A la fin de l'année 1920, Madeleine Pelletier part clandestinement en Russie. Ce voyage à travers l'Europe dévastée par la guerre de 1914-1918 est plein d'embûches, de marches épuisantes, de péripéties rocambolesques : "Je comptais entonner l'Internationale en pénétrant enfin sur le territoire béni du communisme, mais tout mon enthousiasme est parti, je suis trop malheureuse ! " En Russie, elle s'intéresse principalement à la condition des femmes : "dans les rues de Moscou, on s'aperçoit tout de suite que les femmes ont là plus de liberté qu'en aucun pays du monde, [...] pas de suiveurs : une jeune fille peut s'asseoir sur un banc, attendre debout sur un trottoir à n'importe quelle heure. Personne ne lui dit rien..." Son constat est amer en ce qui concerne la participation des femmes à la vie politique : "Pas de femme sur l'estrade à part les dactylos qui vont et viennent des papiers à la main..." Au terme de ce voyage initiatique, Madeleine Pelletier se rend compte qu'une grande distance sépare la théorie de la pratique et que la libération économique, politique et sexuelle des femmes n'est pas à l'ordre du jour dans la Russie communiste.
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Date de parution
10/10/2008
Poids
205g
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EAN
9782907883993
Titre
MON VOYAGE AVENTUREUX EN RUSSIE COMMUNISTE
Auteur
PELLETIER MADELEINE
Editeur
INDIGO
Largeur
0
Poids
205
Date de parution
20081010
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Dans ce roman en partie autobiographique, publié en 1933, Madeleine Pelletier retrace l'enfance difficile, l'adolescence rebelle, et les combats de Marie Pierrot. Son héroïne quitte l'école à douze ans, poursuit seule ses études, et devient institutrice. Après la Première Guerre mondiale, devant les difficultés des femmes d'acquérir le droit au vote en France, elle émigre en Allemagne et se fait élire député socialiste au Reichstag. Anthropologue et médecin, Madeleine Pelletier (1874-1939) a pris part à toutes les grandes controverses de son temps. Elle a écrit de nombreux ouvrages dont deux romans et plusieurs essais. Elle a fini pour payer très cher ses engagements en faveur des droits des femmes et notamment de l'avortement, passible à l'époque de lourdes peines de prison. Inculpée, elle fut internée dans un asile psychiatrique où elle mourut le 29 décembre 1939.
Résumé : Avec "Les femmes peuvent-elles avoir du génie ? ", suivi de trois autres textes féministes, L'Esprit du Temps, afin de rendre hommage aux grandes pionnières du féminisme - principales héroïnes de la grande exposition "Parisiennes citoyennes ! Engagements pour l'émancipation des femmes (1789-2000)" au Musée Carnavalet à Paris - publie avec ces écrits le premier recueil de sa trilogie "Féministes d'hier, luttes d'aujourd'hui" dans sa collection Textes Essentiels. C'est avec Madeleine Pelletier, première Française diplômée en psychiatrie, franc-maçonne, socialiste, anarchiste et témoin impartiale de la Révolution russe que nous inaugurons la série. Cet ouvrage présente quatre textes de Madeleine Pelletier écrits au début du XXe siècle et emblématiques des combats qu'elle a mené jusqu'à sa mort tragique en hôpital psychiatrique en 1939. "L'éducation féministe des filles" ; "Le droit à l'avortement" ; "Le droit au travail pour la femme" ; "Les femmes peuvent-elles avoir du génie ? " Comme vous allez le découvrir - et l'apprécier -, ces oeuvres, présentées ici chronologiquement, font preuve d'une puissance politique et d'une rigueur d'analyse exceptionnelles.
Extrait : " Le principe fondamentaux sur lesquels est basée l'instruction son ! très étroits. Ou conçoit V enseigne meut comme une préparation non à une meilleure vie possible, mais à la vie dans des cadres mesquins, connue l'adaptation à une condition sociale fixée dès la naissance de l'individu. Les classes dirigeantes pensent, avant toute chose, à ne pas créer d'éléments susceptibles de troubler la société où elles ont la meilleure place. C'est pour cela qu' elles ont institué un enseignement primaire rudimentaire destiné à enlever aux enfants pauvres toute idée de regarder au-dessus d'eux ; alors nue l'enseignement secondaire, destiné aux enfants riches, demie la possibilité de s'élever jusqu'à plus haute culture". Madeleine Pelletier, née le 18 mai 1874 à Paris et morte le 29 décembre 1939 à Epinay-sur-Orge, est en 1906 la première femme médecin diplômée en psychiatrie en France. Elle est également connue pour ses multiples engagements politiques et philosophiques et fait partie des féministes les plus engagées au regard de la majorité des féministes françaises du xxe siècle. Elle interrompt très jeune ses études et fréquente dans son adolescence les groupes socialistes et anarchistes qui forment les idées qui restent les siennes jusqu'à sa mort. A vingt ans, elle décide de reprendre ses études malgré sa pauvreté, et parvient à devenir médecin. Cette réussite sociale ne la satisfait cependant pas et elle multiplie ses engagements dans la société. En 1906, elle est initiée franc-maçonne, est choisie comme présidente d'une association féministe et devient membre de la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO). Au sein de la franc-maçonnerie comme à la SFIO, elle cherche à faire avancer la cause des femmes. Ses prises de position lui valent de fortes inimitiés au sein même de sa famille politique ou dans les rangs de la franc-maçonnerie. Les tentatives de mise à l'écart dans ces deux groupes l'incitent à se rapprocher des mouvements anarchistes et à changer de loge maçonnique. En 1917, elle s'enthousiasme pour la révolution d'Octobre en Russie et entreprend un voyage plein d'espérance pour admirer la réalisation de son idéal. Toutefois, la situation catastrophique du pays la fait déchanter, bien qu'elle conserve toujours la foi dans l' "idéal communiste" . Rentrée en France, elle reprend la lutte pour une société communiste avec des libertaires. Elle combat aussi la montée du fascisme sans cesser son combat féministe. Pour faire connaître ses idées, elle écrit de nombreux articles, publie des essais, des romans et des pièces de théâtre. Cet activisme est brisé en 1937 lorsqu'un accident vasculaire cérébral la rend hémiplégique. Elle reprend ses combats malgré son handicap à l'issue de sa convalescence. En 1939, elle est inculpée pour avoir pratiqué un avortement, mais ses accusateurs se rendent compte que son état physique ne lui permettait pas de réaliser cet acte. Ils la déclarent tout de même dangereuse pour elle-même et pour autrui, et la font interner en asile psychiatrique, où sa santé physique et mentale se détériore. Elle meurt d'un second accident vasculaire cérébral, le 29 décembre 1939.
On a dit avec raison que les peuples n'ont jamais que le gouvernement qu'ils méritent. Un peuple opprimé qui ne mériterait pas de l'être s'insurgerait contre ses oppresseurs et les mettraient hors d'état de le tyranniser. Cette vérité s'applique non seulement aux peuples, mais à toutes les collectivités. Le prolétariat mérite certainement le sort qui lui est fait dans la société présente ; s'il ne le méritait pas, étant donné qu'il forme la majorité de la nation, il y a longtemps qu'il aurait dépossédé la bourgeoisie de son pouvoir". Madeleine Pelletier, née le 18 mai 1874 à Paris et morte le 29 décembre 1939 à Epinay-sur-Orge, est en 1906 la première femme médecin diplômée en psychiatrie en France. Elle est également connue pour ses multiples engagements politiques et philosophiques et fait partie des féministes les plus engagées au regard de la majorité des féministes françaises du xxe siècle.