Sortir de la série photographique. Oser une écriture visuelle allusive mais consciente du réel. S'affranchir de toute obligation d'unité de temps, de lieu, de contexte. C'est ce qu'expérimente et nous propose Hally Pancer. En piochant dans ses archives photographiques, en faisant exploser les catégories, en mélangeant images spontanées et intimes avec d'autres plus réfléchies et construites, elle nous propose des voyages multiples. Avec trois images associées selon différents critères, Hally Pancer nous invite à plonger dans une suite de « haïkus occidentaux ». Elle n'impose rien, préférant les indices, les signes, les émotions, à une narration appuyée ou à une anecdote soulignée. Hally Pancer suggère. Une oscillation, entre reportage, constructions ou divagations émotionnelles.
Nombre de pages
280
Date de parution
14/11/2019
Poids
930g
Largeur
270mm
Plus d'informations
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EAN
9782369801832
Titre
Tall Tales
Auteur
Pancer Hally
Editeur
ARNAUD BIZALION
Largeur
270
Poids
930
Date de parution
20191114
Nombre de pages
280,00 €
Disponibilité
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Quand la nuit s'étale, s'empare de Lenbourg, Bleuet enfile jupe en cuir, blouson et chaussures à hauts talons. Et elle arpente les ruelles du village... Lui, il ne peut la quitter des yeux. Il ressent une vive douleur, comme un spasme, un coup. Quelque part, au niveau de la poitrine ou du ventre, il ne sait pas bien. Qu'est-ce qu'elle a cette fille? Des larmes montent comme quand il était petit. Des larmes d'enfant.
Un avertissement perturbant qui s'impose à la conscience, la sensation que quelque chose est annoncé. Une prémonition. La vision récurrente d'une très jeune enfant courant dans les dédales d'un labyrinthe sombre ou en équilibre sur les anneaux de Saturne, sont un cheminement aux confins du réel, avec la nostalgie de la douleur de l'avant, mais aussi la peur de l'après qui fait revenir en arrière. Le travail de Cécile Menendez, inspiré d'événements survenus dans sa propre vie, nous ouvre les portes d'un univers, mystérieux, onirique. Le temps y est suspendu, le récit est flottant, entre prophétie et réalité.
Bourret Eric ; Cogne Olivier ; Spillemaecker Chant
En réponse à l'invitation du musée Dauphinois (Grenoble), animé par la découverte de nouveaux espaces, il a consacré les hivers 2015-2016 à arpenter, photographier les montagnes situées en Belledonne, Dévoluy, Oisans et Vercors, quatre massifs emblématiques de l'Isère et des Alpes. Nées de cette collaboration, ses images transcrivent cette nature remarquable.
Entre 1975 et 1995, alors que les Rencontres Internationales de la Photographie à Arles sont en pleine adolescence, Pierre-Jean AMAR, tout jeune homme côtoie les plus grands photographes du monde. Débats, stages, soirées au théâtre antique, réceptions, vernissages, .. le monde (alors petit) de la photographie se retrouve, discute, s'aime, invente, innove, ... Dans ces photographies nous retrouvons toute l'ambiance de ces fortes années, quand les Rencontres d'Arles s'appelaient RIP.
Dans les années 1990, si tant est que j'avais compris quelque chose à la photographie, je photographiais en sonnets. Vingt - six, et puis deux autres, ont traversé les ans : vingt et quelques ans, trente en comptant large. Une paroi de temps. Des images, des photographies peut - être, nées ultérieurement, par hasard plus ou moins dans le lieu d'écriture de chaque sonnet, voudraient leur ouvrir des portes vers le dehors de ce qu'ils sont. Retrouvé ces lignes dans mon journal, en date du 28 novembre 2014 : J'aimerais tant, j'ai peur que ne pas, j'aimerais tant qu'il y ait une continuité. Que tout cela ne soit qu'un seul geste, qu'une seule répétition, tendue d'un seul fil... Parfois j'ai l'impression que tout se réduit à une seule image perdue : bord de Semois, été 1982, grillant des tartines sur la braise, un foulard autour du cou... Ce fut l'apprentissage des arbres et des rivières, et d'une exaltation un peu mièvre qui continue de me jouer des tours. Serait- ce juste la perte de cela ? Tous ces mots et ces images pour reconnaître la perte de cela ? F. L.