Ce livre s'ouvre sur un cri d'alarme : sous la pression démographique, les conurbations s'étendent, les alignements de tours et de pavillons menacent les surfaces habitables plus sûrement que la montée des océans. Claude Parent s'insurge contre l'architecture telle qu'on persiste à la pratiquer, qui constitue un crime majeure contre l'humanité. Avant qu'il ne soit trop tard, avant que l'homme ne soit définitivement condamné à disparaître, il nous invite à reconsidérer notre rapport à la Terre : "Dès maintenant nous devons agir non plus comme d'orgueilleux constructeurs, mais comme des chirurgiens qui peu à peu reconstituent un visage accidenté. Nous devons nous efforcer à la chirurgie réparatrice de notre planète". Ce nouveau visage, il propose de lui donner la forme en V des vallées naturelles et les hommes habiteront les pentes latérales de ces incisions dont le tracé global sera envisagé comme une oeuvre d'art. Les flancs obliques de ces villes aux tracés nouveaux ne seront plus des obstacles, mais au contraire seront des espaces de déplacement et de communication. Claude Parent imagine les cités futures. Ses dessins, réalisés à la mine de plomb entre 2002 et 2009, donnent forme à ses visions utopistes. Loin des contraintes et des conformismes, il développe un univers radical et poétique, celui-là même qui fut à l'origine de la "fonction oblique" . Le livre d'un visionnaire sur le monde de demain.
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Nombre de pages
200
Date de parution
18/02/2010
Poids
1 000g
Largeur
246mm
Plus d'informations
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EAN
9782917217085
Titre
Demain, la Terre...
Auteur
Parent Claude
Editeur
MANUELLA
Largeur
246
Poids
1000
Date de parution
20100218
Nombre de pages
200,00 €
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Architecte reconnu depuis vingt à trente ans, honoré, possédant une grande expérience du métier, publié dans les revues d'architecture dont vous ne lisez que les pages qui vous sont consacrées, suffisamment alimenté en commandes intéressantes, remportant de-ci de-là quelques bons concours internationaux, vous nagez dans le bonheur et la joie de vivre. Tout va bien dans votre meilleur des mondes possibles. La vie est belle et vous comble. Or un jour tout bascule. Ces trois textes de Claude Parent parlent tout autant de la figure de l'architecte que de l'architecture elle-même. Ainsi, Cuit et archi-cuit, avec une joyeuse irrévérence, présente l'architecture comme un art culinaire complexe - le bon équilibre du menu, de l'entrée au dessert, nécessitant un savoir faire digne des chefs étoilés. L'Architecture est quant à lui un long poème manifeste dédié à cette pratique un temps qualifiée de mère de tous les arts. Enfin, toujours avec humour, Le Déclin interroge les rapports de l'architecte avec son temps, le pouvoir et les modes...
La transe informatique saisit l'architecture. La boussole s'affole, pousse à l'irrationnel. Un doute s'installe. La raison capitule. Le ghetto périclite. Ses nouveaux territoires sont ceux de l'ILLUSION. En nappes, en plis, en ondes, en flux, des mailles s'inversent et se renversent, se nouent et se déroulent dans la continuité. C'est "L'EFFET ARCHILAB". Surfer est un plaisir, mais il faut habiter. Dans ses somptueux réseaux, l'homme doit prendre place, maîtriser son errance, VIVRE EN "OPEN LIMIT".
Colette Brunschwig est une peintre du XXe siècle, dont elle interroge de façon singulière la modernité artistique occidentale, et les traumas historiques que furent la Shoah et Hiroshima. Dans la proximité philosophique d'Emmanuel Levinas, l'artiste, proche du philologue Jean Bollack, joint ses recherches picturales liées aux abstractions des années 1950 à l'étude des traditions exégétiques talmudiques, avant d'y associer, à la fin des années 1960, l'enseignement des peintres lettrés chinois des XIIe et XIIIe siècles. Assumant une double généalogie avec Claude Monet et Kasimir Malevitch, Colette Brunschwig n'a cessé d'explorer un espace dynamique, traversé d'un souffle intérieur d'expansion et de compression ; espace qu'elle rend patiemment disponible pour recommencer la peinture après l'anéantissement, et y inscrire les strates réflexives et sensibles d'une revue des formes. Cette première monographie se veut un outil olivet de connaissance. Elle réunit donc une large iconographie de l'oeuvre peint de Colette Brunschwig, des archives personnelles, des photographies d'expositions, des essais critiques comme autant d'entrées possibles dans le geste pictural et la démarche intellectuelle, la correspondance de l'artiste avec diverses figures célèbres de la scène artistique et littéraire française de l'après-guerre, et ses propres textes, nés de la réflexion de son rapport à l'art moderne et aux transformations technologiques de son temps.
Le travail de Guillaume Constantin, né en 1974, se construit à partir d'anachronismes. Se déploient ainsi des oeuvres à la géométrie ambiguë qui ricochent les unes sur les autres en devenant tour à tour un jeu sur le médium, le support, un hommage, un détournement, une réappropriation. Appropriation, recyclage, détournement et autres déplacements, transformations voire déformations habitent l'oeuvre de Guillaume Constantin. Développant un travail essentiellement sculptural et d'installation, il conçoit régulièrement des dispositifs d'exposition ou réalise des interventions sur des dispositifs d'exposition préexistants, notamment muséaux, interrogeant le rapport à l'oeuvre ou à l'objet, sa collection et ses modes de monstration comme de circulation, son histoire, au sein de différents contextes pouvant mettre en tension conservation et disparition, visibilité et absence. L'artiste remet ainsi littéralement en jeu l'exposition en même temps qu'il en propose une réécriture et une relecture, convoquant la mémoire et les traces du passé. (R. Brunel, A. Marchand et A-L. Vicente)
L'architecture, c'est l'inverse de la nature. C'est l'art de façonner une nouvelle nature. C'est l'art de rendre naturel ce qui ne l'est pas. La pratique architecturale de Claude Vasconi est intimement liée au dessin. Entre 1965 et 2009, Claude Vasconi a signé plus de soixante réalisations en France, en Allemagne et au Luxembourg. dont la tour ZDF aux Lilas, le 57 Métal à Mulhouse, l'Hôtel du Département à Strasbourg et le quartier du Borsig à Berlin. Tous ces bâtiments, emblématiques d'une conception radicale de l'architecture, ont d'abord été des esquisses tracées au feutre sur de grands papiers calque. Du croquis initial à la finalisation, le dessin rythme chaque étape des projets de Claude Vasconi. Il a ainsi laissé des centaines de dessins qui témoignent d'un processus créatif où le geste de la main est essentiel pour penser et faire advenir la forme. Les 400 dessins rassemblés dans ce livre de plus de 800 pages, classés par ordre chronologique, donnent à voir l'instant de la création, l'instant où se rêve la réalité. Des extraits de ses nombreux carnets, où s'entrelacent réflexions sur l'architecture et notes sur ces projets, émaillent ce corpus unique et inédit. L'ensemble invite à découvrir l'oeuvre d'un architecte-bâtisseur qui a marqué le paysage urbain de la fin du XXe siècle, à travers l'énergie de son trait, son sens de la composition et le mouvement de sa pensée.
En 2017, alors qu'il célèbre ses quarante ans d'existence, le Centre Pompidou propose à Philippe Artières d'intervenir dans l'institution durant toute une année. L'historien imagine alors le Bureau des archives populaires. "Confiez-moi l'un de vos souvenirs du Centre Pompidou ! " C'est par ces mots que Philippe Artières s'adresse au public. Revêtu d'une blouse grise, installé derrière un bureau en carton confectionné pour l'occasion, il attend les visiteurs à l'intérieur du Centre. Il recueille leur parole, leurs souvenirs et parfois même des documents, autant de témoignages intimes, de microhistoires, qu'il collecte précieusement et qui constituent une archive sur le lien sensible entre une institution et ses visiteurs, sur le lien personnel que ceux-ci entretiennent avec l'art et la culture. Dans ce petit théâtre se joue un face-à-face inédit entre le corps de l'historien et le corps du témoin qui, au-delà de la transmission de mémoire, nous invite à une réflexion sur l'histoire en train de se faire, sur la pratique de l'histoire du très contemporain, lorsqu'elle "se risque dans l'instant de notre présent".