Le roman du monde, c'est l'aventure même des hommes. se compose d'images et de symboles, de personnage mythiques et d'exemples familiers, d'allégories et d métaphores désormais proverbiales: le feu de Prométhée, la tour de Babel, le nez de Cléopâtre, les ailes de l'âme, "chouette de Minerve, ?dipe aveugle, la peau de chagrin, 1 roseau pensant, Thalès tombant dans un puits... Autant d légendes fortes dans lesquelles la pensée trouve son incarnation sensible. Tirées des mythologies et des religions de la littérature et de la philosophie, elles composent ici 1 récit de l'humanité aux prises avec les tourments de l'action et le spectacle des choses. Dans cet itinéraire où se raconte la culture, un peu de notre imaginaire ouvre tout grau le chemin à l'émotion de la pensée."
Nombre de pages
448
Date de parution
28/08/2001
Poids
562g
Largeur
152mm
Plus d'informations
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EAN
9782082100373
Titre
Le roman du monde. Légendes philosophiques
Auteur
Pena-Ruiz Henri
Editeur
FLAMMARION
Largeur
152
Poids
562
Date de parution
20010828
Nombre de pages
448,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Seule une puissance publique libre de toute allégeance est en mesure d'unir les hommes au-delà de leurs différences : promouvoir par l'instruction l'exercice autonome du jugement est pour cela essentiel. Tel est le sens de l'idéal laïque.
L'école républicaine est une conquête de l'esprit de justice et d'égalité. Toute la question est de savoir si les responsables politiques sauront la préserver, au lieu d'en hypothéquer le sens sous prétexte de l'adapter au monde comme il va. Henri Pena-Ruiz, philosophe et professeur, rappelle les fondements de l'institution scolaire, et sa dimension émancipatrice. Il en montre l'avenir, au-delà de la crise qui la touche du fait des dérives sociales.
Certains hommes croient en un dieu; d'autres en plusieurs; d'autres encore sont athées ou agnostiques. Tous ont à vivre ensemble. Cette vie commune, selon la première Déclaration des droits de l'homme, doit assurer à chacun et la liberté de conscience, qui exclut toute contrainte religieuse ou idéologique, et l'égalité de droit, incompatible avec la valorisation privilégiée d'une croyance. La puissance publique promeut le bien commun. Elle devra donc être neutre sur le plan confessionnel et développer, par l'instruction, l'exercice autonome du jugement. Afin que tous apprennent à vivre leurs convictions sans fanatisme ni intolérance. Ainsi comprise, la laïcité n'est pas de l'ordre d'une option spirituelle particulière, mais constitue une condition de possibilité fondamentale de la vie publique. On ne saurait en conséquence la renégocier sans cesse, notamment au gré des fluctuations du paysage religieux et des rapports de forces qui les sous-tendent
La laïcité, c'est la liberté de conscience liée à l'égalité de traitement de celui qui croit au ciel et de celui qui n'y croit pas. Les lois communes dessinent ainsi une sphère publique consacrée au seul intérêt général. Faire prévaloir ce qui unit sur ce qui divise, c'est fonder une paix authentique. Laïque, l'Etat républicain se fait accueillant à tous, sans discrimination. Pour cela, il se refuse à tout privilège public des particularismes: ni religion reconnue, ni athéisme consacré. Les religions et les humanismes athée ou agnostique peuvent se vivre librement, dans la sphère privée de l'intimité personnelle ou des associations qui n'engagent que leurs membres. Sans cela, l'enfermement dans la différence se raidit en communautarisme, et la guerre des identités mutuellement exclusives se profile. En revisitant l'histoire de la laïcité, Henri Pena-Ruiz montre comment s'est affirmé un tel idéal, dont la portée universelle apparaît chaque jour davantage.