
Ethnographie de l'école. Les coulisses des institutions scolaires et socio-éducatives
Dans la continuité du sociologue américain Howard Becker, les auteurs s'interrogent sur le faible recours des institutions à l'ethnographie dans l'analyse de leurs organisations. Les raisons avancées par Howard Becker tiennent autant à l'irrévérence affichée de l'ethnographie vis-à-vis du discours institutionnel qu'à la remise en cause des cadres conventionnels et des pratiques professionnelles. Pourtant l'approche ethnographique permet de renouveler les méthodes d'évaluation, en promouvant notamment la pratique d'immersion des chercheurs. Centré sur les institutions éducatives, cet ouvrage reprend plusieurs enquêtes ethnographiques dans différentes institutions scolaires et socioéducatives pour comprendre la manière dont les sociologues ont fait des "découvertes". Les auteurs y défendent la place de l'ethnographie qui engage le chercheur dans une relation au monde et aux autres, faite de disponibilité, d'attention et d'ouverture. Car l'ethnographie entend offrir à la recherche une capacité de résistance face à des discours officiels ambivalents ; elle veut dessiner une alternative à l'enrôlement de la science dans la raison institutionnelle. Un message nécessaire et d'actualité, alors que l'évolution des conditions de financement, d'organisation et d'évaluation du champ académique transforme la pratique concrète de la recherche.
| Nombre de pages | 223 |
|---|---|
| Date de parution | 09/06/2016 |
| Poids | 352g |
| Largeur | 156mm |
| EAN | 9782753548855 |
|---|---|
| Titre | Ethnographie de l'école. Les coulisses des institutions scolaires et socio-éducatives |
| Auteur | Payet Jean-Paul |
| Editeur | PU RENNES |
| Largeur | 156 |
| Poids | 352 |
| Date de parution | 20160609 |
| Nombre de pages | 223,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 2-4 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

La voix des acteurs faibles. De l'indignité à la reconnaissance
Payet Jean-Paul ; Giuliani Frédérique ; Laforgue DFace aux institutions, les individus socialement disqualifiés sont habituellement perçus dans une vision schizophrénique, comme des "dominés" disposant tout au plus de tactiques de résistance ou comme des "sujets" d'une modernité pourtant bien peu incarnée. Leur voix est illusoire ou prophétique. Or, les institutions de nos sociétés post-modernes brouillent les pistes: elles affirment s'adapter aux nouveaux credo de l'individu, de la subjectivité et de l'éthique. Mais que signifie une relation de reconnaissance d'individus qui n'ont pas de légitimité à prendre la parole? De quelles voies ceux-ci disposent-ils pour prendre voix? En proposant le concept d'"acteur faible" cet ouvrage entend ouvrir une réflexion nouvelle permettant de penser les conditions d'autonomie des individus pris dans des relations asymétriques. Constituer des causes, délier les langues, rendre les voix audibles: trois processus sont ainsi examinés, à la lumière d'études de terrain (travail social, école, logement, centres sociaux, prison...) qui éclairent le jeu complexe des luttes de reconnaissance, des politiques institutionnelles et des dispositifs de prise de parole. Comprendre la voix des acteurs faibles, c'est faire le pari de la réversibilité des situations de faiblesse et élaborer les conditions de l'empêchement comme du renforcement de ces acteurs. C'est aussi prendre la mesure du tournant compréhensif des institutions et penser la porosité de la frontière entre professionnels du front et usagers disqualifiés sous l'angle d'une expérience commune. Biographie: Jean-Paul Payet, sociologue, est professeur à l'université de Genève, responsable de l'équipe SATIE et membre associé du laboratoire MoDyS-CNRS. Frédérique Giuliani, sociologue, est maître-assistante à l'université de Genève et membre de l'équipe de recherche SATIE. Denis Laforgue, sociologue, est maître de conférences à l'université de Savoie et membre du laboratoire LLS.Impression à la demandeCOMMANDER17,00 € -

La relation d'enquète. La sociologie au défi des acteurs faibles
Payet Jean-Paul ; Rostaing Corinne ; Giuliani FrédQue comprend-on de la souffrance sociale lorsqu'on se tient à distance de ceux qui l'éprouvent? Sociologues, ethnologues, chercheurs en sciences sociales font ici le choix de s'approcher au plus près de l'expérience vécue de personnes que la société rejette dans l'indignité. Mais que se passe-t-il réellement dans la rencontre entre des chercheurs et des individus socialement affaiblis? Qu'est-ce que signifie enquêter auprès de personnes mises à l'écart par le jugement d'autrui? Comment recueillir leurs voix et saisir la pluralité de leurs expériences sans remettre en cause les schémas normatifs et idéologiques qui façonnent le regard ordinaire ou savant? L'enquête sociologique ouvre ici ses boîtes noires. Les chercheurs disent les émotions qui les saisissent, les dilemmes moraux qui les habitent, les malentendus et les conflits qui les déstabilisent lors d'enquêtes auprès d'individus fragilisés, dans des mondes sociaux stigmatisés. Les chercheurs éprouvent l'inconfort et l'incongruité d'une position habituelle de surplomb et expérimentent des alternatives dans leur travail d'enquête mis au défi par les "acteurs faibles". Cet ouvrage rend compte d'expériences de terrain très diverses - institutions fermées, milieux déviants, expériences de la maladie ou de la dépendance, quartiers urbains relégués, parcours de clandestinité, etc. En explicitant le sens commun du chercheur dans son travail d'enquête et d'interprétation, il invite à renouveler l'activité de connaissance. Il ouvre une perspective inédite sur les conditions théoriques et pratiques de la compréhension sociologique des "acteurs faibles".Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER15,00 € -

La reconnaissance à l'épreuve. Explorations socio-anthropologiques
Payet Jean-Paul ; Battegay AlainLa "reconnaissance" est à l'ordre du jour de débats tant scientifiques que politiques. Depuis quelques années, la philosophie politique, sous l'impulsion notamment de C. Taylor, M. Walzer, A. Honneth, N. Fraser, fait une place importante à ce concept pour penser la manière dont les sociétés contemporaines "tiennent ensemble", alors qu'elles sont marquées par la pluralité des identités, la montée en puissance de l'individu et de la subjectivité. C'est à l'analyse concrète de processus de reconnaissance que s'intéressent les études sociologiques et anthropologiques proposées dans cet ouvrage. Elles mettent "à l'épreuve" les approches philosophiques de la reconnaissance au regard d'expériences situées et dans des contextes identifiés (immigration, mouvements alternatifs, exclusion sociale, relations aux institutions, droits civiques, action humanitaire). Elles questionnent également le sens de "la reconnaissance" dans des contextes nationaux variés. Au total, l'ouvrage propose moins une théorie de la reconnaissance qu'une méthode d'exploration de la reconnaissance comme figure morale et politique des sociétés contemporaines. Biographie: Jean-Paul Payet est sociologue, professeur à l'Université de Genève. Il a mené de nombreuses enquêtes sur l'école en milieu disqualifié, dans différents contextes nationaux (France, Afrique du Sud, Suisse, Tunisie). Sa réflexion théorique porte sur les transformations des institutions contemporaines et les formes d'expression des "acteurs faibles". Alain Battegay est sociologue CNRS (Lames / MoDys - Aix-en-Provence / Lyon / Saint-Etienne). Il a mené de nombreuses enquêtes sur les migrations et la manière dont elles travaillent les villes et les sociétés, en France et au Moyen-Orient. Sa réflexion théorique porte sur les épreuves publiques du vivre ensemble dans les sociétés contemporaines.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER24,00 €
Du même éditeur
-

Les motifs au cinéma
Ballo Jordi ; Bergala AlainPourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER30,00 € -

Victimes et profiteurs de guerre ? Les patrons du Nord (1914-1923)
Mastin Jean-Luc ; Hirsch Jean-PierreLa guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER24,99 € -

Au bonheur des clients. Travail de la vente et rapports sociaux dans les grands magasins
Barbier PascalLe Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER26,00 € -

Tiers-lieux. Travailler et entreprendre sur les territoires : espaces de coworking, fablabs, hacklab
Krauss Gerhard ; Tremblay Diane-GabrielleEpiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER24,00 €

