Chéreau Patrice ; Huguet Vincent ; Hervieu-Léger C
SKIRA PARIS
32,50 €
Epuisé
EAN :9782081241817
Le Louvre, pour moi, c'est quoi, au fait? C'est la nuit noire, au bout du pont des Arts, puis la lumière de l'aube, c'est le matin pour aller au lycée, un autobus, c'est ma découverte du théâtre, un pont, des arcades, passer le matin sous l'Institut quand il fait encore nuit. [...] C'est dans ces mêmes jours, ou pas loin, le lycée sombre où mes jambes et mes genoux tremblent parce qu'on me demande soudain de faire ce que j'ai toujours désiré: monter sur un plateau. Ce sont les yeux brillants d'Osiris dans son passage souterrain [...], c'est l'art pompier, celui que mon père appelle ainsi avec mépris, et dont je n'ose pas dire que je l'aime plutôt bien, c'est le sommeil d'Endymion et l'enterrement d'Atala, toutes ces chairs blanches qui me tentent si violemment, [...]. C'est la solitude de l'adolescence, celle qui ne m'a pas quitté et qui est aujourd'hui encore le moteur le plus sûr qui me met au travail, la force qui me fait échafauder des projets, c'est son cortège de désirs et d'avidité, de tendresse et de manque, des images, oui, dont je me dis alors naïvement que je veux les refaire, ces visages que je n'ose pas regarder et dont je ne sais pas encore que je saurai un jour les faire travailler, les faire se modifier de l'intérieur. Et d'ailleurs, qu'est-ce que je sais faire? Des images justement, il paraît, et pourtant je les critique aujourd'hui." Patrice Chéreau
Nombre de pages
211
Date de parution
30/10/2010
Poids
760g
Largeur
162mm
Plus d'informations
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EAN
9782081241817
Titre
LES VISAGES ET LES CORPS
Auteur
Chéreau Patrice ; Huguet Vincent ; Hervieu-Léger C
Editeur
SKIRA PARIS
Largeur
162
Poids
760
Date de parution
20101030
Nombre de pages
211,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Je me rends bien compte en disant tout cela que le mécanisme de la "création" - comment naît une mise en scène - ne peut pas se dire sans prétention, ni se définir. Il est secret, et secret parfois pour le metteur en scène. En parler n'en dévoile ni l'ampleur ni la simplicité, les péripéties ne le rendent que petit et dérisoire : on se dira : ah bon, ce n'est que ça ? et on n'aura pas raison. En fait c'est un artisanat, et ce que je peux raconter ici n'est qu'une sorte de catalogue des provisions que j'avais emportées pour le voyage ; cet artisanat n'existe que lorsque tous les participants d'un spectacle y prennent leur part (comment dire cela sans démagogie ?), dans le secret de l'alchimie qui se produit entre tous ceux qui sont sur le plateau et celui qui reste dans la salle, avec le privilège exorbitant et nécessaire de regarder de l'extérieur, de jeter le dernier coup d'oeil et de faire recommencer encore une fois."
Grand invité du Louvre en 2010, Patrice Chéreau a agencé les oeuvres autour de ses thématiques essentielles, corps et visages, lumière, fantômes. Il a publié le beau-livre de cette aventure, Les Visages et les corps, ensemble de documents, impressions, notes, lettres, où il livre son intimité d'artiste, d'homme heurté par les doutes, les désirs incandescents, la quête de la beauté ou le goût des ténèbres. Chemin de traverses, balisé par des spectres aimables ou redoutés, ce spectacle bâtit un labyrinthe de bribes intimes, de fractures et de fractions de vie privée comme publique, où se reflètent à la fois le monde et les êtres aimés.
Patrice Chéreau est aujourd'hui une figure majeure de la culture européenne. et c'est aussi une figure complexe. S'il prend, très jeune, la direction du Théâtre de Sartrouville dans une perspective très engagée politiquement (1966-1969), puis celle du T.N.P. à Lyon-Villeurbane (avec R. Planchon et R. Gilbert), il s'impose sur la scène internationale en 1976 par la mise en scène de la Tétralogie de R. Wagner pour le centenaire du Festival de Bayreuth. En France, sa direction du Théâtre des Amandiers à Nanterre (de 1982 à 1990) est suivie avec attention par les spécialistes comme par le grand public, parce qu'il s'intéresse aussi bien aux auteurs contemporains (B.-M. Koltès, H. Müller), qu'aux grands classiques (Shakespeare. Marivaux, etc.). Parallèlement. Patrice Chéreau s'est lancé dans le cinéma: récompensé à Cannes en 1983 pour L'Homme blessé, il continue d'imposer une marque très personnelle à des films qui savent aussi rencontrer le grand public (La Reine Margot, 1994: Cela- qui m'aiment prendront le train, 1998). Une des spécificités de Patrice Chéreau réside dans sa capacité à effectuer des transversales: à passer avec évidence et fluidité d'une pratique artistique à une autre, à réinvestir ici ce qu'il a pu expérimenter là, dans un processus de décentrement et d'enrichissement constants. C'est ainsi qu'il conçoit les diverses facettes d'un même métier: s'il a révolutionné la direction d'acteur à l'opéra. ses mises en scène des textes classiques et contemporains ont donné, sur le théâtre, une intensité étrange et nouvelle à la représentation des conflits entre les êtres, tandis que ses expériences cinématographiques apportent à la peinture des sentiments (et des relations d'une façon plus générale) une texture à la fois plus subtile et plus dense.
Les cultures clubs sont nées à l'aube des années 1970 à New York, au Loft de David Mancuso, qui passe ses disques préférés lors de soirées d'anthologie. Un souffle de liberté emporte tout : après New York, il y aura Chicago, Détroit, Londres, Paris, Ibiza, Berlin, Tokyo, Sao Paulo... Le catalogue Clubbing propose une histoire curieuse et amoureuse de la nuit, au fil de ses clubs les plus emblématiques, de ses JDs, musiques, témoins et artistes phares. Clubbing est une célébration de l'émancipation des corps et des esprits par la musique, la danse et la lumière. Un hommage à l'invention permanente de communautés électives, créatrices de fragments d'art total, éphémères et vivants. Entrons dans la danse et sur le dancefloor. Dansons, rêvons, partageons ensemble la vibration et la beauté de la nuit.
Marani Pietro C. ; Saint Bris François ; Jatta Bar
La tapisserie, copie de la Cène de Léonard de Vinci, a été commandée par Louise de Savoie et de François Ie, roi de France. Oeuvre monumentale de 5,13 par 9,10 mètres, conservée aux Musées du Vatican, elle fut probablement tissée en Flandres après 1516. Présentée pour la première fois en France, au château du Clos Lucé pour le 500e anniversaire de la mort de Léonard de Vinci, cette tapisserie représente l'une des premières copies du chef-d'oeuvre destinée à la Cour française et témoigne de l'admiration des rois de France pour l'artiste. Sous la direction de Pietro C. Marani, ces ouvrage présente des écrits inédits des spécialistes de l'art de Léonard de Vinci, ainsi qu'un dossier scientifique sur la restauration dont cette tapisserie a fait l'objet.
Présentation de l'éditeur Lucas Cranach occupe une place prépondérante dans l'histoire de l'art européen. Peintre officiel de la cour de Saxe et portraitiste de talent, il fut aussi l'ami de Luther et des réformateurs dont il contribua, par ses peintures et ses gravures, à diffuser les idées en Allemagne. C'est à la richesse de son oeuvre et à son parcours jalonné de rencontres déterminantes avec les représentants majeurs de la vie politique, artistique et religieuse de la première moitié du XVIe siècle, que l'exposition "Cranach et son temps", au musée du Luxembourg, rend hommage. --Ce texte fait référence à l'édition Broché .