Antiquité classique et la Modernité, depuis les philosophes et les sophistes grecs de l'Empire romain jusqu'à Stendhal, Balzac, Aragon ou Foucault, en passant par Hemingway, Orwell et d'autres. La démonstration s'appuie sur des exemples, des citations et des études de cas, tantôt graves, tantôt drôles - parfois osés. Pour la première fois, vous est proposée une enquête d'ensemble sur le non-dit et le dire autrement. Ce livre aura atteint son but s'il aide à voiler et à dévoiler, à mieux dire et à mieux recevoir.
Dans l'Antiquité, l'école, pour ceux qui avalent a chance d'y aller, était une des clés de la réussite. Les Anciens ont beaucoup réfléchi sur les méthodes, les contenus, la finalité intellectuelle et sociale de l'enseignement, et notre système éducatif a hérité de cette réflexion dans une large mesure. Nous devons aux Grecs et aux Romains, entre autres, l'explication de texte, la dissertation, nombre de théorèmes de mathématique, les exposés oraux, la culture générale, les filières disciplinaires, les leçons de musique et l'éducation physique et sportive: mens sana in corpore sana! A l'école des Anciens réunit plus de 150 extraits d'auteurs différents, issus des traductions Belles Lettres, consacrés à l'activité des professeurs, des étudiants et des élèves dans le monde grec et dans le monde romain, du VIIIe siècle avant J: C. au VIe siècle après J.-C. A l'école des Anciens l'on croise des maîtres dévoués aux prises avec des cancres turbulents, des personnels administratifs et techniques efficaces, des professeurs et des élèves d'exception comme Socrate ou Alexandre, des enseignants sous-payés, des gourous, des spécialistes s'interrogeant sur les châtiments corporels ou les nouvelles pédagogies, des parents d'élèves inquiets, redoutant la violence à l'école et préoccupés des débouchés pour leurs enfants. Biographie de l'auteur Laurent Pecnot, correspondant de l'Institut, est professeur à l'Université de Strasbourg.
Jamais traduits en français, les deux textes ici présentés, l'un, Éloges de Rome, du célèbre rhéteur Aelius Aristide (IIe siècle ap. J.-C.), l'autre, Éloge d'un empereur, d'un mystérieux anonyme du IIIe siècle, sont les témoins isolés d'une éloquence assidûment déployée, sur toute l'étendue de l'Empire romain, d'une éloquence grecque qui loue l'Urbs et l'empire de Rome. Voilà des documents exceptionnels pour qui réfléchit sur la rhétorique, la politique et les rapports entre les civilisations et les cultures.
Alexandre (356-323 avant J.-C.) fascine. Son règne fulgurant, ses immenses conquêtes ont servi de référence pour une réflexion sur le bon usage du pouvoir : comment faire le bien des sujets ? Comment éviter les dérives de l'autoritarisme et de la corruption ? Comment échapper au risque de perdre son âme ? Telles sont les questions que posent Sénèque le Père (54-39 avant J.-C.), Dion Chrysostome (30-116), Lucien (120-180), ainsi que de multiples déclamateurs, écrivant en grec et en latin à l'époque de l'Empire romain. Leurs discours et leurs dialogues sur Alexandre le Grand n'avaient jamais été réunis et certains n'avaient jamais été traduits en français. A la fois drôles et profonds, ils sont riches d'implications politiques.
Caché derrière ses peupliers d'où émergent son haut toit et ses deux tours carrées, le " château vosgien " est, en 1789, à peu près ce qu'il était en 1600 ou à la fin du Moyen Age : un corps de logis solide et discret, se démarquant à peine du reste des maisons rurales et un peu plus du clocher de l'église ou du prieuré, vrai centre du village. Le châtelain de 1789 y vit-il différemment de celui du XVIIe siècle, voire du Moyen Age ? Ce livre pénètre dans l'univers et le décor familiers des futurs émigrés dont les aïeuls vécurent sur place les drames de la Guerre de Trente Ans. A travers lettres, mémoires et inventaires, une page d'histoire peu connue est retracée ici. Son auteur, professeur agrégé d'Histoire, responsable de l'Association Saône lorraine et délégué des Vieilles Maisons Françaises pour les Vosges, la fixe souvent comme un instantané, un " pris sur le vif ", une incursion dans l'intimité des vieilles familles et des récents anoblis. Beaucoup de ces demeures et de ces familles ont aujourd'hui disparu, et l'on démolit encore des châteaux, comme à Gironcourt-sur-Vraine, au nom du " progrès " et du " réalisme ". Ces pages de vie quotidienne et d'attitude face à l'adversité sont aussi pour l'auteur l'occasion de montrer au grand public et aux divers responsables qu'autant qu'un château fort, ces " Grandes Maisons " sont dignes de conservation et de respect.