Alimentation et pauvreté en Equateur. Manger est un combat
Peltre-Wurtz Jacqueline
KARTHALA
23,00 €
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EAN :9782845865631
La dénutrition et la malnutrition affectent les régions qui ne disposent pas d'une alimentation suffisante et variée. Plus généralement, elles touchent les populations pauvres des pays marqués par de fortes inégalités sociales, quelles que soient les potentialités agricoles locales. En Équateur, ce fléau frappe plus de la moitié de la population. Jacqueline Peltre-Wurtz en a recherché les causes puis les effets concrets : à Quito, elle a suivi au quotidien douze familles pauvres pour qui manger est un combat constant. Leur témoignage, et particulièrement celui des femmes dont les visages ouvrent ce livre, montre comment ces familles parviennent à survivre dans la très grande précarité. Une géographie des productions alimentaires et des importations de l'Équateur établit que le pays dispose théoriquement, depuis 1985, d'une ration calorique optimum qui devrait protéger ses habitants de la sous-alimentation, mais qu'on y manque toujours de légumes verts, de légumineuses et de tubercules pour que cette ration soit équilibrée. Néanmoins, c'est avant tout la pauvreté qui empêche la plus grande partie de la population d'accéder à une alimentation convenable. Près de deux années d'enquêtes précises, réparties sur plus d'une décade, démontrent que les douze femmes rencontrées à Quito réalisent des prouesses pour nourrir au mieux leurs familles. Mais leur combat dépasse largement ce cadre. Dans ces familles, adultes et enfants rêvent de devenir des gens ordinaires pour qui manger ne serait plus un souci lancinant. Ils veulent être reconnus sous d'autres étiquettes que celle de la pauvreté : les adultes sont fiers des métiers qu'ils exercent, de la maison qu'ils parviennent parfois à construire, de leurs enfants scolarisés, dont pas un n'a été abandonné. Dans tous ces domaines, ils tentent d'accéder à la dignité tant recherchée des vrais citoyens, qui ont des devoirs mais aussi des droits. Douze ans après les premières enquêtes, seules deux familles semblent être sorties de la pauvreté. Les autres résistent toujours ensemble à la misère et c'est déjà une victoire. Pour elles, c'est bien la cellule familiale qui est le dernier rempart contre la pauvreté.
Nombre de pages
184
Date de parution
02/09/2004
Poids
330g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782845865631
Auteur
Peltre-Wurtz Jacqueline
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20040902
Nombre de pages
184,00 €
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En 1997, dans une synthèse qui fit date, Christine Peltre retraçait les grandes étapes d'un mouvement pictural inspiré par la passion de l'Orient, rêvé ou approché. La production artistique fait écho à la "question d'Orient" qui agite l'Europe du XIXe siècle. Né avec la campagne d'Egypte de 1798, l'intérêt des artistes pour le sujet est attisé entre autres par l'insurrection grecque en 1821 ou par la prise d'Alger en 1830. Aux inspirations romantiques où rayonne l'oeuvre marocaine de Delacroix succèdent les approches "ethnographiques" de voyageurs en quête d'altérité, avant les bouleversements esthétiques formulés par Matisse ou Kandinsky autour de l'exposition d'art musulman de Munich en 1910. Depuis 1997, monographies, expositions et actualités sont venues étoffer les connaissances sur le mouvement orientaliste et développer notre intérêt pour le sujet. Vingt ans après la première édition et après plusieurs réimpressions, ces nouveaux Orientalistes déploient une vision augmentée d'une question qui interroge le regard porté sur l'autre. On peut en effet parler "d'orientalisme des Orientaux" en étudiant les sujets traités à la fin du XIXe siècle ou au début du XXe par des peintres de Turquie ou d'Afrique du Nord, souvent formés par des ateliers européens. Dans le même temps, le regard des artistes occidentaux est fécondé par une connaissance approfondie des arts de l'Islam, souvent présents dans leurs propres collections. Il faut "voir avec d'autres yeux", remettre en cause les clichés et les "mélopeintres", voire chercher un autre langage plastique qui s'inspirerait d'une tradition proprement orientale. Le regard justement, qui fait de l'autre un oriental ou qui questionne le rôle de la femme, s'affirme aujourd'hui dans les oeuvres d'artistes issues de ces cultures, les "Nouvelles Shéhérazades". Une autre géographie de l'Orient occidental est-elle en train de se dessiner ? Christine Peltre tente d'apporter une réponse à ces histoires croisées, entre plusieurs cultures, entre art et histoire, entre politique et société, dans un livre abondamment illustré. Filtres de leur temps, chaque oeuvre, chaque artiste, retiennent l'éclat d'un Orient qu'il est urgent de redéfinir.
Longtemps Théodore Chassériau (1819-1856) fut l'un des grands oubliés de l'histoire de la peinture. Célébré de son vivant pour son audace picturale, pour la vivacité de son trait et sa capacité à renouveler les thèmes iconographiques, Chassériau, dès la fin du XIXe siècle, fut pourtant relégué, à tort, dans la catégorie infamante des peintres pompiers.L'auteur de cette monographie, Christine Peltre, est ainsi confronté à une rude tâche : restituer l'importance de l'?uvre d'un artiste que ces contemporains comparaient à Delacroix. Le texte cohérent et précis retrace donc avec justesse la vie de Chassériau. Mais c'est surtout l'iconographie qui rend cet ouvrage intéressant. Riche de dessins, d'esquisses et même de vues des grandes fresques qu'il réalise pour les institutions, cet album montre la spécificité de ce peintre dans le milieu français de l'époque. Dès lors, on saisit mieux sa fascination pour les motifs exotiques ou même historiques. Ce Théodore Chassériau doit donc être considéré comme une bonne monographie sur ce peintre à découvrir. --Damien Sausset
Cet ouvrage (étayé par une iconographie richissime) suit l'évolution du regard occidental - et particulièrement français - sur les arts de l'Islam, regard qui passe de la curiosité et de la fascination de certains artistes et collectionneurs à la reconnaissance des chefs-d'oeuvre dans tous les domaines : architecture, décor, objets d'art, faïences, tapis, orfèvrerie, etc. Ce n'est que depuis l'aménagement du Grand Louvre qu'une section spéciale d'Art islamique est créée. Elle va se transformer, dans les prochaines années, en un département autonome, le huitième du Louvre.
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La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.