Histoire collective de la danse contemporaine en France. 1950-1980, en passant par le moment 68
Papin Mélanie
HORIZONS ATTENT
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EAN :9782491382025
Aujourd'hui la "danse contemporaine" est partout. Elle rayonne sur les scènes et sous les aspects les plus divers. A ses côtés la "danse classique" semble cantonnée pour l'essentiel aux maisons d'opéra et aux cours privés. Il y a cinquante ans a` peine, le rapport de force était tout autre. Le livre de Mélanie Papin est le premier a` mettre en évidence les conditions et les mécanismes d'émergence du champ chorégraphique contemporain en France. Il reconstitue l'histoire de ce mouvement récent dans toute sa complexité. Son propos s'appuie avant tout sur les trajectoires des danseuses et des danseurs. Animés, quelles que soient leurs origines esthétiques, d'un puissant désir de modernité, ils ont lutté pour la reconnaissance de leur statut, participé aux événements de Mai 68, accueilli sur leur territoire l'influence des chorégraphes américains, diffusé leurs pratiques au plus grand nombre. Jerome Andrews, Françoise et Dominique Dupuy, Christine Gérard, Graziella Martinez, Anne-Marie Reynaud, Jacqueline Robinson, Quentin Rouillier sont autant de "forces discrètes" qui ont contribué d'une façon ou d'une autre a` l'explosion de la Nouvelle danse française, qui s'imposera au début des années 1980 avec le soutien des pouvoirs publics et dont les héritiers incarnent depuis la danse contemporaine.
Nombre de pages
444
Date de parution
09/01/2025
Poids
548g
Largeur
140mm
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EAN
9782491382025
Titre
Histoire collective de la danse contemporaine en France
Auteur
Papin Mélanie
Editeur
HORIZONS ATTENT
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140
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548
Date de parution
20250109
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444,00 €
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Cet ouvrage est basé sur un dialogue entre la danseuse chorégraphe et une chercheuse en danse contemporaine, à la suite d'entretiens mêlant réflexions autobiographiques et aperçus méthodologiques. Evoquant le parcours de Christine Gérard et sa recherche, il propose ensuite un outil par la présentation de ses cours d'improvisation. Approcher cette activité de créatrice et de pédagogue témoigne de ces deux pôles de la danse contemporaine en France.
Les acteurs, les oeuvres et les pratiques en danse n'ont pas été étrangers aux "années 68". Aucun ouvrage, dans la large bibliographie consacrée à ce moment politique et culturel intense à l'échelle internationale ne s'est intéressé aux champs chorégraphiques. Ils s'y révèlent pourtant complexes, audacieux, inventifs, militants, parfois radicaux, explosifs, mais aussi contradictoires et souterrains. A travers une série d'études menées par des chercheurs de nombreux pays, cet ouvrage développe une perspective internationale ; il croise esthétique, histoire culturelle, histoire sociale, anthropologie, et diverses pratiques en danse ("classique", "moderne", "jazz", "butô", "contemporain", "traditionnelles"). Ces champs sont autant de modes d'entrée qui traitent des contextes différents : danser après-guerre, danser sous les dictatures, danser pendant la guerre froide, danser en mai-juin 68, danser pour les indépendances, danser en écho des luttes (pacifiste, anti-impérialiste, anti-colonialiste, anti-raciste, féministe, homosexuelle, écologiste).
« Tu avais dix-sept ans alors, à peine, et tu as pris l'avion, seule, pour retourner à Hanoï. Tu vois, j'en ai vingt-trois aujourd'hui, et je retourne, seule, une nouvelle fois, sur les lieux de ton enfance. Tu es revenue et je reviens encore, chaque fois derrière toi. Je reviendrai peut-être toujours te trouver, trouver celle qui naissait, celle qui mourait, celle qui se cherchait, celle qui écrivait, celle qui revenait. Je reviendrai peut-être toujours vers celle qui revenait, vers les différents coffrets d'os, vers les couches de passé qui passent toutes ici. »Notes Biographiques : Née à Hanoï en 1995, Line Papin y a grandi jusqu'à l'âge de dix ans, avant de s'installer en France. Elle se consacre à l'écriture, au dessin et au cinéma. Après L'Éveil (prix de la Vocation 2016) et Toni, elle publie son troisième roman Les Os des filles.
Sous le nom peu connu de « chopines » se cachent ces étranges chaussures à plateforme en liège, ancêtres des modèles nés dans les années 1930 et qui font encore régulièrement leur apparition aux pieds des femmes. Portées, dans la péninsule Ibérique, entre le XIIIe et la fin du XVIIe siècle, elles appartiennent à une mode au long cours, profondément ancrée dans la tradition espagnole. Saga Esedín Rojo explore ici leur version féminine sous tous les angles, à travers des sources textuelles, iconographiques et archéologiques, laissant apparents les cheminements du chercheur. Au-delà de l'histoire et des caractéristiques des chopines, il s'agit aussi, à travers elles, d'étudier la place de la femme dans la société de cette période et le regard porté sur elle par les hommes. Partir sur la trace des chopines, c'est aussi, souvent, rencontrer les lieux communs de la misogynie.
L'arrivée au pouvoir de Franco est supposée avoir sonné le glas de la création musicale en Espagne. Celle-ci aurait repris vie, sous le manteau, grâce à une jeune génération de compositeurs dont la " résistance " au régime se serait nichée dans leur style avant-gardiste. S'appuyant sur des documents inédits, Igor Contreras Zubillaga dévoile une réalité plus complexe. Il montre que le régime franquiste a non seulement permis la mise en place d'un réseau d'institutions musicales, mais s'est de plus attaché à gagner une légitimité à l'étranger en s'appuyant sur l'avant-garde et a étroitement associé cette musique à son idéologie. De leur côté, les compositeurs ont oscillé entre revendication de leur hispanité et désir de reconnaissance internationale, tout en ayant accès à la recherche expérimentale grâce au mécénat. En reconstituant l'histoire tumultueuse de l'avant-garde musicale sous Franco, ce livre offre un nouvel éclairage sur l'histoire politique et culturelle de cette période.
Avant de devenir un site iconique, le Trocadéro abritait une salle de concert aux dimensions exceptionnelles pour Paris (4 700 places). Intégré au programme architectural de l'Exposition universelle de 1878, ce lieu accueille ? dès son inauguration et durant cinq mois ? l'un des premiers festivals en France dans le sens moderne du terme. Plus de cent auditions s'y succèdent pour présenter les différentes facettes de l'art musical français et étranger : pratiques professionnelles et amateurs, compositions contemporaines ou plus anciennes, choeurs et orchestres monstres ou formations de chambre. La musique ne sert plus seulement à embellir les cérémonies protocolaires. Il s'agit, bien au contraire, de l'exposer, en suivant l'exemple des beaux-arts. Comment se forme ce projet ? Et que nous raconte-t-il de l'époque qui le voit naître ? En s'appuyant sur un événement jusqu'alors peu étudié, ce livre revisite l'histoire du concert et y pose un nouveau jalon.
Bodenstein Felicity ; Oswald Von margareta ; Otoiu
Comment aujourd'hui interpréter, travailler, déplacer les traces du passé colonial instituées en "collections ethnographiques" au sein des musées ? A cette question, Traces du dé/colonial au musée apporte un éclairage multisitué et plurivoque. Restituer/rapatrier, exposer/représenter, acquérir/s'approprier, imaginer/ performer ces oeuvres et artefacts collectés en contexte colonial sont les problématiques qui traversent ce livre collectif. Articles inédits, traductions et entretiens visent à rendre accessibles aux personnels des musées, aux étudiants et étudiantes comme au public francophones les pensées tissées et débattues à cet égard dans d'autres contextes culturels. Un glossaire, édité par Marion Bertin et Martin Hullebroeck, complète l'ouvrage, dépliant les notions clefs de ce champ de recherche.