Critique de la pensée dualiste et art contemporain
Paliard Pierre
L'HARMATTAN
28,50 €
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EAN :9782343210414
La modernité occidentale s'est construite sur une série d'oppositions l'autorisant à imposer ses fins destructrices tant à une nature devenue muette qu'aux autres peuples exclus du grand mouvement de l'histoire. Le présent essai rappelle l'origine des principales pensées dualistes ayant nourri l'attitude des modernes. Il montre que celles-ci ne sont pas aussi tranchées qu'on peut le croire et que, depuis le XIXe siècle jusqu'à la période contemporaine, la philosophie, l'anthropologie et les sciences exactes ont largement mis en cause les théories dualistes. L'histoire de l'art permet de suivre ce débat en examinant la manière dont théoriciens et artistes ont pensé l'ceuvre au cours des siècles en questionnant les notions d'hylémorphisme et de geste. L'analyse se porte alors sur deux réalités actuelles qui se croisent et nourrissent les pratiques artistiques : la numérisation générale du monde et la nouvelle intelligence d'une matière devenant information. Dans ces champs nouveaux, toute approche dualiste tend à devenir caduque laissant place à une pensée du devenir rejetant toute idée de modèle.
Nombre de pages
264
Date de parution
21/09/2020
Poids
329g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343210414
Titre
Critique de la pensée dualiste et art contemporain
Auteur
Paliard Pierre
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
329
Date de parution
20200921
Nombre de pages
264,00 €
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En partant de trois documents trouvés aux Archives nationales d'outre-mer d'Aix-en-Provence, non publiés à ce jour, j'ai voulu éclairer un moment clé de l'art vietnamien ; celui où, en 1924, prend naissance le projet d'une Ecole des Beaux-Arts de l'Indochine à Hanoi. Celle-ci sera considérée dans toute l'historiographie du xxe siècle comme le lieu où se sont formés les premiers artistes de la modernité vietnamienne. Pour comprendre les prémisses de cette aventure, il fallait présenter le contexte culturel colonial et la personnalité de Victor Tardieu porteur de ce projet. Il fallait ensuite approfondir les arguments échangés dans la polémique opposant les auteurs des trois textes retenus ici et en mesurer la portée en les comparant aux idées qui circulaient à la même époque en Extrême-Orient. L'ambition d'atteindre à un art national faisant la "synthèse" des apports occidentaux et extrême-orientaux nous amenait ensuite à nous interroger sur la pertinence du concept de synthèse et son usage dans le cadre colonial. Au-delà de cette interrogation, c'était aussi une invitation à réfléchir sur l'interprétation d'une modernité extra-européenne qu'il convient d'apprécier à partir de critères nouveaux. Les trois documents ayant servi de point de départ à cette enquête sont reproduits intégralement en annexe.
L'Ordre domestique veut mettre en évidence l'importance d'une inspiration rurale chez de grands artistes contemporains européens (Beuys, Goldsworthy, Nash, Gasiorowski, Pagès, Penone). En occupant une place éminente dans la production artistique des années 60 et 70, le Land Art a pu laisser croire qu'il ouvrait seul la voie d'une interrogation nouvelle sur l'espace, le territoire et la nature. Le livre de Pierre Paliard apporte un éclairage neuf soulignant l'apport du monde rural.
En partant de trois documents trouvés aux Archives nationales d'outre-mer d'Aix-en-Provence, non publiés à ce jour, j'ai voulu éclairer un moment clé de l'art vietnamien ; celui où, en 1924, prend naissance le projet d'une Ecole des Beaux-Arts de l'Indochine à Hanoi. Celle-ci sera considérée dans toute l'historiographie du XXe siècle comme le lieu où se sont formés les premiers artistes de la modernité vietnamienne. Pour comprendre les prémisses de cette aventure, il fallait présenter le contexte culturel colonial et la personnalité de Victor Tardieu porteur de ce projet. Il fallait ensuite approfondir les arguments échangés dans la polémique opposant les auteurs des trois textes retenus ici et en mesurer la portée en les comparant aux idées qui circulaient à la même époque en Extrême-Orient. L'ambition d'atteindre à un art national faisant la "synthèse" des apports occidentaux et extrême-orientaux nous amenait ensuite à nous interroger sur la pertinence du concept de synthèse et son usage dans le cadre colonial. Au-delà de cette interrogation, c'était aussi une invitation à réfléchir sur l'interprétation d'une modernité extra-européenne qu'il convient d'apprécier à partir de critères nouveaux. Les trois documents ayant servi de point de départ à cette enquête sont reproduits intégralement en annexe. (Pierre Paliard)
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