Avec un rien d'amertume et une pointe de jubilation, voici les mésaventures de quelques éclopés, de quelques rescapés en quête de bonheurs précaires dans les vicissitudes de leur destin. Deux d'entre eux, Polonais survivants du ghetto et de la déportation, évoquent à demi-mot, trente ans plus tard, la solitude de qui a contemplé l'insoutenable. Un troisième, écrivain de son état, avoue qu'il lui faut bien, pour retrouver la joie de jadis, s'"enfoncer dans les ordures jusqu'aux genoux". Pour Pankowski, on l'aura compris, la vie fut et demeure une fête cruelle que la littérature, loin de tout pathos, se doit de chanter de toutes ses forces, de tous ses sens. C'est pourquoi le plus tendre et le plus scabreux, le plus tragique et le plus trivial sont ici conviés à une même et rédemptrice célébration. Où l'écriture de Pankowski, une fois de plus, fait merveille.
Nombre de pages
128
Date de parution
10/08/1993
Poids
110g
Largeur
100mm
Plus d'informations
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EAN
9782868693501
Titre
Le Thé au citron
Auteur
Pankowski Marian
Editeur
ACTES SUD
Largeur
100
Poids
110
Date de parution
19930810
Nombre de pages
128,00 €
Disponibilité
Epuisé
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C'est à des recherches un peu particulières qu'est venu se livrer en terre poméranienne l'honorable Hanz Ertmann, professeur d'histoire à l'université de Munich. Et au vieux curé qui lui donne l'hospitalité dans son presbytère, il n'a pas encore dit toute la vérité. Qu'importe : au gré de leurs conversations pleines de malice et de sagacité - et des repas où Frau Gerta, l'appétissante gouvernante, fait affleurer toutes les saveurs de la vieille Prusse - peu à peu leurs langues se délient. Surgissent alors bien des souvenirs émouvants ou tragiques - dont celui, tel un blason de honte, d'un bunker dans lequel quatre soldats allemands furent enterrés vivants et survécurent plusieurs années, alors même que la guerre avait pris fin... D'une plume élégante mais volontiers indiscrète, Marian Pankowski explore la vie intérieure de cette Poméranie enfouie sous le charnier des combats, des occupations, des épurations. En compagnie d'un vieux curé soudé à cette terre, il plonge dans toutes les barbaries, pour faire jaillir un beau roman de la fidélité.
Je suis de retour sur le littoral de la mer du Nord. Je ne suis plus qu'un client satisfait à qui on offre les fruits de la mer et des coteaux des bords du Rhin. Personne en vis-à-vis. Et si elle s'asseyait là, en face de moi, Anna ? Comme ça, tout simplement, pour bavarder. Ne rien "ressusciter", Dieu m'en garde ! Alors pour parler de quoi ? De ce qui se dessèche, s'affaisse et s'avachit comme sur le tableau des vieux pêcheurs de Grünewald. Et puisqu'on a commencé, on continue ! Sortons du néant ce qui a été. Tirons par les cheveux les arbustes de lilas couverts de cendre. Et ce faisant, regardons-nous dans les yeux comme deux retraités que nous sommes, parce que nous savons que tout est derrière nous.
Les douze dernières pièces composées par Ibsen forment un cycle qui a son mouvement et sa cohérente propres. Ibsen l'a conçu tel pour raconter un monde dont les certitudes abusives sont ébranlées et où peuvent s'exprimer les blessures secrètes d'individus révoltés contre l'oppression des apparences.Dans ce monde - qui fait toujours écho au nôtre - la vérité est une catastrophe; elle naît dans la souffrance individuelle ou le trouble social. Souffrance et trouble qui sont le bien et la matière de l'artiste au travail, figure qui domine les quatre dernières pièces du cycle.Les pièces sont proposées dame leur intégralité et dans une nouvelle traduction pour rendre à Ibsen se place parmi les grands génie dramatiques.
C'est à 51 ans que Dvorák débarque sur le sol américain. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine, mais sa «Symphonie n° 9 »en cristallise l'esprit et s'impose vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique et passionnée de cette partition en forme de voyage musical à la découverte d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare «Sérénade en ré mineur» complète l'enregistrement.
Menteuse invétérée, voleuse pathologique, arnaqueuse de génie : Marsha Sprinkle ne compte plus ses ennemis. Certains sont bien déterminés à lui faire ravaler ses bobards une bonne fois pour toutes. À commencer par sa mère et sa fille, son ex-complice lubrique Daryl et une sautillante bande d'hurluberlus, fétichistes du trampoline, tous lancés à ses trousses. Mais Marsha est intelligente, incroyablement fourbe, et celui qui l'attrapera n'est pas encore né. À priori... Sexe, crime et règlement de comptes familial : tels sont les ingrédients de cette course-poursuite rocambolesque et décadente tout droit sortie de l'esprit brillamment tordu de John Waters. Le cinéaste légendaire signe un premier roman à son image : hilarant, outrancier, déjanté et délicieusement pervers.
Au milieu de la forêt se cache un dôme mystérieux. Couverte d'aiguilles et de sable, c'est la maison de milliers de fourmis. Tant de choses se passent là-dedans ! Où vont les fourmis ? Peux-tu suivre leur chemin ...