Lorsque cinq ans seront passés. Sur le "Ring" de Richard Wagner, Bayreuth 1976-1980
Chéreau Patrice
OMBRES
10,20 €
Epuisé
EAN :9782905964960
Je me rends bien compte en disant tout cela que le mécanisme de la "création" - comment naît une mise en scène - ne peut pas se dire sans prétention, ni se définir. Il est secret, et secret parfois pour le metteur en scène. En parler n'en dévoile ni l'ampleur ni la simplicité, les péripéties ne le rendent que petit et dérisoire : on se dira : ah bon, ce n'est que ça ? et on n'aura pas raison. En fait c'est un artisanat, et ce que je peux raconter ici n'est qu'une sorte de catalogue des provisions que j'avais emportées pour le voyage ; cet artisanat n'existe que lorsque tous les participants d'un spectacle y prennent leur part (comment dire cela sans démagogie ?), dans le secret de l'alchimie qui se produit entre tous ceux qui sont sur le plateau et celui qui reste dans la salle, avec le privilège exorbitant et nécessaire de regarder de l'extérieur, de jeter le dernier coup d'oeil et de faire recommencer encore une fois."
Nombre de pages
192
Date de parution
25/11/1998
Poids
182g
Largeur
120mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782905964960
Titre
Lorsque cinq ans seront passés. Sur le "Ring" de Richard Wagner, Bayreuth 1976-1980
Auteur
Chéreau Patrice
Editeur
OMBRES
Largeur
120
Poids
182
Date de parution
19981125
Nombre de pages
192,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Grand invité du Louvre en 2010, Patrice Chéreau a agencé les oeuvres autour de ses thématiques essentielles, corps et visages, lumière, fantômes. Il a publié le beau-livre de cette aventure, Les Visages et les corps, ensemble de documents, impressions, notes, lettres, où il livre son intimité d'artiste, d'homme heurté par les doutes, les désirs incandescents, la quête de la beauté ou le goût des ténèbres. Chemin de traverses, balisé par des spectres aimables ou redoutés, ce spectacle bâtit un labyrinthe de bribes intimes, de fractures et de fractions de vie privée comme publique, où se reflètent à la fois le monde et les êtres aimés.
Patrice Chéreau est aujourd'hui une figure majeure de la culture européenne. et c'est aussi une figure complexe. S'il prend, très jeune, la direction du Théâtre de Sartrouville dans une perspective très engagée politiquement (1966-1969), puis celle du T.N.P. à Lyon-Villeurbane (avec R. Planchon et R. Gilbert), il s'impose sur la scène internationale en 1976 par la mise en scène de la Tétralogie de R. Wagner pour le centenaire du Festival de Bayreuth. En France, sa direction du Théâtre des Amandiers à Nanterre (de 1982 à 1990) est suivie avec attention par les spécialistes comme par le grand public, parce qu'il s'intéresse aussi bien aux auteurs contemporains (B.-M. Koltès, H. Müller), qu'aux grands classiques (Shakespeare. Marivaux, etc.). Parallèlement. Patrice Chéreau s'est lancé dans le cinéma: récompensé à Cannes en 1983 pour L'Homme blessé, il continue d'imposer une marque très personnelle à des films qui savent aussi rencontrer le grand public (La Reine Margot, 1994: Cela- qui m'aiment prendront le train, 1998). Une des spécificités de Patrice Chéreau réside dans sa capacité à effectuer des transversales: à passer avec évidence et fluidité d'une pratique artistique à une autre, à réinvestir ici ce qu'il a pu expérimenter là, dans un processus de décentrement et d'enrichissement constants. C'est ainsi qu'il conçoit les diverses facettes d'un même métier: s'il a révolutionné la direction d'acteur à l'opéra. ses mises en scène des textes classiques et contemporains ont donné, sur le théâtre, une intensité étrange et nouvelle à la représentation des conflits entre les êtres, tandis que ses expériences cinématographiques apportent à la peinture des sentiments (et des relations d'une façon plus générale) une texture à la fois plus subtile et plus dense.
Chéreau Patrice ; Huguet Vincent ; Hervieu-Léger C
Le Louvre, pour moi, c'est quoi, au fait? C'est la nuit noire, au bout du pont des Arts, puis la lumière de l'aube, c'est le matin pour aller au lycée, un autobus, c'est ma découverte du théâtre, un pont, des arcades, passer le matin sous l'Institut quand il fait encore nuit. [...] C'est dans ces mêmes jours, ou pas loin, le lycée sombre où mes jambes et mes genoux tremblent parce qu'on me demande soudain de faire ce que j'ai toujours désiré: monter sur un plateau. Ce sont les yeux brillants d'Osiris dans son passage souterrain [...], c'est l'art pompier, celui que mon père appelle ainsi avec mépris, et dont je n'ose pas dire que je l'aime plutôt bien, c'est le sommeil d'Endymion et l'enterrement d'Atala, toutes ces chairs blanches qui me tentent si violemment, [...]. C'est la solitude de l'adolescence, celle qui ne m'a pas quitté et qui est aujourd'hui encore le moteur le plus sûr qui me met au travail, la force qui me fait échafauder des projets, c'est son cortège de désirs et d'avidité, de tendresse et de manque, des images, oui, dont je me dis alors naïvement que je veux les refaire, ces visages que je n'ose pas regarder et dont je ne sais pas encore que je saurai un jour les faire travailler, les faire se modifier de l'intérieur. Et d'ailleurs, qu'est-ce que je sais faire? Des images justement, il paraît, et pourtant je les critique aujourd'hui." Patrice Chéreau
Ex membre de la police tchèque, en exil à Londres depuis 1938, le Dr Jan Czissar à l'habitude de fourrer son nez dans des affaires criminelles qui ne le regardent pas et " empoisonne " ainsi l'existence du commissaire adjoint Mercer de Scotland Yard. Il faut admettre que ses interventions intempestives sont généralement parfaitement justifiées. Publiées dans une revue anglaise en Juillet et Août 1940, reprises après la guerre dans des versions amputées d'un tiers par Ellery Queen's Mystery Magazine, puis dans son édition française, Mystère Magazine, les six histoires qui constituent les Instrusions du Dr Czissar ont été réunies par Eric Ambler dans son dernier livre paru en 1993 et sont données ici pour la première fois dans des traductions intégrales.
Gaskell Elizabeth ; Darmont F. ; Lecellier Dominiq
Aux côtés de Jane Austen, des soeurs Brontë, de Charles Dickens et de George Eliot, Elizabeth Gaskell (1810-1865) occupe dans le roman anglais du XIX' siècle une place importante que la critique récente a largement consolidée. Portrait discrètement ironique d'une grande dame de la noblesse terrienne, Lady Ludlow fait partie de ses courts romans, comme Cranford ou Ma cousine Phillis, où l'originalité de son talent donne sa pleine mesure.