Certains hommes croient en un dieu; d'autres en plusieurs; d'autres encore sont athées ou agnostiques. Tous ont à vivre ensemble. Cette vie commune, selon la première Déclaration des droits de l'homme, doit assurer à chacun et la liberté de conscience, qui exclut toute contrainte religieuse ou idéologique, et l'égalité de droit, incompatible avec la valorisation privilégiée d'une croyance. La puissance publique promeut le bien commun. Elle devra donc être neutre sur le plan confessionnel et développer, par l'instruction, l'exercice autonome du jugement. Afin que tous apprennent à vivre leurs convictions sans fanatisme ni intolérance. Ainsi comprise, la laïcité n'est pas de l'ordre d'une option spirituelle particulière, mais constitue une condition de possibilité fondamentale de la vie publique. On ne saurait en conséquence la renégocier sans cesse, notamment au gré des fluctuations du paysage religieux et des rapports de forces qui les sous-tendent
Nombre de pages
348
Date de parution
18/09/2003
Poids
180g
Largeur
107mm
Plus d'informations
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EAN
9782070303823
Titre
Qu'est-ce que la laïcité ?
Auteur
Pena-Ruiz Henri
Editeur
FOLIO
Largeur
107
Poids
180
Date de parution
20030918
Nombre de pages
348,00 €
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Seule une puissance publique libre de toute allégeance est en mesure d'unir les hommes au-delà de leurs différences : promouvoir par l'instruction l'exercice autonome du jugement est pour cela essentiel. Tel est le sens de l'idéal laïque.
L'école républicaine est une conquête de l'esprit de justice et d'égalité. Toute la question est de savoir si les responsables politiques sauront la préserver, au lieu d'en hypothéquer le sens sous prétexte de l'adapter au monde comme il va. Henri Pena-Ruiz, philosophe et professeur, rappelle les fondements de l'institution scolaire, et sa dimension émancipatrice. Il en montre l'avenir, au-delà de la crise qui la touche du fait des dérives sociales.
Le roman du monde, c'est l'aventure même des hommes. se compose d'images et de symboles, de personnage mythiques et d'exemples familiers, d'allégories et d métaphores désormais proverbiales: le feu de Prométhée, la tour de Babel, le nez de Cléopâtre, les ailes de l'âme, "chouette de Minerve, ?dipe aveugle, la peau de chagrin, 1 roseau pensant, Thalès tombant dans un puits... Autant d légendes fortes dans lesquelles la pensée trouve son incarnation sensible. Tirées des mythologies et des religions de la littérature et de la philosophie, elles composent ici 1 récit de l'humanité aux prises avec les tourments de l'action et le spectacle des choses. Dans cet itinéraire où se raconte la culture, un peu de notre imaginaire ouvre tout grau le chemin à l'émotion de la pensée."
La laïcité, c'est la liberté de conscience liée à l'égalité de traitement de celui qui croit au ciel et de celui qui n'y croit pas. Les lois communes dessinent ainsi une sphère publique consacrée au seul intérêt général. Faire prévaloir ce qui unit sur ce qui divise, c'est fonder une paix authentique. Laïque, l'Etat républicain se fait accueillant à tous, sans discrimination. Pour cela, il se refuse à tout privilège public des particularismes: ni religion reconnue, ni athéisme consacré. Les religions et les humanismes athée ou agnostique peuvent se vivre librement, dans la sphère privée de l'intimité personnelle ou des associations qui n'engagent que leurs membres. Sans cela, l'enfermement dans la différence se raidit en communautarisme, et la guerre des identités mutuellement exclusives se profile. En revisitant l'histoire de la laïcité, Henri Pena-Ruiz montre comment s'est affirmé un tel idéal, dont la portée universelle apparaît chaque jour davantage.
Après avoir raconté, dans le premier tome de ses Mémoires, son enfance dans le Maroc d'avant-guerre et son arrivée en France en 1945, Driss Chraïbi reprend le fil de son récit autobiographique. Au début des années 50, il découvre une autre planète, l'Alsace, et s'y installe avec sa femme dans une sorte d'ermitage amoureux voué à l'écriture. Puis ses premiers succès d'écrivain le ramènent à Paris et la communauté maghrébine trouve en lui l'une de ses premières voix dans le milieu littéraire. Défilent ensuite les années France Culture, les années canadiennes, les années à l'Ile d'Yeu, les amis et les rencontres (François Mitterrand, Lucien Bodard...), les paysages, les livres et les femmes de sa vie.
Oui, j'y avais repensé. Qu'est-ce qu'il s'imaginait. Je n'avais pratiquement fait que penser à ça depuis ce matin, mais y penser avait fini par prendre la forme d'une ville, d'un premier amour, la forme d'un porte-conteneurs." Le corps d'un homme est retrouvé au pied de la digue Nord du Havre, avec, dans sa poche, griffonné sur un ticket de cinéma, un numéro de téléphone, celui de la narratrice. Convoquée par la police, elle prend le train pour Le Havre, ville de son enfance, de sa jeunesse, qu'elle a quittée il y a longtemps. Durant ce jour de retour, cherchant à comprendre ce qui la lie à ce mort dont elle ignore tout, elle va exhumer ses souvenirs mais aussi la mémoire de cette ville traumatisée par la guerre, ce qui a disparu, ce qui a survécu, et raviver les vestiges d'un amour adolescent.
Dans l'East Texas profond de la Grande Dépression, la pauvreté règne et dévaste la région comme une tornade. Le jeune Harry Crane découvre le corps mutilé d'une femme noire sur le bord de la rivière Sabine. Il est convaincu que le meurtre est l'oeuvre de l'Homme-chèvre, un monstre de légende. Le nombre de victimes s'alourdit, un homme est lynché et le père de Harry, l'homme de loi local, enquête.
Brontë Emily ; Bellour Raymond ; Lacretelle Jacque
Emily Brontë possède donc le plus singulier des pouvoirs : celui de sa dépendance à l'égard des faits. Avec quelques touches, elle sait évoquer l'âme d'un visage et rendre le corps superflu ; en parlant de la lande, elle fait souffler le vent et gronder le tonnerre. Virginia Woolf. Quand, parmi tous les arbres, je cherche celui dont la forme s'harmonise le mieux avec le cadre du roman tragique d'Emily Brontë, c'est l'image d'un vieux robinier tortueux qui me vient à l'esprit, d'un vieux robinier tordu par le vent qui souffle toujours dans la même direction ; l'écorce est noire, le tronc est creux et, dans ce creux, la pluie a formé une petite flaque où baignent quelques feuilles mortes. John Cowper Powys