Au XXe siècle, la science a découvert (ou redécouvert) la notion de complexité et ses trois formes : compositionnelle, systémique, algorithmique. Mais la littérature, attentive aux singularités de la vie, n'a cessé de rendre manifeste une telle complexité. Elle en a exploré la première forme dans les romans où foisonnent les personnages (Balzac, Proust, Martin du Gard)? ; la deuxième, à travers les intrigues enchevêtrées des romans policiers ou apparentés (James, Joyce, Borges, Bioy Casares, Modiano, Echenoz). On peut même soutenir que la dernière forme ne lui a pas échappé, si l'on prend en compte certains romans-machines (Roussel, Sollers, Pérec) ou l'essai de Camus sur Le mythe de Sisyphe, l'absurde de répétition étant précisément l'illustration d'une boucle infinie algorithmique. Après avoir étudié les sources de la complexité, le présent travail commente certaines figures de celle-ci et tente, au-delà de la science et de la politique, de caractériser le type de savoir auquel la littérature donne accès.
Nombre de pages
314
Date de parution
28/11/2024
Poids
476g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782336490007
Titre
Litterature et complexité
Auteur
Parrochia Daniel
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
476
Date de parution
20241128
Nombre de pages
314,00 €
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Depuis quelque temps déjà, les réseaux ont pris une importance considérable dans notre société. Un philosophe examine leurs différents usages, s'interrogeant tour à tour sur le cristal et le vivant, autant que sur leurs répliques à grande échelle : réseaux de transports et de télécommunications, flux économiques et échanges culturels. Où va la société moderne ? Vers un filet enchevêtré (réseau de réseaux), vers quelque catastrophe de grande ampleur ? Ou vers une maîtrise progressive de cet univers fluide de la communication, dans lequel, pour le meilleur et pour le pire, nous sommes aujourd'hui entrés ?
Aujourd'hui, après, une prodigieuse expansion du savoir pendant deux millénaires, les disciplines initiales voient leurs frontières se chevaucher au profit de multiples formations transversales. En une démonstration puissamment étayée, cet ouvrage donne les repères nécessaires pour s'orienter dans cette nébuleuse d'informations et de sens, la Science.
Les mathématiques peuvent-elles s'appliquer avec succès en philosophie et dans les sciences humaines ? Sont-elles, au contraire, réservées au physicien ? Loin de se laisser abuser par les discours qui ne voient dans les mathématiques qu'un moyen de sélection et de contrôle, ou un simple langage au service de l'interrogation de la nature, le texte suggère que la véritable puissance de la discipline est à chercher dans son pouvoir d'exprimer la cohérence du monde, grâce à des modèles qui résument les situations et en révèlent l'essence. En ce sens, les mathématiques intéressent le philosophe - non comme objet épistémologique, mais comme outil systématique. Le mathématicien, quant à lui, trouvera ici réunies un ensemble d'informations inédites sur l'origine philosophique des structures qu'il utilise quotidiennement.
Autrefois, les nuages craquaient comme des sacs (Anaximandre). On poétisait sur le soleil (Héraclite), on moralisait les vents et les courants (Epicure, Sénèque). On confondait tout : comètes, étoiles filantes, tremblements de terre ... Et les météores étaient en nous, autant qu'hors de nous. Mais - triomphe du mécanisme - on découvrit bientôt la fabrique de l'arc-en-ciel (Descartes), l'équilibre des pressions (Torricelli, Pascal), la pompe à vide, et avec eux les instruments classiques (baromètre, thermomètre, hygromètre, anémomètre ...). Alors on classe, on tabule, on multiplie les relevés (Borda, Lavoisier). Encore un peu et l'on préviendra les tempêtes (Le Verrier), on pourra choisir les traversées (Maury). Et voici les premières théories de la circulation de l'atmosphère, l'explication des cyclones et des anticyclones. La Terre, de l'équateur aux pôles : immense machine thermodynamique. Enfin viendra l'informatique et ses programmes. La prévision, mais aussi ses limites, " l'effet papillon " (Lorenz). Eternuez, dix mille morts. Vous êtes pris d'un léger doute ? D'un vertige ? Ce livre, qui retrace une histoire millénaire et riche en images ( de l'âme du monde à l'hypothèse Gaïa), montre que la météorologie, merveilleuse interdiscipline, devrait concerner tout le monde : le spécialiste des sciences humaines comme l'homme politique ... Le familier du ciel comme l'ami de la cité. Il rappelle également que c'est un grand thème que l'idée d'une science du changement, sur lequel les savants ont beaucoup écrit, les poètes beaucoup rêvé ... Enfin, il invite le philosophe à s'aérer. Ne serai-ce que pour mieux comprendre notre actuelle atmosphère informationnelle.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
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