La couverture est ornée des petites cases qui contiennent des éléments symboliquement représentés - chat, parapluie, marteau, oiseau, clef, trompette, cintre, et un énigmatique pointd'interrogationparapluiegant - qui pourraient être les images d'un film ou celles d'un jeu de cartes ou... d'un troisième possible. Le livre ouvert, les textes pourraient bien être une phrase qui se déroule, ne se déroule pas, des segments d'un récit imprimé ici et/ou ailleurs, des cartes d'un "?memory?" dont on ne trouverait pas l'assemblage - oh, oh, essaie encore ! - bref, un livre mystérieux... Peut-être une fable tout simplement. (Claude Chambard, Lettres d'Aquitaine)
Nombre de pages
231
Date de parution
05/03/2003
Poids
113g
Largeur
195mm
Plus d'informations
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EAN
9782914688123
Titre
Le troisième
Auteur
Parian Anne
Editeur
ATTENTE
Largeur
195
Poids
113
Date de parution
20030305
Nombre de pages
231,00 €
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Elle brava l'univers entier, fut l'épouvantail et la croque-mitaine du monde ; ce qui assura sa félicité fut d'avoir vécu folle. Anne Parlan est poète.
Dans Monospace, il s'agit d'abord de dessiner un jardin. Il y a, on le sait, différents arts des jardins. Il y a le récit d'un modèle, perdu. On va donc associer plantes et parfums, arbres, bancs, lignes, mobilier, constructions, couleurs, perspectives. Arranger un terrain, un territoire, un terrier, un tableau. Mais comment, sans même l'intention d'y parvenir, entre ruines et lieux communs, définir objectifs et moyens pour un espace qui ne prend formes que dans le projet de le décrire ? Monospace c'est, une nouvelle fois, "comment faire un lieu ?".
Pourquoi des granules ? Pour quoi faire ? Un petit sachet de granules, parmi les tonnes probablement d'aussi bleus qui se produisent et s'écoulent, aura eu pour effet ce livre-là. Sans ce sachet de granules, sans ce type qui me le donne si naturellement que je ne pense pas lui demander exactement "comment ça marche ? ". Sans ce type et ses granules bleus, il n'y aurait pas ce livre dont la narratrice craintive découvre un peuplement dont elle ignorait tout".
Trois lectures possibles : l'épopée du cow-boy, le poème du poète ou l'épopépoème polyphonique des deux joués simultanément. S'amusant de clichés comme de références, ont été mis en regard de façon burlesque et ironique, le mythe du Far-West et un questionnement du travail d'écriture. Une interprétation à deux voix (Anne Kawala et Esther Salmona) est ici restituée sur CD.
Fatima J. : La belle-famille ça ne peut pas être comme ma maison, un endroit que je connais, où j'ai grandi, où j'ai des souvenirs. Il faut beaucoup de temps pour s'habituer. Quand on vieillit, avec le temps ça devient pareil, mais quand on est jeune c'est difficile.
Avec quels mots parle-t-on ? Avec les siens ou avec ceux des autres ? Avec les siens ou avec ceux des morts ? D'où viennent les phrases qui nous traversent ? Sur ce sujet, Caroline Dubois livre un monologue d'une naïveté feinte : une réussite précise, économe, subtile...(Eric Suchère).
Singeries pour Jacques Dupin est une forme critique qui rêve son objet à partir des éléments d'une poétique dissimulée. Jacques Dupin écrit des poèmes pour trahir la poésie. Les stéréotypes de la poésie sont indissociables de la pornologie qui les double par des simulacres. Entre le poème et la poésie, entre l'écriture et l'écrire, le rire est une méthode de lecture qui secoue l'esprit de pesanteur en multipliant les singeries pour accompagner " le singe crédule " dans ses écarts. Poète, en dépit de la poésie, Jacques Dupin est un " clown coupé de l'ego ".