Voir et incarner. Une phénoménologie de l'espace corps, architecture, ville
Perelman Marc
ENCRE MARINE
45,00 €
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EAN :9782350880860
Le but, sinon la visée, de cet ouvrage ressortit à une tentative de mise au jour d'une intelligibilité des rapports sociaux, politiques et idéologiques, historiquement institués entre le corps, l'architecture et la ville. Sans prétendre vouloir faire l'inventaire exhaustif des multiples associations, dépendances voire des unions, osmoses, fusions entre ces trois objets ou sphères de recherche, eux-mêmes inscrits dans une interrogation plus large sur l'espace et le temps, ce recueil de textes tente d'analyser les moments forts, les noyaux durs, les structures pérennes dont ils dépendent plus ou moins directement. Quelle est la thèse centrale de cet ouvrage ? Elle est qu'au coeur des rapports réels, symboliques ou encore imaginaires établis entre le corps humain et l'espace, qu'il soit construit matériellement au moyen de l'architecture ou peint par le biais de fresques ou de tableaux, il est de fait question d'un puissant mouvement dont le corps est à l'origine et auquel la pensée sous le registre spéculatif de l'intuition, de l'anticipation, voire sur le modèle de la construction elle-même, lui est attachée. Les différents chapitres de cet ouvrage soutiennent une interrogation sur la cristallisation d'une symbolique corporelle de l'architecture, la mise au jour de la projection du corps - des parties du corps ou du corps tout entier - dans l'architecture voire dans la ville, la réfraction de l'architecture dans le corps, enfin sur l'organisation de la ville perçue comme un gigantesque corps. Le développement de l'ouvrage cherche à montrer que l'organisation du corps, sa dynamique, son mouvement général dans la société occidentale participe de la structure de l'architecture autant que celle-ci le structure jusqu'à procéder à une forme d'amalgame voire de fusion entre eux.
Nombre de pages
457
Date de parution
12/02/2015
Poids
780g
Largeur
162mm
Plus d'informations
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EAN
9782350880860
Titre
Voir et incarner. Une phénoménologie de l'espace corps, architecture, ville
Auteur
Perelman Marc
Editeur
ENCRE MARINE
Largeur
162
Poids
780
Date de parution
20150212
Nombre de pages
457,00 €
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Proliférant sur l'ensemble de la planète, le stade est devenu l'un des plus puissants symboles d'une société mondialisée en proie à la démence financière et à l'aberration technologique. Lieu par excellence d'un ordre sportif ?en apparence? immuable, son architecture est à la croisée d'une technologie esthétisée et d'une esthétique high-tech. Le stade contemporain a vite déployé et intégré les technologies numériques, faisant du sport un spectacle total et de lui-même un spectacle en tant que tel. Le spectateur y est absorbé par les écrans portables ou fixes, petits ou géants, contraint à une visualisation ininterrompue, à une attention soutenue et surtout à la dépendance totale vis-à-vis de la compétition sportive. Illustré de nombreux exemples, ce livre analyse le processus de numérisation intégrale du stade devenu une petite ville envahie d'objets et d'individus connectés, et rend compte des enjeux sécuritaires concomitants. Il montre comment le caractère asservissant du sport de compétition, décuplé par la numérisation du lieu même de sa pratique, pulvérise la conscience des individus.
La France devrait accueillir les Jeux olympiques et paralympiques en 2024. Ce sera un été de fête. Et pour qu'il soit réussi, des milliers de travaux seront engagés, des fonds énormes seront dépensés. Paris deviendra un parc olympique écoresponsable et les Français seront "tous citoyens du sport". Même la Covid-19 sera endiguée pour l'occasion. Pourtant nous ne voulons pas de ces Jeux. Pas seulement parce que cette débauche de moyens nous inquiète, pas seulement à cause de ses effets collatéraux de corruption, de dopage, de pollution, pas seulement à cause du risque pandémique, mais aussi parce que nous refusons la société olympisée qu'ils nous construisent. Marc Perelman décortique les documents liant le Comité international olympique à ses partenaires, ainsi que la Charte olympique, et les met à l'épreuve de l'organisation de "Paris 2024". Et non, l'olympisme n'est pas écologique, il ne fait pas oeuvre sociale, n'éduque pas, n'agit pas pour la santé publique, ne respecte pas les territoires qu'il occupe. Il n'a pour horizon que la "croissance" : plus de records, plus de spectateurs, plus d'argent. Nous ne sommes pas obligés de lui dérouler le tapis rouge.
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