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La reconnaissance à l'épreuve. Explorations socio-anthropologiques
Payet Jean-Paul ; Battegay Alain
PU SEPTENTRION
24,00 €
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EAN :9782757400395
La "reconnaissance" est à l'ordre du jour de débats tant scientifiques que politiques. Depuis quelques années, la philosophie politique, sous l'impulsion notamment de C. Taylor, M. Walzer, A. Honneth, N. Fraser, fait une place importante à ce concept pour penser la manière dont les sociétés contemporaines "tiennent ensemble", alors qu'elles sont marquées par la pluralité des identités, la montée en puissance de l'individu et de la subjectivité. C'est à l'analyse concrète de processus de reconnaissance que s'intéressent les études sociologiques et anthropologiques proposées dans cet ouvrage. Elles mettent "à l'épreuve" les approches philosophiques de la reconnaissance au regard d'expériences situées et dans des contextes identifiés (immigration, mouvements alternatifs, exclusion sociale, relations aux institutions, droits civiques, action humanitaire). Elles questionnent également le sens de "la reconnaissance" dans des contextes nationaux variés. Au total, l'ouvrage propose moins une théorie de la reconnaissance qu'une méthode d'exploration de la reconnaissance comme figure morale et politique des sociétés contemporaines. Biographie: Jean-Paul Payet est sociologue, professeur à l'Université de Genève. Il a mené de nombreuses enquêtes sur l'école en milieu disqualifié, dans différents contextes nationaux (France, Afrique du Sud, Suisse, Tunisie). Sa réflexion théorique porte sur les transformations des institutions contemporaines et les formes d'expression des "acteurs faibles". Alain Battegay est sociologue CNRS (Lames / MoDys - Aix-en-Provence / Lyon / Saint-Etienne). Il a mené de nombreuses enquêtes sur les migrations et la manière dont elles travaillent les villes et les sociétés, en France et au Moyen-Orient. Sa réflexion théorique porte sur les épreuves publiques du vivre ensemble dans les sociétés contemporaines.
Nombre de pages
319
Date de parution
10/04/2008
Poids
524g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782757400395
Titre
La reconnaissance à l'épreuve. Explorations socio-anthropologiques
Auteur
Payet Jean-Paul ; Battegay Alain
Editeur
PU SEPTENTRION
Largeur
160
Poids
524
Date de parution
20080410
Nombre de pages
319,00 €
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Dans la continuité du sociologue américain Howard Becker, les auteurs s'interrogent sur le faible recours des institutions à l'ethnographie dans l'analyse de leurs organisations. Les raisons avancées par Howard Becker tiennent autant à l'irrévérence affichée de l'ethnographie vis-à-vis du discours institutionnel qu'à la remise en cause des cadres conventionnels et des pratiques professionnelles. Pourtant l'approche ethnographique permet de renouveler les méthodes d'évaluation, en promouvant notamment la pratique d'immersion des chercheurs. Centré sur les institutions éducatives, cet ouvrage reprend plusieurs enquêtes ethnographiques dans différentes institutions scolaires et socioéducatives pour comprendre la manière dont les sociologues ont fait des "découvertes". Les auteurs y défendent la place de l'ethnographie qui engage le chercheur dans une relation au monde et aux autres, faite de disponibilité, d'attention et d'ouverture. Car l'ethnographie entend offrir à la recherche une capacité de résistance face à des discours officiels ambivalents ; elle veut dessiner une alternative à l'enrôlement de la science dans la raison institutionnelle. Un message nécessaire et d'actualité, alors que l'évolution des conditions de financement, d'organisation et d'évaluation du champ académique transforme la pratique concrète de la recherche.
Aujourd'hui, les enseignants et les parents sont des "partenaires". Tel est du moins le discours officiel. Dans les faits, cette évolution de la relation entre école et familles vers une plus grande proximité ne va pas de soi. Les enseignants sont-ils tous prêts à ouvrir leur classe ? Les parents sont-ils tous compétents pour participer selon les attentes de l'école ? La collaboration avec l'école réduit-elle les inégalités sociales entre parents ou l'accentue-t-elle ? Cet ouvrage se propose de faire le point sur la relation entre école et familles, à partir d'enquêtes sociologiques, à la fois classiques et récentes. Il en éclaire les principaux aspects : partage des rôles, représentations réciproques, relations de pouvoir, stratégies de communication. Ce livre constitue un outil de réflexion pour tous les acteurs impliqués dans la relation école-familles. Il est tout particulièrement destiné aux enseignants et aux responsables scolaires, en formation ou en activité, qui cherchent à nourrir leurs pratiques des acquis de la recherche.
Dans un contexte qui évoque l'idée d'un déclin démocratique, comment interpréter l'essor de valeurs qui, au nom d'une plus grande proximité avec les gouvernants, mettent l'accent sur l'autonomie et la participation ? Doit-on y voir de réels leviers d'émancipation, ou bien des formes nouvelles de domination et d'affaiblissement des protections collectives, passant par la valorisation des capacités individuelles ? Un collectif de sociologues s'interroge à travers une analyse de différentes institutions.
Payet Jean-Paul ; Giuliani Frédérique ; Laforgue D
Face aux institutions, les individus socialement disqualifiés sont habituellement perçus dans une vision schizophrénique, comme des "dominés" disposant tout au plus de tactiques de résistance ou comme des "sujets" d'une modernité pourtant bien peu incarnée. Leur voix est illusoire ou prophétique. Or, les institutions de nos sociétés post-modernes brouillent les pistes: elles affirment s'adapter aux nouveaux credo de l'individu, de la subjectivité et de l'éthique. Mais que signifie une relation de reconnaissance d'individus qui n'ont pas de légitimité à prendre la parole? De quelles voies ceux-ci disposent-ils pour prendre voix? En proposant le concept d'"acteur faible" cet ouvrage entend ouvrir une réflexion nouvelle permettant de penser les conditions d'autonomie des individus pris dans des relations asymétriques. Constituer des causes, délier les langues, rendre les voix audibles: trois processus sont ainsi examinés, à la lumière d'études de terrain (travail social, école, logement, centres sociaux, prison...) qui éclairent le jeu complexe des luttes de reconnaissance, des politiques institutionnelles et des dispositifs de prise de parole. Comprendre la voix des acteurs faibles, c'est faire le pari de la réversibilité des situations de faiblesse et élaborer les conditions de l'empêchement comme du renforcement de ces acteurs. C'est aussi prendre la mesure du tournant compréhensif des institutions et penser la porosité de la frontière entre professionnels du front et usagers disqualifiés sous l'angle d'une expérience commune. Biographie: Jean-Paul Payet, sociologue, est professeur à l'université de Genève, responsable de l'équipe SATIE et membre associé du laboratoire MoDyS-CNRS. Frédérique Giuliani, sociologue, est maître-assistante à l'université de Genève et membre de l'équipe de recherche SATIE. Denis Laforgue, sociologue, est maître de conférences à l'université de Savoie et membre du laboratoire LLS.
Sous l'Ancien Régime, les finances du roi de France étaient nimbées de secret jusqu'au jour où le célèbre Necker décida de publier le montant estimé des recettes et surtout des dépenses de la monarchie. Le public découvrit alors le montant faramineux des pensions que Louis XVI payait à une grande partie de la noblesse. À la Révolution, l'Assemblée nationale décida d'enquêter puis révéla la manière dont les fonds publics tirés de la contrainte fiscale avaient pu servir à subventionner des courtisans. C'est à la fois l'histoire de cette enquête mais aussi celle de l'objet enquêté que ce livre propose de faire découvrir au lecteur. En décrivant pour la première fois, grâce à des archives inédites, les usages de cette pratique sociale qui liait le roi à la noblesse, l'auteur jette un regard nouveau sur les ressorts de la crise finale de l'Ancien Régime et retrace la genèse du premier système de retraite de la fonction publique d?État.4e de couverture : Sous l'Ancien Régime, les finances du roi de France étaient nimbées de secret jusqu'au jour où le célèbre Necker décida de publier le montant estimé des recettes et surtout des dépenses de la monarchie. Le public découvrit alors le montant faramineux des pensions que Louis XVI payait à une grande partie de la noblesse. À la Révolution, l'Assemblée nationale décida d'enquêter puis révéla la manière dont les fonds publics tirés de la contrainte fiscale avaient pu servir à subventionner des courtisans. C'est à la fois l'histoire de cette enquête mais aussi celle de l'objet enquêté que ce livre propose de faire découvrir au lecteur. En décrivant pour la première fois, grâce à des archives inédites, les usages de cette pratique sociale qui liait le roi à la noblesse, l'auteur jette un regard nouveau sur les ressorts de la crise finale de l'Ancien Régime et retrace la genèse du premier système de retraite de la fonction publique d?État.Notes Biographiques : Benoît Carré est chercheur en histoire moderne, spécialiste de l'Ancien Régime et de la Révolution. Il est docteur de l'Université de Lille depuis 2018. Distribuer l'argent du roi au XVIIIe siècle est son premier livre.