Toute l'?uvre de Berdaguer et Péjus vise à cette identification : comment faire coïncider, ne serait-ce que dans l'instant d'une ?uvre, esprit et matière, terre et cerveau." (Emanuele Coccia) Chronique : Recueil de faits historiques consignés par ordre chronologique. De Plante à pop-corn à Premières demeures, cette monographie réunit cent-trente ?uvres réalisées entre 1994 et 2017. Autant de notices et plus de trois cents reproductions qui restituent la trajectoire artistique de Christophe Berdaguer et Marie Péjus. Une ?uvre qui, tout en revendiquant ouvertement son inscription dans le champ de l'histoire de l'art et notamment ses références aux avant-gardes utopistes et aux expériences d'architecture radicale des années 1970, se joue des classements et des catégories. Chronique : Se dit de maladies qui durent longtemps et se développent lentement. Luminothérapie, Arbre à désirs, Traumathèque, Chants épileptiques, Double aveugle, Faux self? Neurodomotique, Ville hormonale, Psychoarchtecture, Ville d'erre? Paysages chimiques, Vegetal Transfer, Morphine Landscape, Jardin psychologique? Eye Shut Sensitivity, Habitat olfactif, Sculpture anesthésiante? Paroles martiennes, Rosabelle believe? Autant de titres explicites qui témoignent du jeu associatif permanent auquel se livrent Berdaguer et Péjus. Leurs vidéos, leurs dessins, leurs installations, leurs dispositifs questionnent les interactions entre architecture et psychanalyse, entre environnement et neurosciences, entre forme et sens, entre espace intérieur et mondes extérieurs, entre théorie et production. Aux frontières qui tranchent, ils préfèrent ce qui lie et délie, les inter-relations, le mouvement créatif, la contamination des espaces, l'ambivalence, et ouvrent toujours le dialogue avec cet autre qu'est le spectateur, point aveugle d'une ?uvre consciente de sa part manquante. Chroniques : Un livre qui donne à voir la cohérence d'un travail qui se développe depuis plus de vingt ans ; un livre généreux comme une explosion de pop-corn ; un livre paradoxal qui termine par le commencement.
Nombre de pages
352
Date de parution
23/01/2018
Poids
910g
Largeur
151mm
Plus d'informations
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EAN
9782917217795
Titre
Chroniques
Auteur
Péjus Marie ; Berdaguer Christophe
Editeur
MANUELLA
Largeur
151
Poids
910
Date de parution
20180123
Nombre de pages
352,00 €
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Villes improbables et espaces utopiques... C'est bien d'architectures que nous parlent Christophe Berdaguer et Maris Péjus, mais d'architectures dépouillées de leurs éléments fonctionnels, et étudiées comme la projection mentale et quasi scientifique d'un organisme à part entière capable d'écrire une histoire parallèle de l'architecture.
Arrimé au sol par ses racines, le monde végétal semble constituer au sein du vivant le règne de l'immobilité. Pourtant, les plantes aussi se déplacent. Textes scientifiques et critiques, entretiens, poèmes, enquêtes et photographies entrent ici en conversation pour interroger les modalités de leurs migrations, en dehors des rejets que provoquent parfois les plantes dites « invasives », miroirs de nos peurs et de nos saccages. Suivre le végétal dans ses voyages invite à conjuguer l'émerveillement face à l'inventivité et la puissance de résistance des plantes migrantes et le trouble induit par les ambiguïtés (post-)coloniales de la transplantation des vivants. Les plantes vagabondes ouvrent encore notre attention aux friches et aux bords de routes : elles appellent une approche paysagère des brassages planétaires et suscitent des pratiques indisciplinées de la recherche, du jardinage et des arts. Appréhender les plantes par la migration, c'est alors embarquer dans l'histoire plus vaste des transmigrations terrestres, pour rappeler que la migration est la condition partagée des vivants et une force créatrice de milieux et de mondes. Les manières que nous avons d'appréhender ces mouvements végétaux font éclater au grand jour des enjeux esthétiques, éthiques et politiques, articulés autour de quatre axes : modalités, indisciplines végétales, ambiguïtés coloniales et postcoloniales et enfin sympoïèses (concept provenant de la biologie, faisant référence aux systèmes qui coopèrent avec d'autres systèmes). Avec les contributions de : Frédérique Aït-Touati, Judith Bastie, Bastien Beaufort, Jean-Marc Besse, Sacha Bourgeois-Gironde, Gilles Clément, Emanuele Coccia, Francesca Cozzolino, Eugénie Denarnaud, Matthieu Duperrex, Isaline Dupond Jacquemart, Claire Dutrait, Marine Fauché, Ralph Samuel Grossmann, Jamie Herd, Sophie Krier, Marielle Macé, Marine Mane, Liliana Motta, Arnaud Orain, Jeanne Peylet-Frisch, Isabelle Rabault-Mazières, Bénédicte Ramade, Marianne Roussier du Lac, Momoko Seto, Zoë Skoulding, Jacques Tassin, Thierry Thévenin, Clément Verger
Née en 1927 au Havre, Colette Brunschwig vit et travaille à Paris. Formée après-guerre à l'Académie Julian, puis, entre 1946 et 1949, chez Jean Sourbevie et André Lhote dont les ateliers sont intégrés à l'École des Beaux-Arts de Paris, Colette Brunschwig présente sa première exposition personnelle en 1952 à la galerie Colette Allendy. Elle y exposera régulièrement, jusqu'à la fin des années 1950, peintures et gouaches, alliant recherches formelles du trait, de la compression et de l'expansion de la matière picturale et de l'encre, et motifs abstraits, exploration d'un espace-surface dynamique, qui la rapproche des artistes de sa génération de l'École de Paris, mais dont, pourtant, elle se singularise.En dialogue direct ou indirect avec Pierre Soulages, Nicolas de Staël, Arpad Szenes, André Marfaing, Yves Klein, Ung-No Lee, Pierrette Bloch, Marcelle Cahn, entre autres, proche également du philosophe Emmanuel Levinas, Colette Brunschwig s'inscrit très vite sur la scène artistique et intellectuelle française des années 1950-1960, et au-delà. Si Colette Brunschwig compte jusqu'à aujourd'hui de nombreuses expositions personnelles en galeries (Nane Stern dans les années 1970, galerie Clivages dans les années 1980-1990, etc.) et dans des lieux d'art en France et à l'étranger, si ses ?uvres sur papier et acryliques sont entrées dans les collections publiques (Musée d'art moderne de la Ville de Paris, FNAC), aucune monographie n'est venue, à ce jour, rendre compte de la richesse formelle de cette ?uvre singulière (et reconnue par la critique), qui pose la question de la dissolution de l'image et d'un possible recommencement.