Durant 18 mois, les participants du séminaire Démocratie Alimentaire animé par l'UMR 951 Innovation et le CREAM Université de Montpellier, ont travaillé à ce que pourrait être un droit à l'alimentation dit durable. Cette démarche encastrée dans le concept de démocratie alimentaire avait pour objectif de croiser les connaissances de la recherche, de la formation et des initiatives citoyennes à partir des conditions d'accès à l'alimentation des familles à petits budgets et des personnes en situation de précarité. Cette entrée par la précarité a pour fonction de révéler de façon plus saillante les inégalités et l'invisibilité de celles-ci dans la façon dont les politiques publiques y répondent depuis le milieu des années 1980. L'enseignement essentiel issu de ce croisement des dynamiques de savoirs résulte de l'analyse fine de la non effectivité du droit à l'alimentation en France et la compréhension de cette situation de fait, permet de comprendre un certain nombre de freins.
Nombre de pages
236
Date de parution
26/11/2020
Poids
394g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9791034605958
Titre
Le droit à l'alimentation durable en démocratie
Auteur
Paturel Dominique ; Ndiaye Patrice
Editeur
CHAMP SOCIAL
Largeur
155
Poids
394
Date de parution
20201126
Nombre de pages
236,00 €
Disponibilité
Epuisé
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La fonction sociale est intimement liée à l'histoire de la fonction Personnel et des entreprises françaises. Les surintendantes d'usine en sont les pionnières dans la première moitié du XXe siècle et dès 1946, ce sont les assistantes de service social qui prennent le relais. Cette fonction sociale se dilue pendant les Trente Glorieuses en se réservant à la prise en charge individuelle et psychosociale des salariés les plus fragiles. A la fin des années 80, la modernisation des entreprises et, entre autres, de leur fonction RH, oblige les différents acteurs GRH à se repositionner. La logique de compétences, l'individualisation des pratiques de gestion, les nouvelles pathologies, la souffrance au travail d'un côté et les changements anthropologiques de la société de l'autre, bouleversent les pratiques des assistants de service social et questionnent fortement les missions du service social du travail. La mise en perspective historique des liens entre les deux fonctions permet de comprendre les enjeux actuels. A partir de l'analyse de situations individuelles difficiles traitées par quatre équipes de gestion de ressources humaines d'un établissement de recherche publique, l'auteure poursuit deux objectifs : - Comprendre la façon dont les équipes RH construisent leurs réponses actuelles sur la gestion de ces situations, tout en prenant en compte le discours institutionnel sur la GRH : cela permet d'observer le passage de la logique domestique à la logique connexionniste. - Articuler les connaissances pour élaborer une fonction de Tiers Social, acteur de la GRH et au coeur de pratiques pluridisciplinaires, le Faire-Ensemble en s'appuyant sur l'accompagnement. Cette recherche est une contribution à la gestion des personnes, intégrant dimension sociale et santé au travail.
La crise du coronavirus et les mesures de confinement ont mis en évidence les fragilités d'un système qui ne garantit pas la nourriture à tous, encore moins la nourriture de qualité. La désorganisation des grandes institutions a livré les plus précaires à eux mêmes. Elle réactive du même coup une exigence qui monte en puissance depuis plusieurs mois : à savoir celle d'une sécurité sociale de l'alimentation, comme il existe une sécurité sociale de la santé. Sa mise en Åuvre impose de remettre à plat tout un système aujourd'hui piloté par l'agro-industrie et qui a fait de la pauvreté un de ses rouages autant qu'un de ses débouchés, et de la privatisation des ressources une de ses raisons d'être. Elle implique aussi de réinterroger notre fonctionnement démocratique qui continue d'écarter les femmes de prises de décisions dont elles sont, au quotidien, les premières à assumer les conséquences.
Aux Beaux-Arts, Marin et Valentin partageaient une envie de refaire le monde. Valentin est devenu maraîcher, il a rencontré Islemme, une bergère grandie en banlieue, comme lui. Mais la terre résiste. L'eau se fait rare. Le loup et les ravageurs saccagent. Marin, lui, est devenu écrivain. L'été dernier, il est allé faire les récoltes avec son ami. Ce premier récit en immersion court comme un poème sous la terre, une urgence à revenir au corps. Un grand entretien pour faire un pas de côté Suivi d'un entretien avec Dominique Paturel, chercheuse à l'Inrae de Montpellier, spécialisée dans l'accès à une alimentation de qualité pour tous, qui permette aux paysans et aux professionnels du circuit alimentaire de vivre de leur travail.
Mazereau Philippe ; Leboiteux Dominique ; Rose Pie
Il est intéressant de se décentrer de la phobie comme entité clinique pathologique pour l'aborder sous l'angle des capacités empathiques de l'environnement, c'est-à-dire des réponses à des besoins. La phobie scolaire est un processus plus complexe que les autres phobies (de situation) par la diversité de ses manifestations. La question de la non adhésion de certains enfants aux normes sociales, celle d'une inadaptation à la règle ou à la loi ou encore celle du refus de l'école, lié ou non à des faits de harcèlement, méritent d'être posées, au-delà de la définition psychopathologique classique. C'est pourquoi il est intéressant de se décentrer de la phobie comme entité clinique pathologique pour l'aborder sous l'angle des capacités empathiques de l'environnement, c'est-à-dire des réponses à des besoins singuliers, qui peuvent, par exemple, prendre la forme de l'aménagement des modalités d'accueil à l'école, au collège, au lycée. Si l'enfant ou l'adolescent éprouve des difficultés à construire le lien avec l'autre, la mise en œuvre d'adaptations, dans le cadre scolaire, permettant une meilleure adéquation entre la demande de l'école et lui-même peut contribuer à résoudre le problème et à surmonter la crise.