Pleurons-les. Les Juifs de Paris et la commémoration de la Shoah (1944-1967)
Perego Simon
CHAMP VALLON
26,00 €
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EAN :9791026709336
On n'en parlait pas", se souviennent de nombreuses personnes ayant grandi dans la France de l'après-Seconde Guerre mondiale au sein de foyers intimement marqués par les persécutions antisémites et la destruction des Juifs d'Europe. Cette difficile transmission intrafamiliale des épreuves endurées sous l'Occupation a cependant cohabité après la guerre avec un large éventail d'initiatives prises dans le monde juif pour commémorer ce que l'on n'appelait pas encore la Shoah. Et parmi ces initiatives figuraient en bonne place les cérémonies du souvenir qu'organisèrent notamment, dès l'automne 1944, des associations juives établies dans la capitale. C'est l'histoire de ces commémorations - entre la Libération et la Guerre des Six Jours - que retrace ce livre. Se déployant dans tous les secteurs de la judaïcité parisienne et plébiscités par un public souvent nombreux, les rassemblements dédiés à la mémoire tant des victimes du génocide que des résistants et soldats juifs engagés dans la lutte contre l'Allemagne nazie constituaient un rituel sociopolitique, un vecteur de mémoire et une ressource identitaire de première importance pour les organisations qui les mettaient en oeuvre et pour les personnes qui y assistaient. Les commémorations participèrent ainsi pleinement à la reconstruction de la collectivité juive, aux évolutions qu'elle connut dans différents domaines et aux conflits qui la divisèrent sur fond de Guerre froide. C'est autour de ses morts que "l'archipel juif de Paris" revint à la vie au lendemain de la Shoah.
Nombre de pages
392
Date de parution
22/10/2020
Poids
618g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9791026709336
Titre
Pleurons-les. Les Juifs de Paris et la commémoration de la Shoah (1944-1967)
Auteur
Perego Simon
Editeur
CHAMP VALLON
Largeur
155
Poids
618
Date de parution
20201022
Nombre de pages
392,00 €
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Saviez-vous que l'on a utilisé de la momie broyée comme pigment? Que les Indiens ont extrait un pigment jaune de l'urine de vaches nourries avec des feuilles de manguier? Que l'on produit annuellement plus de quatre millions de tonnes de blanc de titane? Quel recul possède-t-on sur les résines acryliques et quelles sont leurs caractéristiques? On dit parfois de ne pas utiliser de siccatif dans les peintures à l'huile, sur quoi est fondée cette idée? Peut-on encore travailler avec le précieux outremer naturel? Connaissez-vous le bleu maya? Quelle recette d'huile cuite allez-vous choisir? Jamais l'artiste n'a disposé d'un tel choix de matériaux que de nos jours, or il n'a jamais été si distant de leur origine et de leur comportement. C'est probablement la rançon du "prêt-à-l'emploi", qui, s'il fait gagner un temps précieux, empêche de connaître pleinement la matière. Cet ouvrage permet de renforcer, voire de renouer ce lien entre l'artiste et ses matériaux. Ce dictionnaire, qui compte plus de 500 articles enrichis de près de 650 illustrations, comble une lacune importante dans la littérature sur la peinture et les arts graphiques. Il offre une somme considérable d'informations aux étudiants, aux chercheurs, aux restaurateurs et aux marchands d'?uvres d'art. Très complet et facile à consulter du fait de sa construction et de son index général de plus de 5000 mots, cet ouvrage deviendra sans conteste un outil incontournable.
Ils sont peintres, sculpteurs, poètes ; écrivains, voyageurs, architectes, cinéastes, intellectuels, reconnus et admirés - pour tels. En grands amateurs - dans le sens de celui qui aime, l'amoureux -, ces personnalités s'adonnent toutes à la photographie. Conçu sous forme d'une petite anthologie, le numéro 100 de la collection "Photo Poche" est destiné à rester, par définition, inachevé, à jamais ouvert... Il entrecroise et confronte différentes pratiques photographiques : du simple "hobby", jeu, divertissement à l'expérimentation des plus novatrices... C'est donc une invitation à un vagabondage où se jouent en arrière-plan les clivages photographe amateur, photographe professionnel, photographe artiste, toujours à l'?uvre, tel un mouvement de balancier, dans l'histoire de la photographie depuis ses origines. D'un créateur à l'autre, la photographie apparaît fondamentalement écriture, "rite scripturaire" lié au vécu, à l'identité individuelle, à la vie affective, à la vie de création et de pensée, essentiellement autobiographiques. Nouveau langage de l'intériorité, nouvelle "écriture du moi" qui s'enracinent dans la culture "fin de siècle", la photographie suggère à quel point ces passionnées de génie mettent en scène et stimulent de s interrogations identitaires, fournissent des modèles de compréhension de soi et du monde, atteignant une dimension d'archétypes.
MONTRE-MOI TA VALISE, JE TE DIRAI QUI TU ESDéplacement professionnel, week-end entre ami(e)s ou grandes vacances en famille : les occasions de partir en escapade se suivent et ne se ressemblent pas forcément. Dans tous les cas, nous retrouvons toujours la même fidèle alliée... notre valise ! Comment un si petit espace peut-il en dire autant à propos de qui nous sommes ? Quelle est la valise qui me ressemble ? La préparez-vous un mois à l'avance ou la veille ? Y glissez-vous des escarpins et une robe en soie pour une randonnée à la montagne ... Plus qu'un guide qui nous apprend à faire nos bagages, La Thérapie de la valise nous aide, à travers des conseils, anecdotes et souvenirs, à nous recentrer sur l'essentiel, à nous réinventer ou à nous retrouver.
Tenant des carnets (un journal ?) depuis la jeunesse, je n'y ai jamais écrit que par spasmes, par bouffées, et dans une sorte d'état d'urgence. Brusques afflux de souvenirs, rêves ou lectures pareillement commentés, ce double qui n'a cessé de m'accompagner est bien aussi projet, que le livre entrevu ait abouti ou non, et interrogation sur ce projet même. Aussi m'a-t-il semblé que je ne pouvais extraire des fragments de ce long flux tout ensemble intermittent et proliférant sans tenter d'y introduire au moins un fil d'Ariane. Si le thème de la mémoire, chez l'être de souvenir qu'est, par définition presque, l'autobiographe, s'est imposé à moi, c'est que la mémoire m'est longtemps apparue comme la dépositaire de l'être même. Souvent, il va sans dire, ces plongées ou ces visitations fortuites s'accompagnent d'une réflexion sur la littérature. Au naïf émerveillement des premières années ici retenues - contemporaines de L'Adoration et s'aventurant à tâtons vers Le Retour - succède assez vite un soupçon qui, dû pour la plus grande part à la cruelle expérience de la mère internée, et qui va s'accusant dans ces pages mêmes, est tout près de s'en prendre au chant longtemps tenu pour " doré " d'une mémoire qui, par places traversée de nostalgie, entend bien pourtant ne se confondre avec aucun " passéisme ", sans cesse au contraire jouaillé, dénoncé que, pratiquement dès le début, est ce dernier. " J. B.
Les figures souvent grotesques créées par James Ensor s'animent. Elles évoquent la mer du Nord, Ostende la ville balnéaire et ses habitants évanouis, le retour du carnaval ou le célèbre Bal du Rat mort. Libérées des tableaux où leur apparition continue à nous surprendre, elles haussent parfois le ton entre les murs d'une baraque abandonnée, se répondent et s'affrontent. Elles aimeraient régler de vieux comptes. Elles interpellent un visiteur à la nature incertaine. Tout à la fois ancrées dans leur époque et hors du temps, les voix interrogent, avec une ironie d'outre-tombe, la disparition des corps qui un jour les habillèrent. Avoir connu semblable mascarade est-il possible ailleurs qu'en un rêve où l'on croisera les ombres de Proust, Rilke, Roth, Celan ou Perec bien vivant, installé à la terrasse d'un café ...