Trois Enseignements. Entretiens d'une nonne bouddhiste sur la méditation
Palmo Tenzin ; Harman Olivia ; Mardell David
ARFUYEN
14,00 €
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EAN :9782845902336
Le thème choisi par Dominique Schnapper pour sa thèse de doctorat portait déjà sur " Traditions culturelles et sociétés industrielles " et, à l'EHESS où elle a enseigné durant toute sa carrière, sa direction d'études a porté successivement sur " l'ethnosociologie des sociétés modernes " puis " la sociologie de la citoyenneté ". Sa réflexion lui a valu d'être nommée à de nombreuses commissions nationales portant sur le multiculturalisme et sur la citoyenneté, ainsi qu'au Conseil Constitutionnel de 2001 à 2010. Parmi ses ouvrages, citons (Gallimard) : L'Epreuve du chômage (1981), Qu'est-ce que la citoyenneté ? (2000), Questionner le racisme (2000), Qu'est-ce que l'intégration ? (2007), L'Esprit démocratique des lois (2014). Elle est également l'auteur de Les Musulmans en Europe (Observatoire du Changement Social, 1992). Nul n'est donc mieux qualifié pour aborder les questions brûlantes qui se posent à la veille de l'élection présidentielle : Dans une " République aux 100 cultures ", comment conjuguer citoyenneté et diversité ? Comment éviter de sombrer dans une " République sans culture " ? Des émeutes de 2005 à la tentation terroriste, pourquoi ce malaise dans la société française ? " Ce n'est pas dans son principe, affirme D. Schnapper, que le "modèle républicain" est obsolète. La politique d'intégration par la citoyenneté et la pratique professionnelle est conforme à la vocation des sociétés démocratiques et prolonge la tradition nationale. Le débat ne devrait pas porter sur le principe, mais sur les modalités de son application. Ce sont les manquements au modèle républicain, élément de l'ensemble de la crise de la société française, qui créent l'échec partiel de la politique d'intégration et le sentiment plus général du déclin national. "
Nombre de pages
150
Date de parution
11/05/2016
Poids
154g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782845902336
Titre
Trois Enseignements. Entretiens d'une nonne bouddhiste sur la méditation
Auteur
Palmo Tenzin ; Harman Olivia ; Mardell David
Editeur
ARFUYEN
Largeur
130
Poids
154
Date de parution
20160511
Nombre de pages
150,00 €
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Krenak Ailton ; Viveiros de Castro Eduardo ; Pallo
Les peuples autochtones d'Amérique du Sud ont connu une forme de fin du monde au xvie siècle après l'invasion de leurs terres par les Européens. Dans ce petit livre Ailton Krenak, figure éminente des luttes autochtones du Brésil, se demande en quoi cet héritage ne pourrait pas fournir un regard averti pour affronter les conséquences du nouveau régime climatique de l'Anthropocène. Cette parole, véritable anthropologie inversée, se situe au lieu d'un renversement de perspectives : avec la mutation en cours des conditions du maintien de la vie sur Terre, ne serait-ce pas l'humanité organisée sur les fondements de la modernité dont il serait plus à craindre qu'elle soit démunie des facultés d'adaptation requises ? Tout compte fait, ne serait-ce pas plutôt les peuples autochtones, par leurs ancestrales stratégies de résistance, qui pourraient indiquer une voie susceptible de retarder l'avancée "du désert et de la dévastation" engendrée par le surdéveloppement technocapitaliste ...
Ce huitième ouvrage de Maître Eckhart aux Éditions Arfuyen aborde l'oeuvre latine avec un court traité, le Commentaire du Notre Père, traduit ici pour la première fois. Son intérêt est double : d'une part, c'est une réflexion sur un texte fondamental et connu de tous, le Notre Père, et qui s'adresse donc à un public plus large ; d'autre part, le Commentaire mobilise l'ensemble de la culture d'Eckhart et permet de mieux comprendre ses sources, de Cassien et Augustin à Jean Chrysostome et Maxime le Confesseur. Quant à la magnifique Prière de Maître Eckhart, elle est ici publiée pour la première fois en édition bilingue (trad. Gérard Pfister) et en traduction intégrale. Le Commentaire du Notre Père apparaît dans deux manuscrits, dont le célèbre manuscrit de Cues de 1444. L'attribution du Commentaire à Eckhart est néanmoins certaine, du fait de nombreuses similitudes avec d'autres oeuvres eckhartiennes. Eckhart y fait lui-même expressément allusion dans son Commentaire sur l'évangile de Jean. Le Commentaire du Notre Père propose une méditation sur la prière chrétienne. Prier, c'est s'adresser à Dieu et lui parler. Eckhart insiste également ici sur le caractère communautaire et ecclésial de la prière. Enfin, la prière du Notre Père n'est pas seulement un modèle pour les hommes, elle est aussi et surtout la prière du Christ lui-même. Prier, c'est donc entrer dans la prière du Christ, se conformer à lui, et devenir Fils du Père. Le rapprochement entre l'oeuvre latine et l'oeuvre allemande permet ainsi de montrer que les expressions les plus audacieuses d'Eckhart trouvent en réalité leur fondement dans la tradition la plus classique. Éric Mangin, prêtre diocésain, est chargé de cours à la faculté de philosophie de l'université catholique de Lyon et membre de l'équipe de recherche sur les mystiques rhénans. Marie-Anne Vannier, professeur à la faculté de théologie de l'université de Metz, a déjà préfacé trois ouvrages d'Eckhart parus dans la même collection.
Après Maître Eckhart et Thérèse d'Avila, ce livre est le 3e de la collection "Ainsi parlait". Pourquoi Sénèque ? "Sénèque fascine ; Sénèque irrite, écrit Louis Gehres. Déjà Néron supportait mal ce trop sage précepteur ; et la postérité n'a pas fini de s'en agacer. La gloire, la richesse, le pouvoir, tout lui a été donné. Mais il se pique de ne se soucier que de sagesse." Le destin de Sénèque ne fut pourtant pas dépourvu d'épreuves : le bannissement en Corse, la mort de son fils, mais surtout le suicide en 65, sur ordre de Néron. Tacite a donné des derniers instants de Sénèque un récit dont la grandeur évoque, bien sûr, la mort de Socrate. Son oeuvre acquiert là une signature de vérité qui en change la lecture.
Dès lors que j'interroge les mots qui me sont fidèles depuis si longtemps, j'y vois le poète en guetteur du réel et de l'invisible. Il dévoile l'horizon, et les songes au-delà, en quête d'un chemin. De vigie, le voici aventurier il avance à mots comptés, découvrant son voyage en même temps qu'il l'inscrit dans la langue. La sienne. Sa ronde. Toujours ouverte, toujours recommencée... Passeur de phrases, il travaille l'espérance et la beauté - celles de chacun, en son périple journalier. Ulysse, de retour dans son île, a-t-il bien bouclé la boucle ... Jean-Claude Walter
« Tous les hommes admettent une morale rigoureuse quand il ne s'agit pas de l'appliquer. » Simone Weil est une toute jeune professeure de philosophie au lycée de Roanne quand elle écrit ses lignes. À l'issue de l'année scolaire 1933-1934, elle quitte l'enseignement pour vivre dans sa chair la condition d'ouvrière. Marxiste, elle a compris pourtant que la révolution ne suffit pas à résoudre le problème social : « Le mot de révolution est un mot pour lequel on tue, pour lequel on meurt, pour lequel on envoie les masses populaires à la mort, mais qui n'a aucun contenu. » Elle n'a pas plus confiance dans les staliniens et les trotskistes que dans les réformistes : « Toutes les absurdités qui font ressembler l'histoire à un long délire ont leur racine dans une absurdité essentielle, la nature du pouvoir. » C'est au contact le plus proche avec la réalité que l'on peut comprendre les mécanismes de l'oppression et les moyens de s'en affranchir. De même, pacifiste, il lui faudra faire la guerre d'Espagne avec les anar-chistes pour se donner le droit de parler de la paix. Poussant au plus loin cette expérience de la compréhension des autres et de la compassion, la jeune agnostique révoltée en vient à se rapprocher du christianisme. « Nous vivons une époque privée d'avenir, observe-t-elle. L'attente de ce qui viendra n'est plus espérance, mais angoisse. » Après sa mort paraîtront les textes incandescents de la Pesanteur et la Grâce et L'Attente de Dieu qui révèleront en cette infatigable militante l'une des grandes spirituelles de son siècle.