Un amour de beatnik. Lettres et textes à Lula-Nash (1963-1964)
Pélieu Claude ; Delaune Benoît
NON LIEU
22,00 €
Epuisé
EAN :9782352701347
Claude Pélieu (1934-2002) est aujourd'hui considéré comme "le Seul poète français d'expression beat". On lui doit plus d'une vingtaine de recueils de poèmes, du Journal blanc du hasard (1969) à Starquake (2001). Certains de ses recueils comme Jukeboxes et Tatouages mentholés et cartouches d'aube ont été publiés directement en livre de poche. Son écriture a marqué un grand nombre de poètes en France, et influencé de jeunes écrivains des années 1970 jusqu'à aujourd'hui. Par la suite, Claude Pélieu est devenu un collagiste reconnu. On lui doit enfin d'avoir présenté, traduit et fait traduire en France, pour les éditions Christian Bourgois, des auteurs majeurs du mouvement beat comme William Burroughs, Gary Snyder ou Bob Kaufman.
Nombre de pages
280
Date de parution
16/10/2012
Poids
425g
Plus d'informations
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EAN
9782352701347
Titre
Un amour de beatnik. Lettres et textes à Lula-Nash (1963-1964)
Auteur
Pélieu Claude ; Delaune Benoît
Editeur
NON LIEU
Largeur
0
Poids
425
Date de parution
20121016
Nombre de pages
280,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Autobiography as collage, collage as autobiography "... Tout est dit. La tendance (post-)structuraliste, souvent salutaire, qui consistait à laisser un auteur s'effacer derrière ses textes, a-t-elle quelque valeur par rapport à quelqu'un comme Claude Pélieu ? [...] " 1998, Soupe de lézard ". Les textes présents dans ce recueil retracent une année entière de la vie et de l'écriture de Claude Pélieu, s'étendant du début de l'hiver 1998 à la fin de l'hiver 1999. Textes en prose pour la plupart, leur écriture est souvent d'essence pamphlétaire, donc d'une exagération profonde mais nécessaire, d'une lucidité dont j'écrivais ailleurs qu'elle est proche de l'hallucination. Tout y passe : la mort de Diana, le " clafoutis post-moderne ", l'édition, la merde française, les profs de fac gloseurs, le tout dans un esprit proche de Karl Kraus. Ceci n'est pas nouveau chez Pélieu, puisque dès Le Journal blanc du hasard, ou même Boomerang il s'agissait de mêler poésie et réalité, de court-circuiter l'écriture en quelque sorte afin d'y injecter une vision critique sur le monde et ses dérives violentes. D'où cette perméabilité des frontières génériques : poème, pamphlet, essai... le critique moyen ne sait plus où donner du bulbe, et invente tout un arsenal technique pour essayer de replacer le texte dans un enclos littéraire bien gardé. [...] Très proche des acteurs de la Beat Generation, Claude Pélieu excède pourtant toute limite : il est, à rapprocher aussi bien de la Beat Generation que de Dada et de Fluxus. Il est sans doute le prototype rêvé de l'artiste total, de par la multiplicité de ses talents. Il est également un immense découvreur, grâce à qui la France a pu connaître Burroughs, Ginsberg. B.D.
Un moment peu connu de la vie de Picasso. Un tournant dans son oeuvre. Déconcerté par l'art nouveau, victime de la drogue, le peintre allemand Wiegels (celui dont Mac Orlan ferait le héros de Quai des Brumes) se pendit dans son atelier de Montmartre, en 1908. Picasso, qui entretenait un rapport ambigu avec le jeune peintre homosexuel, fut durablement déstabilisé par sa fin tragique. Sa dépression s'accompagna d'une rupture dans son mode de vie et dans son premier style pictural, même si nombre de personnages de son oeuvre (les Arlequins) resteront "wiegelsiens". En même temps qu'elle s'attache au folklore et aux rapins de la Butte à la Belle Epoque, l'étude éclaire "l'homosexualité secrète" de Picasso, selon l'expression de Cocteau. Cette homophilie éclate parfois dans ses toiles et explique le caractère sado-masochiste larvé de certaines de ses amitiés, sa misogynie, son homophobie — exorcisme de protection.
Voici un livre courageux, élégant et érudit. Au-delà du rapport du Coran à la femme qu'on retrouve le long du texte, au-delà de la représentation islamique finement décrite d'un corps féminin diabolisé ainsi que du statut quasi servile de la femme, le livre aborde des questions taboues, se rapportant à l'institution des "mères des croyants". Il en dévoile les non-dits en décryptant le texte sacré selon une démarche nourrie par les sources les plus autorisées. Comme le souligne l'introduction "le thème profond de ce livre est la contestation féminine à la naissance de l'islam et la façon dont les textes religieux, Coran et Sunna, l'ont étouffée et ligotée, en un mot enchaînée". Mohammed Ennaji "n'a pas froid aux yeux" dans son approche du sacré, l'expression est de Régis Debray dans sa préface à un autre titre du même auteur. Elle se vérifie à nouveau dans "Le corps enchaîné".