Renforcer l'intégration de la défense dans la nation
Pascallon Pierre ; Auge Jean-Pierre ; Bachelet Jea
L'HARMATTAN
21,00 €
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EAN :9782747566902
La professionnalisation des Armées, décidée par Jacques Chirac en 1996, ne peut pas ne pas éloigner l'Armée de la Nation et de la Société. En effet, nous sommes bien avec la professionnalisation à un tournant décisif de l'Histoire de notre Défense et aussi, tout à la fois, à un tournant dans l'Histoire de notre République puisque le lien " charnel " entre la Défense et le citoyen, la Défense et le " soldat citoyen " est ainsi coupé. Il est vrai que la suppression de la conscription, la création d'une Armée Professionnelle - c'est-à-dire d'une Armée qui, par nature, est moins en contact avec la population - soulèvent bien la question centrale du sort réservé au " lien Armée-Nation " et à la citoyenneté, avec la crainte que l'on peut légitimement avoir d'isolement, voire de " ghettoïsation " des Armées face à une société civile gagnée par un sentiment d'indifférence vis-à-vis des problèmes de Défense, considérant désormais les militaires comme des fonctionnaires chargés d'une fonction de Service Public : la Défense. D'où l'importance de rechercher tout ce qui peut être fait pour renforcer l'intégration de la Défense dans la Nation. Tel est l'objectif de cet ouvrage qui fait suite au forum organisé par le Professeur Pierre Pascallon, Président du Club " Participation et Progrès ", le 15 octobre 2003, à Clermont-Ferrand.
Nombre de pages
219
Date de parution
02/06/2004
Poids
298g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747566902
Titre
Renforcer l'intégration de la défense dans la nation
ISBN
2747566900
Auteur
Pascallon Pierre ; Auge Jean-Pierre ; Bachelet Jea
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
298
Date de parution
20040602
Nombre de pages
219,00 €
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Après les changements géostratégiques de 1989, on pensait que le monde allait être pacifié. Or on a découvert un monde fragmenté, divisé, déchiré avec des territoires en pleine décomposition, des zones de non gouvernance et de non régulation ; bref des zones grises qui ne cessent d'accaparer le devant de la scène internationale. D'où l'importance de chercher à mieux définir et expliquer aujourd'hui ce que sont ces zones, dont on peut malheureusement de nos jours donner des illustrations pour toutes les parties du monde.
Notre monde est-il au bord du gouffre ? " interrogeait notre réflexion collective de 2016. On a pu montrer dans la réponse à cette question (L'Harmattan 2016) que le monde des années 2010-2015 n'était plus déjà en effet - à supposer qu'il le fut dans les années 1990-2000 - le monde de " la mondialisation heureuse " (A. Mine) marqué par " la fin de l'Histoire " (F. Fukuyama), mais le monde d'une " mondialisation dure u, scandé par le retour des bourrasques de l'Histoire, un monde plein de bruit et de désordres profonds et multiformes. Force est de reconnaître que ces dernières années 2016-2018 ont confirmé voire accusé ce désordre grandissant du monde : on en vient à parler on le sait de " l'affolement du monde " (Th. Gomart). On ne s'étonnera donc pas que dans ce contexte, à l'heure du basculement et du redéploiement des cartes de la puissance mondiale, l'Union européenne nous montre aujourd'hui le visage d'un vieux continent en plein doute, en pleine incertitude... qui doit donc remettre au centre du débat sur la construction européenne le problème du contenu et des finalités, demain, à l'horizon 2030-35, du projet européen. Tel est l'objectif poursuivi par cet ouvrage indispensable à quelques encablures des élections européennes, le 26 mai 2019.
Au moment où se dessine la politique de Défense de la France de demain, autour du nouveau Livre Blanc sur la Défense et la Sécurité Nationale, puis la nouvelle Loi de Programmation Militaire, la Présidence française de l'Union Européenne, il est clair qu'on ne peut bien comprendre la prochaine étape de notre politique de Défense et de Sécurité qu'en ayant une bonne connaissance des acquis, du bilan, des évolutions des 50 dernières années, permettant de dégager ainsi les clefs pour défricher avec assurance son avenir. Des clefs pour demain de l'examen des 50 dernières années de notre politique de Défense avec, en particulier une grande continuité de notre politique de Défense autour de la recherche d'un équilibre impossible entre la préservation des intérêts vitaux, de l'indépendance de la France et sa contribution à la Sécurité et à la Défense de l'Europe, de l'Occident, voire, désormais, du monde. Tel fut donc l'objet du colloque organisé par le Professeur Pierre Pascallon, le 31 mars 2008, à l'Assemblée Nationale, à Paris.
On a assisté - sous l'impulsion quasi exclusive des Etats-Unis dans les années 1980 - à une " accélération " technologique spectaculaire, avec alors la tentation de la guerre " tout technologique ". Le modèle d'une armée de haute technologie robotisée et formatée pour des victoires rapides et standardisées s'est en effet imposé aux Armées des années 1980 aux années 2000. Mais, depuis nos années 2000, " l'optimisme technologique béat des décennies précédentes s'est dissipé. Le modèle de guerre " tout technologique " va susciter en effet interrogations et remises en cause. Ce qui amène pour aujourd'hui et pour demain (années 2009-2010 et suivantes) à repenser profondément la guerre technologique en se souvenant que la guerre est d'abord et surtout dominée par des facteurs humains. Oui, " la guerre technologique en débat(s) ". Cet ouvrage reprend pour l'essentiel les communications sur ce thème au colloque des 4-5 mai 2009 à l'Ecole Militaire à Paris, avec les meilleurs experts français et européens.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...