La poésie hors du livre (1945-1965). Le poème à l'ère de la radio et du disque
Pardo Céline
SUP
28,01 €
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EAN :9782840509554
Prétendre que la poésie en France, après les années d'Occupation, s'est repliée sur elle-même et coupée du public, c'est oublier l'impressionnante vitalité du genre dans ses formes oralisées, hors du livre : car on l'écoute plus qu'on ne la lit. Diffusée à la radio, sur disque et même à la télévision, récitée, lue ou chantée dans les cabarets, adaptée pour la scène, la poésie circule de bouche à oreilles. Il faut remettre cette poésie oralisée à sa juste place dans la vie culturelle des années 1945-1965 et interroger les effets des pratiques d'oralisation sur la création poétique. Les médias audiovisuels publics ont certes besoin des poètes pour assurer leur service culturel et forger un art qui leur soit propre, et les maisons de disque font commerce de la "voix des poètes". Mais ces derniers ne sont pas en reste : nombre d'entre eux, comme Eluard, Tardieu, Soupault, Aragon, Pichette, Artaud, Prévert, mais aussi Garnier, Dufrêne, Heidsieck, Gherasim Luca, s'emparent de ces nouveaux moyens de diffusion et d'expression pour dire leurs textes, se mettre en scène, inventer de nouveaux rapports avec le public, de nouvelles formes d'écriture et de présence à l'oeuvre. Outre l'éclairage projeté sur un aspect mal connu de l'histoire de la poésie, le lecteur trouvera dans ce livre une invitation à ouvrir ses oreilles, à affiner son écoute pour goûter l'infinie subtilité des ressources expressives de la voix parlée.
Nombre de pages
421
Date de parution
10/04/2015
Poids
658g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782840509554
Titre
POESIE HORS DU LIVRE TP
Auteur
Pardo Céline
Editeur
SUP
Largeur
160
Poids
658
Date de parution
20150410
Nombre de pages
421,00 €
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Pardo Céline ; Reverseau Anne ; Cohen Nadja ; Depo
Cet ouvrage est le fruit d'une rencontre interdisciplinaire. Au carrefour des études littéraires et des sciences de la communication et de l'information appâtait un ensemble de questionnements et de chantiers communs relatifs aux médiations des textes littéraires. Le cas de la poésie est particulièrement riche tant ce genre se montre entre tous attentif à ses supports, à ses modes de communication et de transmission. En outre, la multiplication des innovations technologiques (techniques d'enregistrement de l'image et du son, télécommunications) a non seulement donné naissance à de nouvelles formes artistiques (photographie, cinéma, création radiophonique, art numérique) parfois étroitement liées à la création poétique, mais a également offert à la poésie de nouveaux modèles et dispositifs communicationnels ainsi que de nouveaux espaces d'expérimentation et de diffusion. A travers un large champ d'investigation, de Guillaume Apollinaire aux pratiques les plus contemporaines, ce sont ces différents points d'articulation entre poésie et médias que cette étude collective envisage et éclaire. Céline Pardo (Paris Sorbonne-Paris IV), agrégée de lettres classiques, mène des recherches sur l'oralisation de la poésie au XXe siècle et sur les rapports entre écriture poétique et médiations audiovisuelles. Anne Reverseau (Paris Sorbonne-Paris IV et Paris Ouest-Paris X), agrégée de lettres modernes et ancienne élève de l'Ecole normale supérieure, s'intéresse aux liens entre la poésie et la photographie. Nadja Cohen (Grenoble III-Stendhal), agrégée de lettres modernes et ancienne élève de l'Ecole normale supérieure, travaille sur les rapports entre poésie et cinéma au début du XXe siècle. Anneliese Depoux (Avignon et Paris Sorbonne-Celsa) interroge les phénomènes de médiations et de patrimonialisation de la littérature, notamment la circulation des représentations du littéraire et de l'écrivain dans l'espace public et les musées aujourd'hui
Cet ouvrage propose une initiation progressive aux règles d'une versification qui présente des caractères spécifiques. Il donne les instruments indispensables à une approche rigoureuse et active des textes poétiques espagnols. Dans un souci de clarté, l'exposé de ces règles est limité à l'essentiel : une importance particulière est cependant accordée à l'analyse du rythme, élément fondamental en versification espagnole. Seule une bonne connaissance des principes constitutifs du vers (mètre, rythme et rime) peut permettre l'analyse de ces combinaisons de vers que sont la strophe et le poème.
Cet ouvrage propose une initiation progressive aux règles d'une versification qui présente des caractères spécifiques. Il donne les instruments indispensables à une approche rigoureuse et active des textes poétiques espagnols. Dans un souci de clarté, l'exposé de ces règles est limité à l'essentiel. Une importance particulière est cependant accordée à l'analyse du rythme, élément fondamental en versification espagnole. Seule une bonne connaissance des principes constitutifs du vers (mètre, rythme et rime) peut permettre l'analyse de ces combinaisons de vers que sont la strophe et le poème.
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.
Ce livre est une monographie du Journal de Salonique, publié dans la ville, alors ottomane, dont il porte le nom, entre 1895 et 1911. Il cherche à mettre en lumière, au sein de la presse juive de l'époque, la spécificité de ce périodique sépharade en langue française publié par et pour l'élite bourgeoise et commerçante de la ville, ainsi que son rôle dans la société salonicienne alors en pleine transformation. Le contexte de cette publication est en effet marqué par la modernisation de la société juive ottomane, mais aussi par les transformations politiques de l'Empire dans lequel elle s'inscrit. Face aux défis que représentent l'occidentalisation, le développement du sionisme et la montée des nationalismes dans les Balkans, le journal se fait à la fois miroir et acteur de la communauté en difficulté, proposant une redéfinition de l'identité juive, ottomane et salonicienne. Cette étude analyse le contenu du journal pendant ses quinze années de publication. Elle met en lumière les intentions de ses dirigeants, qui en font un outil de modernisation, les représentations de la société véhiculées par les rubriques " mineures " du périodique (chroniques mondaines, feuilletons, publicités) ainsi que la position ottomaniste et antisioniste des rédacteurs au sujet de l'avenir de leur communauté.