Sous le nom peu connu de « chopines » se cachent ces étranges chaussures à plateforme en liège, ancêtres des modèles nés dans les années 1930 et qui font encore régulièrement leur apparition aux pieds des femmes. Portées, dans la péninsule Ibérique, entre le XIIIe et la fin du XVIIe siècle, elles appartiennent à une mode au long cours, profondément ancrée dans la tradition espagnole. Saga Esedín Rojo explore ici leur version féminine sous tous les angles, à travers des sources textuelles, iconographiques et archéologiques, laissant apparents les cheminements du chercheur. Au-delà de l'histoire et des caractéristiques des chopines, il s'agit aussi, à travers elles, d'étudier la place de la femme dans la société de cette période et le regard porté sur elle par les hommes. Partir sur la trace des chopines, c'est aussi, souvent, rencontrer les lieux communs de la misogynie.
Nombre de pages
192
Date de parution
11/12/2019
Poids
163g
Largeur
110mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782491382001
Titre
Sur la trace des chopines XIIIe-XVIIe siècles
Auteur
Esedin Rojo Saga
Editeur
HORIZONS ATTENT
Largeur
110
Poids
163
Date de parution
20191211
Nombre de pages
192,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
L'arrivée au pouvoir de Franco est supposée avoir sonné le glas de la création musicale en Espagne. Celle-ci aurait repris vie, sous le manteau, grâce à une jeune génération de compositeurs dont la " résistance " au régime se serait nichée dans leur style avant-gardiste. S'appuyant sur des documents inédits, Igor Contreras Zubillaga dévoile une réalité plus complexe. Il montre que le régime franquiste a non seulement permis la mise en place d'un réseau d'institutions musicales, mais s'est de plus attaché à gagner une légitimité à l'étranger en s'appuyant sur l'avant-garde et a étroitement associé cette musique à son idéologie. De leur côté, les compositeurs ont oscillé entre revendication de leur hispanité et désir de reconnaissance internationale, tout en ayant accès à la recherche expérimentale grâce au mécénat. En reconstituant l'histoire tumultueuse de l'avant-garde musicale sous Franco, ce livre offre un nouvel éclairage sur l'histoire politique et culturelle de cette période.
Avant de devenir un site iconique, le Trocadéro abritait une salle de concert aux dimensions exceptionnelles pour Paris (4 700 places). Intégré au programme architectural de l'Exposition universelle de 1878, ce lieu accueille ? dès son inauguration et durant cinq mois ? l'un des premiers festivals en France dans le sens moderne du terme. Plus de cent auditions s'y succèdent pour présenter les différentes facettes de l'art musical français et étranger : pratiques professionnelles et amateurs, compositions contemporaines ou plus anciennes, choeurs et orchestres monstres ou formations de chambre. La musique ne sert plus seulement à embellir les cérémonies protocolaires. Il s'agit, bien au contraire, de l'exposer, en suivant l'exemple des beaux-arts. Comment se forme ce projet ? Et que nous raconte-t-il de l'époque qui le voit naître ? En s'appuyant sur un événement jusqu'alors peu étudié, ce livre revisite l'histoire du concert et y pose un nouveau jalon.
Bodenstein Felicity ; Oswald Von margareta ; Otoiu
Comment aujourd'hui interpréter, travailler, déplacer les traces du passé colonial instituées en "collections ethnographiques" au sein des musées ? A cette question, Traces du dé/colonial au musée apporte un éclairage multisitué et plurivoque. Restituer/rapatrier, exposer/représenter, acquérir/s'approprier, imaginer/ performer ces oeuvres et artefacts collectés en contexte colonial sont les problématiques qui traversent ce livre collectif. Articles inédits, traductions et entretiens visent à rendre accessibles aux personnels des musées, aux étudiants et étudiantes comme au public francophones les pensées tissées et débattues à cet égard dans d'autres contextes culturels. Un glossaire, édité par Marion Bertin et Martin Hullebroeck, complète l'ouvrage, dépliant les notions clefs de ce champ de recherche.
Aujourd'hui la "danse contemporaine" est partout. Elle rayonne sur les scènes et sous les aspects les plus divers. A ses côtés la "danse classique" semble cantonnée pour l'essentiel aux maisons d'opéra et aux cours privés. Il y a cinquante ans a` peine, le rapport de force était tout autre. Le livre de Mélanie Papin est le premier a` mettre en évidence les conditions et les mécanismes d'émergence du champ chorégraphique contemporain en France. Il reconstitue l'histoire de ce mouvement récent dans toute sa complexité. Son propos s'appuie avant tout sur les trajectoires des danseuses et des danseurs. Animés, quelles que soient leurs origines esthétiques, d'un puissant désir de modernité, ils ont lutté pour la reconnaissance de leur statut, participé aux événements de Mai 68, accueilli sur leur territoire l'influence des chorégraphes américains, diffusé leurs pratiques au plus grand nombre. Jerome Andrews, Françoise et Dominique Dupuy, Christine Gérard, Graziella Martinez, Anne-Marie Reynaud, Jacqueline Robinson, Quentin Rouillier sont autant de "forces discrètes" qui ont contribué d'une façon ou d'une autre a` l'explosion de la Nouvelle danse française, qui s'imposera au début des années 1980 avec le soutien des pouvoirs publics et dont les héritiers incarnent depuis la danse contemporaine.